Dubai Telegraph - Procès Péchier: des soupçons dès 2009

EUR -
AED 4.211192
AFN 74.534894
ALL 91.798294
AMD 418.583419
ANG 2.052982
AOA 1051.508635
ARS 1734.686313
AUD 1.61298
AWG 2.06403
AZN 1.9526
BAM 1.95619
BBD 2.324263
BDT 142.088317
BGN 1.930374
BHD 0.435087
BIF 3451.587861
BMD 1.146684
BND 1.469493
BOB 12.688529
BRL 5.908976
BSD 1.15403
BTN 110.738069
BWP 15.652119
BYN 3.504498
BYR 22474.997001
BZD 2.320963
CAD 1.604761
CDF 2648.838265
CHF 0.945767
CLF 0.027702
CLP 1093.84416
CNY 7.690122
CNH 7.690783
COP 3593.924023
CRC 516.202873
CUC 1.146684
CUP 30.387113
CVE 110.286979
CZK 24.326834
DJF 205.500954
DKK 7.475132
DOP 68.123576
DZD 153.519917
EGP 59.858023
ERN 17.200253
ETB 188.498165
FJD 2.569431
FKP 0.852762
GBP 0.856842
GEL 2.98718
GGP 0.852762
GHS 13.253641
GIP 0.852762
GMD 84.854456
GNF 10147.022181
GTQ 8.809756
GYD 241.438116
HKD 8.996082
HNL 30.973173
HRK 7.534514
HTG 150.830059
HUF 364.99048
IDR 20354.779172
ILS 3.486142
IMP 0.852762
INR 109.959209
IQD 1511.801284
IRR 1576202.500407
ISK 139.803249
JEP 0.852762
JMD 182.116294
JOD 0.813022
JPY 178.606852
KES 149.045502
KGS 100.277358
KHR 4672.93126
KMF 490.780837
KPW 1032.015533
KRW 1586.488226
KWD 0.354061
KYD 0.961692
KZT 513.142263
LAK 25832.007893
LBP 103332.632108
LKR 382.464534
LRD 200.219901
LSL 18.786488
LTL 3.385858
LVL 0.693617
LYD 7.329461
MAD 10.882269
MDL 20.118343
MGA 4989.994447
MKD 61.537264
MMK 2407.651041
MNT 4124.449997
MOP 9.324758
MRU 46.206208
MUR 54.650852
MVR 17.670513
MWK 2001.098795
MXN 19.762248
MYR 4.697937
MZN 73.304886
NAD 18.788044
NGN 1525.960921
NIO 42.468463
NOK 10.806425
NPR 177.18131
NZD 2.000826
OMR 0.4409
PAB 1.15403
PEN 3.871672
PGK 5.21804
PHP 71.954853
PKR 319.861345
PLN 4.363635
PYG 6828.360812
QAR 4.195236
RON 5.263736
RSD 117.372257
RUB 96.606803
RWF 1702.739336
SAR 4.244305
SBD 9.174055
SCR 15.903892
SDG 689.732465
SEK 11.282193
SGD 1.463151
SHP 0.856533
SLE 28.254038
SLL 24045.370772
SOS 659.531437
SRD 43.290166
STD 23734.033729
STN 24.504884
SVC 10.098012
SYP 14909.179425
SZL 18.785744
THB 38.252789
TJS 10.645722
TMT 4.013392
TND 3.378573
TOP 2.760939
TRY 55.814717
TTD 7.824559
TWD 36.571523
TZS 3045.508853
UAH 51.464956
UGX 4517.900364
USD 1.146684
UYU 46.42905
UZS 13605.711457
VES 969.469258
VND 29808.611456
VUV 135.660782
WST 3.145254
XAF 655.957
XAG 0.017967
XAU 0.000266
XCD 3.098969
XCG 2.079814
XDR 0.810765
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.362267
ZAR 18.723823
ZMK 10321.524262
ZMW 22.647513
ZWL 369.231626
SSP 6488.13688
MXV 2.240628
  • AEX

    5.3700

    1101.54

    +0.49%

  • BEL20

    30.9600

    5764.46

    +0.54%

  • PX1

    25.2400

    8165.96

    +0.31%

  • ISEQ

    1.4300

    14341.1

    +0.01%

  • OSEBX

    12.9500

    2136.46

    +0.61%

  • PSI20

    54.3800

    9594.14

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -60.8900

    4552.19

    -1.32%

  • N150

    17.9500

    4292.53

    +0.42%

Procès Péchier: des soupçons dès 2009
Procès Péchier: des soupçons dès 2009 / Photo: SEBASTIEN BOZON - AFP/Archives

Procès Péchier: des soupçons dès 2009

L'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, jugé à Besançon pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels, commis avant 2017, aurait-il pu être mis en cause dès 2009? La question a été examinée jeudi par la cour d'assises, où d'anciens collègues ont raconté leur désarroi face à une série noire de trois arrêts cardiaques inexpliqués.

Taille du texte:

"Dès 2009, les enquêteurs avaient tout" pour comprendre qu'un empoisonneur sévissait à Besançon, a observé Frédéric Berna, avocat d'une patiente victime en 2017 de faits similaires. Cette femme, qui a survécu, est "presque en pleurs" lorsqu'elle envisage cette perspective, a-t-il souligné.

En 2009, trois empoisonnements présumés ont eu lieu les 7 avril, 27 avril et 22 juin à la Polyclinique de Franche-Comté (PFC), un établissement où le Dr Péchier a exercé de janvier à juin de la même année. Il est ensuite retourné travailler à la clinique Saint-Vincent, où les 27 autres victimes ont été recensées.

Ces trois accidents graves étaient extrêmement surprenants, ont raconté à la barre des médecins qui y ont été confrontés. "Depuis 1985, date de mon installation, c'était le premier arrêt cardiaque que je voyais" en début d'anesthésie, a témoigné l'anesthésiste Jacques Pignard, qui a dû gérer le premier cas.

Après le deuxième, "on se disait, il y a un truc qui ne va pas", s'est rappelé Lydie Steinmetz, la chirurgienne qui devait opérer le patient.

Après le troisième cas, le Dr Pignard, suspectant une malveillance, fait saisir et analyser la poche de perfusion de la patiente. Celle-ci contient "une quantité tout à fait anormale de potassium" et de "l'adrénaline à des doses faramineuses".

Une enquête est ouverte par le parquet de Besançon. Le nom de Frédéric Péchier y apparaît, mais comme il n'était pas physiquement présent à la Polyclinique lors de deux des trois accidents cardiaques, il n'est pas mis en cause. L'enquête sera classée sans suite en 2012, pour cause "d'auteur inconnu".

À l'époque, personne ne pense possible d'introduire des produits dans une poche en amont d'une intervention. Mais après de nouveaux arrêts cardiaques suspects, en 2017 à la clinique Saint-Vincent, les policiers rouvrent l'enquête et estiment que le Dr Péchier a pu sévir dès 2009 à la PFC, en empoisonnant les poches de perfusion avant les opérations chirurgicales.

Une thèse que l'avocat de l'accusé, Me Randall Schwerdorffer, s'est évertué à contrer.

Il a ainsi soutenu que son client n'aurait pas pu empoisonner les poches de perfusion sans que cela se remarque: "si on fait un trou dedans pour introduire du produit, l'air passe et elle n'est plus sous vide, ça se voit", or "personne n'avait rien remarqué d'anormal", selon lui.

Et il s'est par ailleurs étonné qu'une infirmière de la PFC, qui a témoigné jeudi, ait été mise hors de cause car absente lors de certains des incidents, alors que ce motif n'a pas été retenu en faveur de son client. "Quand vous n'êtes pas là, vous ne pouvez pas être soupçonnée, et (...) quand Frédéric n'est pas là, il peut être soupçonné", a-t-il résumé en s'adressant à la soignante.

Frédéric Péchier, 53 ans, est le seul praticien ayant travaillé dans les deux établissements concernés par le dossier, aux dates des faits présumés. L'accusé, qui a toujours affirmé son innocence, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 19 décembre.

H.El-Hassany--DT