Dubai Telegraph - Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès

EUR -
AED 4.191534
AFN 73.045296
ALL 93.794042
AMD 418.994907
ANG 2.043442
AOA 1047.18085
ARS 1702.858255
AUD 1.644237
AWG 2.057249
AZN 1.930334
BAM 1.956693
BBD 2.303962
BDT 140.984347
BGN 1.929854
BHD 0.431299
BIF 3404.313438
BMD 1.141331
BND 1.477487
BOB 7.902385
BRL 5.903763
BSD 1.143927
BTN 108.578081
BWP 15.450187
BYN 3.267434
BYR 22370.08606
BZD 2.30066
CAD 1.620126
CDF 2573.700908
CHF 0.922857
CLF 0.026875
CLP 1057.728313
CNY 7.754373
CNH 7.762916
COP 3809.374563
CRC 521.14014
CUC 1.141331
CUP 30.245269
CVE 110.314866
CZK 24.242976
DJF 203.703866
DKK 7.475324
DOP 67.551127
DZD 152.080769
EGP 55.712583
ERN 17.119964
ETB 183.502261
FJD 2.555667
FKP 0.853807
GBP 0.854686
GEL 3.018803
GGP 0.853807
GHS 13.055213
GIP 0.853807
GMD 83.887597
GNF 10032.579027
GTQ 8.72806
GYD 239.281308
HKD 8.950032
HNL 30.621244
HRK 7.534499
HTG 149.649614
HUF 355.596481
IDR 20535.282471
ILS 3.466165
IMP 0.853807
INR 108.583256
IQD 1498.497067
IRR 1569330.017018
ISK 143.602375
JEP 0.853807
JMD 180.163808
JOD 0.809234
JPY 185.279034
KES 147.51677
KGS 99.809601
KHR 4595.157695
KMF 491.913345
KPW 1027.198229
KRW 1721.914767
KWD 0.353538
KYD 0.953239
KZT 536.772046
LAK 25775.99041
LBP 102437.300287
LKR 382.988157
LRD 207.964007
LSL 18.580343
LTL 3.370053
LVL 0.69038
LYD 7.337381
MAD 10.696676
MDL 20.127451
MGA 4850.298747
MKD 61.659096
MMK 2396.130641
MNT 4092.362105
MOP 9.239998
MRU 45.650636
MUR 53.733972
MVR 17.644832
MWK 1983.139888
MXN 19.971385
MYR 4.654002
MZN 72.942327
NAD 18.580425
NGN 1566.739825
NIO 41.909821
NOK 11.173915
NPR 173.726814
NZD 2.003127
OMR 0.438839
PAB 1.143932
PEN 3.888809
PGK 5.027339
PHP 70.228403
PKR 318.038924
PLN 4.301904
PYG 6964.209084
QAR 4.170285
RON 5.234255
RSD 117.350515
RUB 87.312208
RWF 1676.394509
SAR 4.25632
SBD 9.241697
SCR 14.900406
SDG 685.359841
SEK 11.054999
SGD 1.47493
SHP 0.852119
SLE 27.819969
SLL 23933.142939
SOS 653.701223
SRD 42.899172
STD 23623.245736
STN 24.511402
SVC 10.009612
SYP 126.153701
SZL 18.569882
THB 38.082835
TJS 10.57528
TMT 4.006072
TND 3.383459
TOP 2.748051
TRY 53.480141
TTD 7.763645
TWD 36.512344
TZS 2995.988015
UAH 50.907427
UGX 4186.947674
USD 1.141331
UYU 46.040812
UZS 13746.394513
VES 769.356165
VND 30009.013917
VUV 137.12532
WST 3.158952
XAF 656.268031
XAG 0.018869
XAU 0.000277
XCD 3.084504
XCG 2.06155
XDR 0.81618
XOF 656.259402
XPF 119.331742
YER 270.552152
ZAR 18.568826
ZMK 10273.344849
ZMW 21.076712
ZWL 367.508091
  • AEX

    -3.4600

    1079

    -0.32%

  • BEL20

    -8.0300

    5724.43

    -0.14%

  • PX1

    -43.2500

    8436.24

    -0.51%

  • ISEQ

    0.0000

    13960.76

    0%

  • OSEBX

    7.7500

    1945.97

    +0.4%

  • PSI20

    32.2600

    9249.11

    +0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -19.9200

    4217.93

    -0.47%

Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès
Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès / Photo: MYCHELE DANIAU - AFP

Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès

Hausse de la mortalité infantile, santé mentale dégradée chez les futures ou jeunes mères... Malgré des progrès sur certains indicateurs comme le tabagisme, la santé périnatale reste confrontée à des "défis persistants" en France.

Taille du texte:

L'agence Santé publique France publie mercredi une nouvelle photographie de l'évolution, de 2014 à 2024, d'une centaine d’indicateurs concernant la santé périnatale -la santé de la femme enceinte, puis mère, et du nourrisson-, à partir de multiples données (registres de populations, données du système de santé, enquêtes nationales...).

Elle montre des contrastes marqués dans le temps et dans l'espace, avec, pour la première fois, un éclairage poussé sur la santé mentale.

S'il y a des "progrès réels", comme une baisse de la prématurité ou du tabagisme pendant la grossesse, d'autres signaux sont "préoccupants": hausse de la mortalité infantile, inégalités territoriales, dégradation de la santé avant la grossesse, besoins de prévention mal satisfaits...

Or "tous les événements pendant la grossesse et le post-partum vont avoir un retentissement" aux diverses étapes de la vie sur l'enfant, sa mère et son partenaire, a souligné lors d'une conférence de presse Michel Vernay, directeur de la Direction des maladies non transmissibles et traumatismes.

En France, où le nombre de naissances recule, l'âge de la mère à l'accouchement augmente (31,1 ans en moyenne).

Cela s'accompagne d'"une détérioration de la santé des femmes avant la grossesse: surpoids/obésité (38 %), diabète préexistant (1%) et hypertension artérielle chronique (1,63 %), des facteurs qui favorisent la hausse du diabète gestationnel (15%, contre 7,5% en 2012) et augmentent les risques de complications", a résumé l'agence sanitaire.

Et la mortalité infantile, portée par une hausse des décès de nouveau-nés entre la naissance et leur 27e jours, ne cesse de progresser.

Avec 4,08 décès pour 1.000 naissances vivantes en 2024 -soit une augmentation en moyenne de 1% par an entre 2014 et 2024-, la France se situe au 21e rang européen sur 27, loin des meilleurs élèves tels la Suède, la Finlande ou l'Espagne.

Et, sur son territoire, les disparités régionales sont fortes, avec une situation particulièrement inquiétante Outremer, Mayotte en tête. Pour la mortalité entre 0 et 1 an de vie, les DROM ont ainsi des taux 1,4 à 2,6 fois supérieurs à la moyenne nationale.

Si des affections périnatales et des anomalies congénitales peuvent expliquer en partie cette mortalité infantile en France, les causes sont "manquantes" dans environ 10% des cas, "une part non négligeable" et en augmentation depuis 2020, a relevé Elodie Lebreton, chargée d'études scientifiques.

- Une prévention insuffisante -

Autre domaine d'alerte: la santé mentale des femmes, dans une période de plus grande vulnérabilité.

Deux mois après l'accouchement, 17% des femmes (environ 1 femme sur 6) souffrent de symptômes dépressifs, 27% de symptômes d’anxiété (environ 1 femme sur 4) et 5,5 % (environ 1 femme sur 20) ont des idées suicidaires, a ainsi estimé Santé publique France.

Là encore, les disparités territoriales sont marquées, avec notamment près de 30% des femmes ayant accouché en Guadeloupe présentant des symptômes dépressifs, 21,7% en Centre-Val-de-Loire, 20,5% en PACA et 19,3% en Ile-de-France.

"Les profils les plus à risque" associent des facteurs socio-économiques (manque de soutien des proches, difficultés à communiquer avec les soignants...), psychiatriques (antécédents de troubles, etc) et obstétricaux, notamment un accouchement par voie basse instrumentale, a précisé Michel Vernay.

Près de 200.000 femmes pourraient ainsi être concernées chaque année par des symptômes de dépression, de l’anxiété ou des idées suicidaires à cet horizon. Complications obstétricales, difficultés à forger le lien mère-bébé, risques accrus de troubles du développement chez l’enfant peuvent en découler.

La prévention, elle, reste insuffisante.

Les entretiens prénatal et postnatal précoces, obligatoires depuis 2020 et 2022 respectivement, n'ont ainsi bénéficié qu'à 62% des femmes pour les premiers et 25% pour les seconds.

Et près des trois quarts des femmes s'étant déclarées en difficultés psychologiques pendant leur grossesse, plus souvent avec des pathologies liées (diabète gestationnel, hypertension, anémie...), n’ont pas bénéficié de soins en santé mentale avant l'accouchement.

Santé publique France appelle à renforcer la prévention, à approfondir les recherches sur les causes de la hausse de la mortalité infantile, à mobiliser face aux risques liés à l’augmentation de l’âge maternel et à la détérioration de la santé préconceptionnelle.

Mardi, le gouvernement a présenté les premières recommandations d'une mission sur la périnatalité, dont la création aussi vite que possible d'une "instance nationale de la périnatalité, rassemblant l’ensemble des professionnels, usagers et administrations concernés".

Y.Al-Shehhi--DT