Dubai Telegraph - Foot: quand la multipropriété dévoile son côté obscur

EUR -
AED 4.252254
AFN 76.41856
ALL 92.7786
AMD 423.852818
ANG 2.072323
AOA 1062.918008
ARS 1722.738407
AUD 1.628476
AWG 2.087048
AZN 1.982468
BAM 1.955138
BBD 2.333418
BDT 142.169404
BGN 1.964159
BHD 0.437003
BIF 3459.546861
BMD 1.157863
BND 1.479078
BOB 13.457443
BRL 6.02666
BSD 1.158513
BTN 110.703432
BWP 15.599335
BYN 3.524602
BYR 22694.113519
BZD 2.33012
CAD 1.605661
CDF 2634.137899
CHF 0.939044
CLF 0.026916
CLP 1059.340864
CNY 7.804749
CNH 7.809768
COP 3629.703463
CRC 520.484444
CUC 1.157863
CUP 30.683368
CVE 110.749329
CZK 24.188448
DJF 206.313213
DKK 7.475707
DOP 68.024488
DZD 153.965651
EGP 58.10643
ERN 17.367944
ETB 187.453173
FJD 2.576535
FKP 0.855657
GBP 0.854972
GEL 3.017651
GGP 0.855657
GHS 12.736467
GIP 0.855657
GMD 85.125644
GNF 10179.520181
GTQ 8.84093
GYD 242.405825
HKD 9.083024
HNL 31.059613
HRK 7.535027
HTG 151.625682
HUF 363.905088
IDR 20660.906205
ILS 3.434534
IMP 0.855657
INR 110.795036
IQD 1516.221513
IRR 1591540.496841
ISK 142.162335
JEP 0.855657
JMD 183.567659
JOD 0.820979
JPY 184.665825
KES 149.781257
KGS 101.254933
KHR 4681.940311
KMF 492.091768
KPW 1042.076981
KRW 1630.652647
KWD 0.357525
KYD 0.965556
KZT 534.069933
LAK 26140.083574
LBP 103769.413308
LKR 384.482978
LRD 210.281543
LSL 18.73136
LTL 3.418869
LVL 0.70038
LYD 7.360904
MAD 10.762287
MDL 19.948485
MGA 4990.827295
MKD 61.504174
MMK 2431.265852
MNT 4163.850163
MOP 9.362468
MRU 46.455686
MUR 54.338492
MVR 17.889345
MWK 2010.050172
MXN 19.732416
MYR 4.691895
MZN 73.993225
NAD 18.728935
NGN 1565.685382
NIO 42.640349
NOK 10.90319
NPR 177.160667
NZD 1.964262
OMR 0.445193
PAB 1.158608
PEN 3.899812
PGK 5.121517
PHP 71.317381
PKR 321.589835
PLN 4.315876
PYG 6978.064615
QAR 4.235329
RON 5.237128
RSD 117.399175
RUB 98.413724
RWF 1700.507772
SAR 4.338034
SBD 9.300254
SCR 16.397695
SDG 696.447853
SEK 11.018283
SGD 1.479058
SHP 0.857821
SLE 28.374536
SLL 24279.805912
SOS 662.24725
SRD 43.749269
STD 23965.425031
STN 24.494033
SVC 10.138655
SYP 15054.533767
SZL 18.735598
THB 38.22174
TJS 10.688488
TMT 4.064099
TND 3.376905
TOP 2.787856
TRY 55.486183
TTD 7.851206
TWD 36.832427
TZS 3056.75585
UAH 51.83502
UGX 4310.503187
USD 1.157863
UYU 46.42428
UZS 13738.11082
VES 893.380236
VND 30313.43056
VUV 135.850289
WST 3.166166
XAF 655.805736
XAG 0.017707
XAU 0.000263
XCD 3.129182
XCG 2.088157
XDR 0.818669
XOF 655.681182
XPF 119.331742
YER 274.558252
ZAR 18.801928
ZMK 10422.154607
ZMW 21.825819
ZWL 372.831393
  • AEX

    -3.0200

    1114.8

    -0.27%

  • BEL20

    98.0000

    5762.49

    +1.73%

  • PX1

    -57.0000

    8579.6

    -0.66%

  • ISEQ

    -65.9300

    14265.96

    -0.46%

  • OSEBX

    4.3800

    2090.12

    +0.21%

  • PSI20

    -35.1700

    9219.73

    -0.38%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    544.5900

    4736.98

    +12.99%

  • N150

    -21.3700

    4339.26

    -0.49%

Foot: quand la multipropriété dévoile son côté obscur
Foot: quand la multipropriété dévoile son côté obscur / Photo: ROMEO BOETZLE - AFP

Foot: quand la multipropriété dévoile son côté obscur

Le départ de l'entraîneur de Strasbourg Liam Rosenior vers Chelsea, navire amiral du consortium BlueCo, jette une lumière crue sur la multipropriété des clubs, qui prolifère en France et en Europe mais sème la discorde chez les supporters et certains politiques.

Taille du texte:

En France, le sujet est d'autant plus épineux que la multipropriété s'engouffre dans les brèches financières du football hexagonal, devenues béantes depuis l'échec de la vente des droits TV l'an dernier.

En Ligue 1, la moitié des 18 clubs est désormais partie prenante de consortiums internationaux, et Lorient va les rejoindre.

Problème: dans la hiérarchie des clubs d'une même galaxie, les clubs français, à l'exception du PSG ou Monaco, sont souvent deuxièmes voire troisièmes, et les conséquences d'une telle place sont durement ressenties aujourd'hui par les supporters de Strasbourg, en colère de voir leur entraîneur Rosenior déplacé à mi-saison vers Chelsea. Et ce, parce que l'équipe anglaise vient de se séparer de son propre entraîneur.

"Quand vous n'êtes pas au sommet, vous êtes aussi au service de la stratégie du multipropriétaire et du consortium", explique à l'AFP Christophe Lepetit, directeur des études du Centre de droit et d'économie du sport (CDES).

- "Patrimonial" -

"La plupart des associations de supporters sont contre, parce qu'un club c'est un bien commun patrimonial, parfois contraire au capitalisme court-termiste", indique à l'AFP le député LFI Eric Coquerel, qui a présenté une proposition de loi visant à interdire en France la multipropriété des clubs. Il espère désormais amender au printemps le projet de loi sur le foot business émanant du Sénat, qui va passer devant l'Assemblée nationale.

"Si on laisse faire, la quasi-totalité du football européen pourrait finir structuré en une quinzaine de multipropriétés, et alors ce n'est plus le même sport: risques d'ententes, dégâts à l'équité sportive, chaîne de hiérarchie où le club français sera rarement leader, développe le parlementaire. Cela peut fragiliser les championnats mineurs comme le nôtre".

Chercheur au CNRS en économie du sport, Luc Arrondel rappelle l'importance de la "notion d'identité". "Les supporters considèrent être les seuls fidèles à leur club, et ce n'est pas forcément faux. Aujourd'hui, les joueurs changent énormément de clubs, les entraîneurs aussi, et désormais il y a de plus en plus de changements de propriétés."

Et les profils des investisseurs sont également en train de changer avec l'arrivée massive des "private equity" (fonds de capital investissement). "Investir dans un seul club peut être risqué avec les promotions-relégations, ils ont intérêt à diversifier leurs actifs", miser sur plusieurs clubs à la fois, revendre des joueurs ou même les clubs, ajoute l'économiste.

Une logique qui rompt avec l'économie traditionnelle du football, où de grandes fortunes, comme François Henri-Pinault à Rennes, investissaient sur le long terme en sachant qu'ils perdraient de l'argent, et recherchant plutôt des gains d'influence et de reconnaissance.

- "Retenir Panichelli" -

Les compétitions peuvent aussi être affectées. Les règles de l'UEFA vis-à-vis de la multipropriété ont contraint Crystal Palace, qualifié pour la Ligue Europa, à être relégué en Ligue Conférence pour ne pas disputer la même compétition que l'Olympique Lyonnais, club qui était dans la même galaxie, Eagle Group.

Malgré tout, Christophe Lepetit ne veut pas oublier les bienfaits de la multipropriété. Sans elle, dit-il, "Strasbourg n'aurait jamais eu accès aux joueurs qui sont aujourd'hui dans l'effectif, n'aurait pas eu la possibilité de retenir Emanuel Emegha l'été dernier (qui va rejoindre Chelsea à la fin de la saison, NDLR), et n'aurait peut-être pas pu retenir (son buteur) Joaquin Panichelli au mercato d'hiver avec le début de saison qu'il a fait (10 buts en L1)", développe le directeur des études du CDES de Limoges.

Quant au départ de Rosenior vers Chelsea, conclut-il, "personne ne l'entendra côté strasbourgeois, notamment les fans qui sont déjà très remontés contre la multipropriété, mais admettons que le FC Barcelone licencie Hansi Flick et vienne voir l'Olympique de Marseille pour recruter Roberto De Zerbi... Il pourrait tout à fait y avoir le même type de transfert".

Car in fine dans le foot professionnel, multipropriété ou pas, quand un club puissant veut débaucher un élément d'un club moins puissant, l'inéluctable arrive aussi souvent.

Y.Al-Shehhi--DT