Dubai Telegraph - OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer

EUR -
AED 4.375801
AFN 78.040829
ALL 96.573317
AMD 447.838113
ANG 2.132888
AOA 1092.012093
ARS 1687.730961
AUD 1.681895
AWG 2.144708
AZN 2.027049
BAM 1.957286
BBD 2.392416
BDT 145.170211
BGN 2.000977
BHD 0.449177
BIF 3514.768359
BMD 1.191505
BND 1.507344
BOB 8.225244
BRL 6.188201
BSD 1.187802
BTN 107.6833
BWP 15.653884
BYN 3.423399
BYR 23353.489619
BZD 2.388914
CAD 1.614522
CDF 2639.182703
CHF 0.91283
CLF 0.025736
CLP 1016.198884
CNY 8.248193
CNH 8.22856
COP 4376.837151
CRC 588.847044
CUC 1.191505
CUP 31.574871
CVE 110.348312
CZK 24.225134
DJF 211.520583
DKK 7.471204
DOP 74.776769
DZD 154.293807
EGP 55.832357
ERN 17.872569
ETB 185.274257
FJD 2.609637
FKP 0.875956
GBP 0.870078
GEL 3.20495
GGP 0.875956
GHS 13.071924
GIP 0.875956
GMD 87.571985
GNF 10427.960511
GTQ 9.111879
GYD 248.508664
HKD 9.312407
HNL 31.376821
HRK 7.535103
HTG 155.768257
HUF 376.806152
IDR 19991.063716
ILS 3.67269
IMP 0.875956
INR 108.038426
IQD 1556.081354
IRR 50192.1303
ISK 145.008364
JEP 0.875956
JMD 185.79105
JOD 0.844721
JPY 185.099639
KES 153.233467
KGS 104.196778
KHR 4790.63698
KMF 493.28266
KPW 1072.346493
KRW 1732.94732
KWD 0.365506
KYD 0.989851
KZT 586.605342
LAK 25527.380004
LBP 106369.854398
LKR 367.639106
LRD 220.936805
LSL 19.038254
LTL 3.518203
LVL 0.72073
LYD 7.509701
MAD 10.863547
MDL 20.175317
MGA 5214.959119
MKD 61.659559
MMK 2501.771917
MNT 4249.247942
MOP 9.56286
MRU 47.167809
MUR 54.785078
MVR 18.42084
MWK 2059.663666
MXN 20.49227
MYR 4.676063
MZN 75.970043
NAD 19.038254
NGN 1615.811596
NIO 43.713186
NOK 11.424569
NPR 172.293803
NZD 1.97085
OMR 0.458131
PAB 1.187802
PEN 3.989329
PGK 5.167923
PHP 69.654758
PKR 332.14606
PLN 4.207739
PYG 7831.945896
QAR 4.329969
RON 5.08987
RSD 117.373907
RUB 91.743957
RWF 1734.216591
SAR 4.468599
SBD 9.597424
SCR 16.26441
SDG 716.692716
SEK 10.634583
SGD 1.506884
SHP 0.893937
SLE 29.221614
SLL 24985.254258
SOS 677.614435
SRD 45.243216
STD 24661.73901
STN 24.518614
SVC 10.393891
SYP 13177.534056
SZL 19.029447
THB 37.043414
TJS 11.123998
TMT 4.170266
TND 3.431191
TOP 2.868857
TRY 51.952335
TTD 8.047109
TWD 37.588991
TZS 3078.367627
UAH 51.203673
UGX 4228.209994
USD 1.191505
UYU 45.544385
UZS 14613.972057
VES 458.479533
VND 30846.861875
VUV 142.594433
WST 3.253665
XAF 656.455371
XAG 0.014604
XAU 0.000237
XCD 3.220101
XCG 2.140725
XDR 0.81642
XOF 656.455371
XPF 119.331742
YER 283.994879
ZAR 18.948375
ZMK 10724.971239
ZMW 22.456048
ZWL 383.663986
  • AEX

    3.6800

    999.03

    +0.37%

  • BEL20

    59.0400

    5576.62

    +1.07%

  • PX1

    49.6400

    8323.28

    +0.6%

  • ISEQ

    143.5800

    13438.07

    +1.08%

  • OSEBX

    7.2600

    1823.3

    +0.4%

  • PSI20

    100.4600

    8991.17

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    46.0000

    4046.13

    +1.15%

  • N150

    42.9200

    4053.74

    +1.07%

OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer
OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer / Photo: Loic VENANCE - AFP

OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer

Ils sévissent sur des plateformes de partage de contenus sexuels comme OnlyFans ou Mym, exploitent des "modèles" parfois jeunes et pourraient désormais être plus sévèrement punis: le Sénat tente mardi de légiférer contre ces "proxénètes 2.0", rouvrant un débat délicat sur la prostitution à l'ère du numérique.

Taille du texte:

Une proposition de loi cosignée par une centaine d'élus de droite et du centre, examinée en première lecture à partir de 15H30, s'attaque à cette galaxie en plein essor mais encore peu régulée, celle du "caming".

Cette pratique, particulièrement popularisée durant la crise sanitaire via diverses plateformes comme le géant anglais OnlyFans, son concurrent français Mym ou le plus sulfureux site de petites annonces libertines Sexemodel, consiste en la vente de contenus sexuels ou pornographiques, parfois personnalisés, par abonnement.

Mais derrière ces photos, vidéos ou "shows" érotiques qui offrent parfois un complément de salaire apprécié des créateurs de contenu, se cache aussi tout un écosystème commercial.

Fleurissent ainsi divers "managers" ou "agents", des intermédiaires chargés, contre rétribution, de développer l'activité de ces "modèles", leur promettant promotion et visibilité, quitte à embaucher des "tchatteurs" pour gérer les conversations privées avec leurs abonnés.

Quelque 30% des créateurs de contenu seraient représentés par un agent en France, tandis que ce pourcentage atteindrait 90% s'agissant d'OnlyFans aux Etats-Unis, selon le rapport du Sénat sur cette proposition de loi.

- "Piège infernal" -

"Ce qui ressemble à de l'argent facile peut devenir un piège infernal pour des modèles parfois mineures" qui se retrouvent dans certains cas "menacées, violentées ou harcelées", explique à l'AFP l'auteure de texte, la sénatrice Les Républicains Marie Mercier.

Mais face à ces dérives, légiférer s'avère en réalité assez complexe.

Faut-il s'attaquer au modèle-même de ces plateformes? Pénaliser directement les clients? Se concentrer sur ces "proxénètes 2.0", difficiles à tracer?

La réponse est d'autant plus difficile à apporter que la jurisprudence de la Cour de Cassation est sans appel: la pratique du "caming" ne relève pas de la prostitution, en l'absence de "contact physique". Il est donc périlleux de relier ces activités au proxénétisme, dont la définition dans le code pénal découle directement de celle de la prostitution.

"Pénaliser l'acheteur et réprimer le proxénétisme en ligne suppose qu'on redéfinisse la prostitution", explique la rapporteure du texte au Sénat, Lauriane Josende (Les Républicains).

Or, selon elle, cela créerait des "effets de bord" et porterait une atteinte aux libertés: "quid des strip-teases, des peep-shows, voire de la pornographie?" s'interroge la sénatrice.

A son initiative, le Sénat a donc complètement remodelé en commission le dispositif initial du texte, qui s'attaquait aux clients de ces plateformes en pénalisant directement "l'achat de contenus individualisés à caractère sexuel en ligne".

- "Occasion manquée?" -

A la place, une nouvelle infraction spécifique "d'exploitation sexuelle en ligne" serait créée, punie de jusqu'à sept ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende et aggravée dans certains cas.

Cette infraction viserait les intermédiaires lorsqu'ils "recrutent" quelqu'un en vue de lui permettre de réaliser des contenus à caractère sexuel "sur une plateforme en ligne".

Elle serait caractérisée par certaines circonstances, comme la "menace", la "contrainte", la "violence" ou "l'abus d'une situation de vulnérabilité", des critères inspirés du dispositif réprimant la traite des êtres humains. Mais la rétribution financière de l'intermédiaire, seule, ne suffirait pas à la caractériser.

Cette rédaction a été saluée par la plateforme Mym, qui a dit "l'accueillir positivement" car elle assure selon elle "une protection maximale des utilisateurs" comme des "créateurs de contenu".

Certains parlementaires et associations y voient au contraire un texte totalement dénaturé et probablement inefficace.

"C'est une occasion manquée (...). La question des acheteurs de services sexuels a complètement disparu", a regretté auprès de l'AFP Lénaig Le Fouillé, porte-parole du mouvement du Nid, qui milite de longue date en faveur de l'abolition de la prostitution.

"Cette infraction ne servira à rien", s'agace de son côté la socialiste Laurence Rossignol. "Il suffirait d'adapter les sanctions existantes au numérique", ajoute la sénatrice, qui a déposé une autre proposition de loi pour que le proxénétisme englobe "les actes sexuels non simulés", qu'ils soient "physiques ou virtuels".

Z.W.Varughese--DT