Dubai Telegraph - A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille

EUR -
AED 4.204786
AFN 72.131522
ALL 95.999785
AMD 432.40092
ANG 2.049533
AOA 1049.907549
ARS 1600.516512
AUD 1.633909
AWG 2.060887
AZN 1.943184
BAM 1.955796
BBD 2.309895
BDT 140.729685
BGN 1.957052
BHD 0.433001
BIF 3404.692377
BMD 1.144937
BND 1.467597
BOB 7.924982
BRL 6.10469
BSD 1.146897
BTN 105.862225
BWP 15.628033
BYN 3.393492
BYR 22440.773758
BZD 2.306495
CAD 1.569761
CDF 2584.123556
CHF 0.90381
CLF 0.026697
CLP 1054.13247
CNY 7.896174
CNH 7.904373
COP 4228.895119
CRC 539.601148
CUC 1.144937
CUP 30.340842
CVE 110.265235
CZK 24.466209
DJF 204.229543
DKK 7.471896
DOP 70.46015
DZD 153.144657
EGP 60.431974
ERN 17.174062
ETB 179.018681
FJD 2.551715
FKP 0.860737
GBP 0.863673
GEL 3.12551
GGP 0.860737
GHS 12.454972
GIP 0.860737
GMD 84.152708
GNF 10054.767863
GTQ 8.795019
GYD 239.939463
HKD 8.963452
HNL 30.358065
HRK 7.534712
HTG 150.375066
HUF 392.446831
IDR 19449.052236
ILS 3.600072
IMP 0.860737
INR 105.821702
IQD 1502.403197
IRR 1513292.432889
ISK 144.20515
JEP 0.860737
JMD 179.950383
JOD 0.811718
JPY 182.703386
KES 148.337757
KGS 100.124438
KHR 4598.96962
KMF 493.468258
KPW 1030.44363
KRW 1715.448554
KWD 0.351988
KYD 0.955702
KZT 561.461195
LAK 24574.94498
LBP 102700.170069
LKR 356.927642
LRD 209.870447
LSL 19.262157
LTL 3.380703
LVL 0.692561
LYD 7.317984
MAD 10.801676
MDL 20.006955
MGA 4762.010134
MKD 61.639593
MMK 2403.69357
MNT 4086.255615
MOP 9.24532
MRU 45.885897
MUR 53.251062
MVR 17.689468
MWK 1988.604232
MXN 20.439555
MYR 4.503092
MZN 73.172957
NAD 19.262241
NGN 1589.046972
NIO 42.20009
NOK 11.164686
NPR 169.37936
NZD 1.970105
OMR 0.443929
PAB 1.146797
PEN 3.954991
PGK 5.014989
PHP 68.684226
PKR 320.228483
PLN 4.271887
PYG 7398.983435
QAR 4.169009
RON 5.095425
RSD 117.37025
RUB 92.411407
RWF 1673.603562
SAR 4.29649
SBD 9.218713
SCR 17.510961
SDG 688.107329
SEK 10.803727
SGD 1.467125
SHP 0.859
SLE 28.107741
SLL 24008.777972
SOS 654.301392
SRD 42.990121
STD 23697.893319
STN 24.499945
SVC 10.035021
SYP 126.544188
SZL 19.255957
THB 37.130895
TJS 10.992623
TMT 4.007281
TND 3.391707
TOP 2.756734
TRY 50.576236
TTD 7.778017
TWD 36.716884
TZS 2982.257478
UAH 50.575008
UGX 4311.990346
USD 1.144937
UYU 46.070098
UZS 13847.908522
VES 506.869099
VND 30103.267553
VUV 135.392596
WST 3.13165
XAF 655.958396
XAG 0.014405
XAU 0.000229
XCD 3.094251
XCG 2.066904
XDR 0.815802
XOF 655.955531
XPF 119.331742
YER 273.125117
ZAR 19.293513
ZMK 10305.812598
ZMW 22.32295
ZWL 368.669387
  • AEX

    1.0000

    1001.66

    +0.1%

  • BEL20

    -39.6500

    5109.48

    -0.77%

  • PX1

    -72.6600

    7911.53

    -0.91%

  • ISEQ

    -73.5600

    12393.71

    -0.59%

  • OSEBX

    8.3300

    1945.95

    +0.43%

  • PSI20

    -8.2400

    9143.72

    -0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    -19.3400

    3848.26

    -0.5%

A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille
A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille / Photo: Ludovic MARIN - AFP

A la COP30, le front contre les énergies fossiles se réveille

Le sommet de dirigeants mondiaux sur le climat se poursuit vendredi à Belem, au Brésil, après une première journée marquée par des discours crus sur l'échec à freiner le réchauffement mais offensifs pour l'avenir, y compris contre l'industrie pétrolière.

Taille du texte:

Des dizaines de ministres et quelques chefs d'Etat et de gouvernement, dont ceux d'Espagne, d'Allemagne et de Namibie, défileront encore à la tribune. Puis s'ouvriront lundi deux semaines de très lourdes négociations annuelles de la conférence de l'ONU à Belem - la première COP en Amazonie.

Forcés de réconcilier leurs discours avec le fait que les 11 dernières années sont les 11 plus chaudes jamais mesurées, et face aux terribles bilans des ouragans et canicules, l'ONU et des chefs d'Etat et de gouvernement ont dû jeudi se rendre à l'évidence, à l'ouverture de la COP30.

Ils ont admis que le monde ne réussirait pas à se maintenir sous 1,5°C de réchauffement, la limite la plus ambitieuse inscrite dans l'accord de Paris il y a dix ans, mais sans se résigner à 2°C, l'autre limite négociée alors.

L'atmosphère de crise, renforcée par l'absence des dirigeants des plus gros pollueurs, à commencer par le président américain Donald Trump, est néanmoins propice aux injonctions à la remobilisation.

Deux ans après l'adoption inédite à Dubaï d'un engagement général à sortir progressivement des énergies fossiles, certains pays refusent que le monde se détourne du problème climatique.

Ils ont applaudi une phrase de l'hôte de cette COP, Luiz Inacio Lula da Silva, qui dans son discours d'ouverture a appelé à une "feuille de route" pour "surmonter la dépendance aux combustibles fossiles".

- "Gaz fossiles toxiques" -

Parmi ces pays figurent des Européens et de nombreuses petites îles dont l'avenir est hypothéqué par l'intensification des cyclones et la montée des océans.

Le Premier ministre d'Antigua-et-Barbuda, dans les Caraïbes, Gaston Browne, a tempêté contre "les grands pollueurs (qui) continuent de détruire délibérément nos environnements marins et terrestres avec leurs gaz fossiles toxiques".

La sortie du pétrole revient chez de nombreux Européens. Malgré leurs récentes divisions, ils se targuent de réduire depuis plus de trois décennies leurs émissions de gaz à effet de serre et de viser -90% d'ici 2040.

Chaque pays doit "élaborer sa stratégie pour éliminer progressivement les combustibles fossiles", a appelé le président français Emmanuel Macron.

- "Pas facile" -

La "feuille de route" de Lula sur les énergies fossiles est interprétée comme "un signal clair des priorités du Brésil pour la COP30", selon Katrine Petersen, du centre de réflexion E3G.

"Pas forcément dans les négociations officielles, mais dans l'agenda d'actions" volontaires qui les accompagne, dit à l'AFP Marta Salomon, du centre de réflexion brésilien Instituto Talanoa.

Mais le pays hôte du sommet se débat, comme d'autres, avec ses propres contradictions: le Brésil vient de se lancer dans l'exploration pétrolière au large de l'Amazonie, au grand dam des écologistes.

Mardi lors d'un entretien à des agences de presse, dont l'AFP, le président brésilien avait lancé: "Nous voulons également proposer une voie pour réduire l'utilisation des combustibles fossiles". Mais il avait ajouté: "Ce n'est pas facile".

Les paroles de Lula indiquent un intérêt à "pousser politiquement" le sujet à la COP, mais cela ne signifie pas qu'il faille s'attendre à un consensus entre les 200 pays, a prévenu jeudi une source diplomatique brésilienne.

- "Langage d'amour" -

Les chances d'une décision formelle hostile aux énergies fossiles sont en effet perçues comme quasi-nulles à Belem, le consensus étant obligatoire.

Mais la COP30 va donner une place centrale aux engagements volontaires des pays, ce qui pourrait aussi donner des annonces autour du méthane, ingrédient principal du gaz fossile qui s'échappe facilement des gazoducs et installations gazières.

Un "frein d'urgence" sur les fuites de méthane doit être actionné, a plaidé Mia Mottley, Première ministre des Barbades. "Ce serait gagnant-gagnant car cela parle le langage d'amour du secteur pétrogazier tout en parlant le langage d'amour de ceux d'entre nous qui veulent sauver la planète".

burs-ico/tmo/lpa

C.Akbar--DT