Dubai Telegraph - L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers (études)

EUR -
AED 4.215393
AFN 74.598916
ALL 91.730818
AMD 417.168467
ANG 2.054749
AOA 1052.414027
ARS 1732.985425
AUD 1.61371
AWG 2.068676
AZN 1.957511
BAM 1.956491
BBD 2.312677
BDT 141.009831
BGN 1.932036
BHD 0.432853
BIF 3454.46055
BMD 1.147671
BND 1.465092
BOB 11.682925
BRL 5.910163
BSD 1.148186
BTN 110.097907
BWP 15.571231
BYN 3.490573
BYR 22494.343129
BZD 2.309396
CAD 1.605276
CDF 2651.118975
CHF 0.946645
CLF 0.02784
CLP 1099.227676
CNY 7.696736
CNH 7.694052
COP 3641.868583
CRC 513.672572
CUC 1.147671
CUP 30.41327
CVE 110.302057
CZK 24.32262
DJF 203.964245
DKK 7.475605
DOP 68.01196
DZD 153.505082
EGP 59.761474
ERN 17.215059
ETB 187.555811
FJD 2.571643
FKP 0.853497
GBP 0.859443
GEL 2.989713
GGP 0.853497
GHS 13.21644
GIP 0.853497
GMD 84.927252
GNF 10094.567253
GTQ 8.761096
GYD 240.190694
HKD 9.004741
HNL 30.818891
HRK 7.534683
HTG 150.068455
HUF 362.847333
IDR 20374.59559
ILS 3.481901
IMP 0.853497
INR 109.967158
IQD 1504.179127
IRR 1577559.270208
ISK 139.395902
JEP 0.853497
JMD 181.200876
JOD 0.81372
JPY 179.04981
KES 148.692067
KGS 100.36376
KHR 4676.571126
KMF 491.202422
KPW 1032.903876
KRW 1585.547024
KWD 0.354054
KYD 0.956921
KZT 511.490752
LAK 25717.86418
LBP 102824.544611
LKR 380.844584
LRD 199.214324
LSL 18.70551
LTL 3.388773
LVL 0.694214
LYD 7.293577
MAD 10.937174
MDL 20.157772
MGA 4986.718773
MKD 61.541748
MMK 2409.72351
MNT 4128.00026
MOP 9.278696
MRU 45.999255
MUR 54.698168
MVR 17.68535
MWK 1991.068913
MXN 19.728996
MYR 4.703496
MZN 73.340629
NAD 18.70551
NGN 1527.032739
NIO 42.254932
NOK 10.815033
NPR 176.15318
NZD 2.001868
OMR 0.441282
PAB 1.148196
PEN 3.87647
PGK 5.108716
PHP 72.035261
PKR 318.267771
PLN 4.357028
PYG 6792.400322
QAR 4.185579
RON 5.262033
RSD 117.348156
RUB 96.977778
RWF 1694.269201
SAR 4.261919
SBD 9.181952
SCR 16.307434
SDG 690.290457
SEK 11.273998
SGD 1.464348
SHP 0.85727
SLE 28.278783
SLL 24066.068653
SOS 656.220462
SRD 43.320546
STD 23754.463616
STN 24.508234
SVC 10.047375
SYP 14922.013014
SZL 18.698282
THB 38.214014
TJS 10.592459
TMT 4.016847
TND 3.377794
TOP 2.763315
TRY 55.861146
TTD 7.795619
TWD 36.604983
TZS 3045.261184
UAH 51.310638
UGX 4512.594676
USD 1.147671
UYU 46.16551
UZS 13520.778019
VES 970.303763
VND 29853.20681
VUV 135.777557
WST 3.147961
XAF 655.957
XAG 0.0175
XAU 0.000263
XCD 3.101637
XCG 2.069431
XDR 0.811463
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.596073
ZAR 18.673094
ZMK 10330.415703
ZMW 22.534571
ZWL 369.549455
SSP 6493.721767
MXV 2.236858
  • AEX

    4.7100

    1100.8

    +0.43%

  • BEL20

    43.5800

    5777.27

    +0.76%

  • PX1

    46.4000

    8186.93

    +0.57%

  • ISEQ

    -14.3400

    14326.14

    -0.1%

  • OSEBX

    13.1600

    2136.55

    +0.62%

  • PSI20

    130.7000

    9671.11

    +1.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    111.0800

    4663.37

    +2.44%

  • N150

    24.3700

    4298.99

    +0.57%

L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers (études)
L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers (études) / Photo: JOSH EDELSON - AFP/Archives

L'algorithme de Facebook ne modifie pas les croyances politiques des usagers (études)

Les bulles d'informations dans lesquelles nous maintiennent les algorithmes des réseaux sociaux renforcent-elles la polarisation politique, ou reflètent-elles simplement des divisions déjà existantes?

Taille du texte:

Un important projet de recherche conduit au moment de l'élection américaine de 2020 a conclu que, contrairement à ce qui est souvent avancé, l'algorithme de Facebook ne modelait pas les croyances politiques de ses utilisateurs.

Cette série d'études est le résultat d'une collaboration entre Meta -- la maison-mère de Facebook et Instagram -- et un groupe de chercheurs d'universités américaines. Ces derniers ont eu accès aux données internes de l'entreprise et ont eu la possibilité de réaliser des tests en changeant l'expérience en ligne des utilisateurs.

Au total, quatre études ont été publiées dans les journaux scientifiques Science et Nature.

L'algorithme "influence de façon très importante l'expérience des gens sur la plateforme", c'est-à-dire ce qu'ils y voient et leur temps d'utilisation, ont déclaré les responsables du projet, Talia Stroud de l'université du Texas à Austin, et Joshua Tucker, de l'université de New York.

Mais "changer l'algorithme, même pour quelques mois, a peu de chance de modifier les croyances politiques des gens", ont-ils ajouté. Ces croyances ont été mesurées via des questionnaires, remplis par les utilisateurs après avoir participé aux expériences, lesquelles ont modifié les contenus affichés sur leur page d'accueil.

Les chercheurs ont reconnu que la période de trois mois observée n'était peut-être pas suffisante pour détecter un effet, sachant que la polarisation politique aux Etats-Unis se renforce depuis plusieurs décennies.

Malgré tout, "ces résultats défient le discours habituel, qui rend les bulles d'informations des réseaux sociaux responsables des problèmes contemporains de la démocratie américaine", ont écrit les auteurs d'une des études.

- Pas de "baguette magique" -

L'algorithme de Facebook, qui utilise l'apprentissage automatique pour mettre en avant tel ou tel contenu en fonction des intérêts des utilisateurs, a été accusé de renforcer leur isolement dans une bulle idéologique, ainsi que la désinformation.

Pour la première étude, environ 40.000 volontaires ont été recrutés via des invitations sur leur page Facebook et Instagram. Un groupe a conservé l'algorithme tel quel, et l'autre est passé à un affichage des publications par ordre chronologique (les plus récentes en haut).

Cet ordre chronologique était utilisé par Facebook à ses débuts, et certains observateurs estiment que repasser à cette méthode pourrait réduire l'impact néfaste des réseaux sociaux.

L'étude a montré que le groupe passé au fil chronologique passait moitié moins de temps sur Facebook et Instagram que le groupe ayant conservé l'algorithme intact.

Avec l'ordre chronologique, les utilisateurs voyaient également davantage de contenus d'amis aux opinions plus modérées, ou de groupes et de pages ayant une audience aux opinions diverses.

Mais cet ordre chronologique a également eu pour effet d'augmenter la quantité de contenus politiques et non fiables visionnés.

Malgré tous ces changements, les chercheurs n'ont pas observé de modifications des croyances politiques chez ces utilisateurs.

"Cela suggère que le fil chronologique n'est pas une baguette magique contre le problème de la polarisation politique", a conclu la co-autrice Jennifer Pan, de l'université Stanford.

- Meta salue les résultats -

Une deuxième étude a analysé l'impact des contenus repartagés, qui constituent plus d'un quart de ce que voient les utilisateurs de Facebook.

Supprimer ces partages de publications par des amis pourrait être un moyen de contrôler les contenus viraux, selon certains. C'est donc ce qui a été expérimenté pour un groupe d'utilisateurs.

En conséquence, ceux-ci ont vu la proportion de contenus politiques baisser sur leur page d'accueil, mais encore une fois, cela n'a pas eu d'impact sur leurs croyances politiques.

Une troisième étude a elle analysé l'effet des contenus issus de pages, groupes, ou utilisateurs ayant des opinions similaires, qui constituent la majorité de ce que les utilisateurs adultes américains voient sur Facebook.

Dans une expérience impliquant plus de 23.000 usagers, supprimer ce type de contenu n'a de nouveau pas eu d'impact sur l'extrémisme idéologique ou la croyance dans des affirmations erronées.

Toutefois, une quatrième étude a confirmé un effet de "ségrégation idéologique" sur Facebook. Les utilisateurs conservateurs avaient davantage tendance à être enfermés dans une bulle idéologique que les personnes de gauche, ont relevé les chercheurs.

De plus, 97% des publications qualifiées de fausses par un programme de vérification d'informations -- dont l'AFP fait partie -- étaient davantage vues par des conservateurs que des progressistes.

Dans un communiqué, Meta a salué ces résultats.

Ils "s'ajoutent aux éléments de recherches qui s'accumulent montrant qu'il n'y a pas de preuve que les réseaux sociaux sont la cause d'une polarisation dommageable, ou ont des conséquences importantes sur des comportements ou croyances politiques", a déclaré Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta.

I.Khan--DT