Dubai Telegraph - A Chambord, des jardins fragilisés par la sécheresse et à réinventer

EUR -
AED 4.261874
AFN 76.591666
ALL 92.597073
AMD 422.181196
ANG 2.077013
AOA 1064.163357
ARS 1734.900176
AUD 1.6399
AWG 2.08887
AZN 1.968325
BAM 1.955738
BBD 2.337576
BDT 141.825516
BGN 1.968604
BHD 0.437677
BIF 3469.045487
BMD 1.160483
BND 1.481453
BOB 13.410287
BRL 6.038114
BSD 1.160638
BTN 111.077095
BWP 15.675504
BYN 3.530188
BYR 22745.472905
BZD 2.334176
CAD 1.609898
CDF 2634.297369
CHF 0.940067
CLF 0.027307
CLP 1074.735107
CNY 7.825483
CNH 7.820677
COP 3603.149819
CRC 519.372391
CUC 1.160483
CUP 30.752808
CVE 110.260089
CZK 24.162017
DJF 206.669014
DKK 7.47563
DOP 68.187844
DZD 154.209695
EGP 58.836927
ERN 17.40725
ETB 189.575523
FJD 2.563569
FKP 0.856895
GBP 0.85603
GEL 3.023118
GGP 0.856895
GHS 12.911314
GIP 0.856895
GMD 85.875942
GNF 10197.545796
GTQ 8.856529
GYD 242.817092
HKD 9.100103
HNL 31.119346
HRK 7.535363
HTG 151.805201
HUF 364.496499
IDR 20692.577927
ILS 3.465896
IMP 0.856895
INR 111.057963
IQD 1520.451931
IRR 1595171.347767
ISK 142.194446
JEP 0.856895
JMD 183.394202
JOD 0.822796
JPY 184.616066
KES 150.271402
KGS 101.484102
KHR 4692.851636
KMF 494.366236
KPW 1044.435321
KRW 1614.458562
KWD 0.358114
KYD 0.967169
KZT 536.101502
LAK 26137.610587
LBP 103931.775234
LKR 384.107856
LRD 210.65334
LSL 18.856698
LTL 3.426606
LVL 0.701965
LYD 7.386671
MAD 10.761421
MDL 20.015367
MGA 5001.73412
MKD 61.528055
MMK 2436.1399
MNT 4174.433574
MOP 9.373483
MRU 46.434532
MUR 54.519542
MVR 17.941066
MWK 2012.493021
MXN 19.770533
MYR 4.70889
MZN 74.160694
NAD 18.856698
NGN 1567.84815
NIO 42.70773
NOK 10.909938
NPR 177.727381
NZD 1.973454
OMR 0.446209
PAB 1.160638
PEN 3.908292
PGK 5.140771
PHP 71.744536
PKR 322.102717
PLN 4.324831
PYG 6981.779272
QAR 4.231366
RON 5.246782
RSD 117.389823
RUB 98.636032
RWF 1710.145934
SAR 4.359006
SBD 9.31382
SCR 15.926447
SDG 698.033885
SEK 11.037629
SGD 1.480928
SHP 0.859763
SLE 28.606131
SLL 24334.753902
SOS 663.270458
SRD 44.060118
STD 24019.661541
STN 24.498698
SVC 10.155548
SYP 15088.603907
SZL 18.86216
THB 38.373735
TJS 10.706531
TMT 4.061692
TND 3.392093
TOP 2.794165
TRY 55.630208
TTD 7.872582
TWD 37.079811
TZS 3072.641833
UAH 51.892389
UGX 4328.769893
USD 1.160483
UYU 46.518529
UZS 13695.567016
VES 895.402058
VND 30382.033336
VUV 137.187098
WST 3.151754
XAF 655.936263
XAG 0.018233
XAU 0.000266
XCD 3.136264
XCG 2.091707
XDR 0.820522
XOF 655.927785
XPF 119.331742
YER 275.183963
ZAR 18.847003
ZMK 10445.737551
ZMW 21.731845
ZWL 373.675153
  • AEX

    -1.5500

    1105.82

    -0.14%

  • BEL20

    6.9100

    5766.02

    +0.12%

  • PX1

    45.9500

    8555.16

    +0.54%

  • ISEQ

    78.8800

    14164.45

    +0.56%

  • OSEBX

    1.0400

    2082.68

    +0.05%

  • PSI20

    -15.8200

    9288.87

    -0.17%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.0500

    4771.88

    +0.74%

  • N150

    13.3300

    4313.01

    +0.31%

A Chambord, des jardins fragilisés par la sécheresse et à réinventer
A Chambord, des jardins fragilisés par la sécheresse et à réinventer / Photo: Ludovic MARIN - AFP/Archives

A Chambord, des jardins fragilisés par la sécheresse et à réinventer

Le domaine national de Chambord subit les effets d'une sécheresse d'une intensité inédite, visibles autour du célèbre château, au point de remettre durablement en question la présence de certains végétaux qui y sont plantés.

Taille du texte:

Dans le parc du château, qui a accueilli 1,22 million de visiteurs en 2025, les conséquences de la sécheresse sont partout : pelouses jaunies, voire complètement brûlées, arbustes desséchés... C'est désormais au tour des arbres de montrer des signes de faiblesse.

Frappée, comme la quasi-totalité du territoire, par une succession de vagues de chaleur et l'absence durable de pluie cet été, la nature autour du château a par endroits des couleurs d'automne.

"L'impact cette année est très, très fort: quand on commence à voir que les arbres peinent, on est vraiment à un stade élevé de stress hydrique", déclare à l'AFP Julien Billon, responsable du service des jardins de Chambord.

Des érables champêtres, des hêtres pourpres ou encore certains marronniers montrent des symptômes de stress avancé.

Non seulement les feuillages, mais aussi le système racinaire des arbres "sont désormais impactés", souligne-t-il, précisant que les végétaux aux racines peu profondes étaient jusqu'à présent les plus concernés.

Certains arbres "vont mettre deux ou trois ans à dépérir", prévoit M. Billon.

- "Année test" -

Cette canicule agit aussi comme un révélateur pour le jardin à l'anglaise créé en 2014 et pourtant pensé dès l'origine pour faire face au réchauffement climatique.

"Il y a peut-être 20 à 30% des végétaux qui étaient adaptés il y a dix ans et qui ne le sont plus aujourd'hui", estime M. Billon.

L'hiver prochain, les équipes devront dresser un inventaire précis des espèces ayant résisté et de celles condamnées à disparaître.

"C'est une grosse année test", résume-t-il.

Une adaptation indispensable, débutée il y a plusieurs années à Chambord mais aussi dans l'ensemble des châteaux de la Loire, joyaux inestimables et passages incontournables pour les touristes du monde entier, menacés par le changement climatique.

C'est le cas à Chenonceau ou encore au château d'Azay-le-Rideau, où "le parc conçu au XIXe siècle rassemble toute une variété de plantes et d'arbres qui supportent mal ces dérèglements climatiques", concédait son administrateur, Benoit Grécourt, auprès de l'AFP l'été dernier.

Un travail "sans trahir l'identité" d'origine des lieux : remplacer certaines essences de plantes par d'autres, moins gourmandes en eau, représente l'une des principales pistes.

A Chambord, certaines pratiques ont déjà été adaptées depuis plusieurs années mais vont encore être développées, comme le paillage, pratique qui consiste à recouvrir la terre autour des plantes d'une couche de matière.

- "S'habituer" -

Il a été étendu à de nombreuses zones pour limiter l'évaporation, tandis que la fauche des prairies est retardée afin de protéger les sols de la chaleur.

Les jardiniers ont aussi décidé de ne plus arroser les pelouses, malgré une dérogation liée au classement en "jardin remarquable", afin de concentrer la ressource sur les plantations récentes et les collections les plus précieuses.

Ainsi, les pelouses jaunies, voire brûlées par le soleil, sont devenues légion autour du château de François Ier, un spectacle qui pourrait devenir habituel dans les prochaines années.

"On ne peut pas arroser des zones comme ça, ce serait ridicule", estime Julien Billon, ajoutant que "les gens doivent s'habituer à voir des pelouses cramées en été".

A l'avenir, l'eau "ne doit plus être un élément prioritaire pour les jardins" de Chambord, "il faut essayer de les concevoir avec le plus petit volume d'eau possible", conclut-il.

A.Ansari--DT