Dubai Telegraph - Energie: essor rapide des renouvelables, la demande de pétrole se stabilise "vers 2030", selon l'AIE

EUR -
AED 4.212777
AFN 72.835586
ALL 94.512843
AMD 422.248264
ANG 2.053494
AOA 1052.895931
ARS 1680.790338
AUD 1.635257
AWG 2.067368
AZN 1.95436
BAM 1.956354
BBD 2.309354
BDT 140.73988
BGN 1.939347
BHD 0.432422
BIF 3423.630825
BMD 1.146945
BND 1.480319
BOB 7.92328
BRL 5.90941
BSD 1.146625
BTN 108.087801
BWP 15.582008
BYN 3.185903
BYR 22480.122
BZD 2.305963
CAD 1.623185
CDF 2615.035015
CHF 0.925648
CLF 0.026299
CLP 1035.072439
CNY 7.764364
CNH 7.780559
COP 3960.034063
CRC 520.14739
CUC 1.146945
CUP 30.394043
CVE 110.569964
CZK 24.190336
DJF 203.835517
DKK 7.474072
DOP 66.986043
DZD 152.939427
EGP 57.331754
ERN 17.204175
ETB 181.647461
FJD 2.564
FKP 0.866759
GBP 0.866531
GEL 3.039852
GGP 0.866759
GHS 12.874504
GIP 0.866759
GMD 84.304874
GNF 10064.442782
GTQ 8.746478
GYD 239.84901
HKD 8.988436
HNL 30.606273
HRK 7.533254
HTG 149.77244
HUF 351.906109
IDR 20445.785654
ILS 3.394682
IMP 0.866759
INR 108.1919
IQD 1502.49795
IRR 1577049.375404
ISK 143.976448
JEP 0.866759
JMD 181.171337
JOD 0.813229
JPY 185.008009
KES 148.419043
KGS 100.300781
KHR 4599.249852
KMF 492.617229
KPW 1032.250901
KRW 1752.130969
KWD 0.353179
KYD 0.955446
KZT 559.543917
LAK 25295.872375
LBP 102708.92515
LKR 382.668433
LRD 208.916469
LSL 18.815678
LTL 3.386631
LVL 0.693776
LYD 7.311819
MAD 10.580612
MDL 20.248208
MGA 4817.169398
MKD 61.628611
MMK 2407.987936
MNT 4106.547494
MOP 9.256923
MRU 45.947051
MUR 54.881752
MVR 17.720734
MWK 1992.243861
MXN 19.872547
MYR 4.745948
MZN 73.301688
NAD 18.814173
NGN 1560.350288
NIO 41.990088
NOK 11.102662
NPR 172.945006
NZD 1.997675
OMR 0.441554
PAB 1.14663
PEN 3.881306
PGK 5.032508
PHP 69.638491
PKR 319.223511
PLN 4.259467
PYG 7041.056554
QAR 4.175458
RON 5.239364
RSD 117.183799
RUB 83.845404
RWF 1679.12748
SAR 4.299026
SBD 9.24601
SCR 15.693948
SDG 688.744688
SEK 10.98638
SGD 1.482316
SHP 0.85631
SLE 28.387314
SLL 24050.86738
SOS 655.483268
SRD 42.898615
STD 23739.445827
STN 24.544623
SVC 10.032843
SYP 126.774237
SZL 18.814083
THB 37.723444
TJS 10.63456
TMT 4.014308
TND 3.339618
TOP 2.761569
TRY 53.262066
TTD 7.775237
TWD 36.375404
TZS 3017.595134
UAH 51.508996
UGX 4173.182519
USD 1.146945
UYU 45.84299
UZS 13769.075108
VES 695.774297
VND 30176.12295
VUV 135.491976
WST 3.156157
XAF 656.142926
XAG 0.017685
XAU 0.000276
XCD 3.099677
XCG 2.066386
XDR 0.807102
XOF 648.024305
XPF 119.331742
YER 273.665193
ZAR 18.876464
ZMK 10323.885445
ZMW 20.552914
ZWL 369.315822
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Energie: essor rapide des renouvelables, la demande de pétrole se stabilise "vers 2030", selon l'AIE
Energie: essor rapide des renouvelables, la demande de pétrole se stabilise "vers 2030", selon l'AIE / Photo: CHRISTOPHE SIMON - AFP/Archives

Energie: essor rapide des renouvelables, la demande de pétrole se stabilise "vers 2030", selon l'AIE

Les renouvelables se déploient au niveau mondial plus vite que les énergies fossiles, malgré le changement de politique aux Etats-Unis, indique mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui, dans son scénario médian, voit la demande de pétrole "se stabiliser vers 2030".

Taille du texte:

Les renouvelables, tirées par l'électricité solaire, voient leur demande croître "plus rapidement que toute autre source majeure d'énergie, dans tous les scénarios" présentés par l'AIE dans son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales (WEO 2025).

Dans ce rapport très attendu, publié au moment où se tient la conférence de l'ONU sur le climat COP30 à Belem, l'AIE présente trois scénarios sur le futur de l'énergie: l'un basé sur les politiques actuelles des pays, déclinant une vision "prudente" du rythme de la transition énergétique; un autre incluant les mesures à adopter pour atteindre la neutralité carbone en 2050, et un scénario médian incluant les mesures déjà annoncées par les Etats.

Dans ce dernier, les Etats-Unis - du fait des changements de politiques annoncés - ont en 2035 35% de capacités renouvelables en moins par rapport aux prévisions de 2024, "mais au niveau mondial les renouvelables poursuivent leur expansion rapide".

La Chine en reste le premier marché - et premier fabricant - assurant 45 à 60% du déploiement ces dix prochaines années, dans tous les scénarios.

Sur le partage des énergies, les chemins en revanche divergent: dans le scénario médian, la demande de charbon atteint un pic et le pétrole se stabilise "aux environs de 2030". En revanche, le gaz continue à croître au cours des années 2030 contrairement aux précédentes prévisions, du fait de la nouvelle politique américaine et de prix plus bas.

Il y a deux ans, l'AIE avait évoqué un pic de la demande de tous les fossiles (pétrole, charbon, gaz) dès cette décennie.

Dans le scénario basé sur les politiques actuelles - le plus conservateur -, la demande de charbon commence à se replier avant la fin de cette décennie mais celle de pétrole et de gaz continue à croître jusqu'en 2050.

L'AIE ressuscite ainsi ce scénario, abandonné en 2020 dans un contexte d'élan global de la transition énergétique.

Son retour est abondamment commenté par les défenseurs du climat dont certains y voient le signe d'une "pression" américaine sur l'AIE. "En résumé, l'AIE régresse", a commenté Stephan Singer, du réseau CAN International.

Pour Rachel Cleetus, de l'Union of Concerned Scientists, interrogée à Belem, ce scenario "n'est pas représentatif de la réalité de l'accélération (de la transition) dans le monde, ses motivations sont politiques".

Du point de vue de l'AIE, ces scenarios multiples tirent les conséquences de changements de politiques et d'incertitudes économiques, réflétant aussi des "visions des gouvernements concernant l'avenir de l'énergie" qui "divergent largement", a indiqué le directeur de l'agence Fatih Birol à la presse.

- "Deux sujets critiques" -

Agence de l'OCDE, l'AIE est aujourd'hui dans le collimateur de la pro-pétrole et climatosceptique administration Trump.

"Nous réformerons le fonctionnement de l'AIE ou nous nous retirerons", avait averti en juillet le secrétaire américain à l'Energie Chris Wright.

L'institution, créée en 1974 pour aider les pays riches à affronter le choc pétrolier, a produit depuis les années 2020 des scénarios décrivant un déclin des énergies fossiles et modélisé le chemin à suivre pour atteindre la neutralité carbone, condition pour endiguer le réchauffement.

Le rapport, qui appelle à la coopération et reconnaît la préoccupation des gouvernements d'assurer la sécurité énergétique, aborde de nombreux enjeux: boom de la demande d'énergie et notamment d'électricité, tirée par la climatisation, les centres de données et les véhicules propres, et aussi les défis de l'approvisionnement en métaux critiques.

Et surtout, sur "deux sujets critiques, le monde est en-deça des objectifs qu'il s'est fixés, insiste-t-il: l'accès universel à l'énergie et le changement climatique".

Les trois scénarios entraîneront le monde au-delà de 1,5°C de réchauffement, et même à presque 3°C d'ici 2100 pour le moins ambitieux. Seul le scénario "neutralité carbone" permettrait, à plus long terme, de revenir sous ce seuil de 1,5°C, souligne l'AIE, qui relève que 2024 a été l'année la plus chaude enregistrée.

Dans ce scenario, synonyme de forte adoption des énergies bas carbone, il n'y aurait "pas besoin, dans l'ensemble, (d'investissements) dans de nouveaux champs conventionnels" pour satisfaire la demande en pétrole et gaz, a indiqué Tim Gould, chef économiste Energie de l'AIE.

H.El-Hassany--DT