Dubai Telegraph - Biodégradable en neuf mois: à Londres, le ballon fait sa révolution verte

EUR -
AED 4.285696
AFN 76.438469
ALL 92.669224
AMD 426.387556
ANG 2.088623
AOA 1071.278308
ARS 1761.530805
AUD 1.630826
AWG 2.094711
AZN 1.993482
BAM 1.95668
BBD 2.350297
BDT 143.304477
BGN 1.979608
BHD 0.439889
BIF 3489.24047
BMD 1.16697
BND 1.482967
BOB 13.425696
BRL 6.016779
BSD 1.166895
BTN 111.672374
BWP 15.636035
BYN 3.496673
BYR 22872.613113
BZD 2.346896
CAD 1.615489
CDF 2657.775519
CHF 0.936141
CLF 0.027076
CLP 1065.641836
CNY 7.844548
CNH 7.841561
COP 3577.288361
CRC 528.724298
CUC 1.16697
CUP 30.924707
CVE 110.599592
CZK 24.097693
DJF 207.393754
DKK 7.475599
DOP 68.075209
DZD 155.237357
EGP 59.293866
ERN 17.504551
ETB 187.295257
FJD 2.586469
FKP 0.855267
GBP 0.855605
GEL 3.039984
GGP 0.855267
GHS 13.040909
GIP 0.855267
GMD 86.355664
GNF 10243.082832
GTQ 8.905007
GYD 244.143572
HKD 9.144745
HNL 31.367875
HRK 7.534308
HTG 152.664764
HUF 362.841911
IDR 20683.377286
ILS 3.502661
IMP 0.855267
INR 111.72157
IQD 1528.730774
IRR 1604087.865645
ISK 141.004871
JEP 0.855267
JMD 184.623068
JOD 0.827348
JPY 185.691189
KES 151.029038
KGS 102.050895
KHR 4717.467769
KMF 493.628043
KPW 1050.273394
KRW 1610.161589
KWD 0.360104
KYD 0.972438
KZT 533.856475
LAK 26198.477178
LBP 104502.168643
LKR 383.842703
LRD 211.98022
LSL 18.717978
LTL 3.445759
LVL 0.705888
LYD 7.381037
MAD 10.800323
MDL 20.165073
MGA 5047.14532
MKD 61.551111
MMK 2450.332112
MNT 4194.401026
MOP 9.418938
MRU 46.791867
MUR 54.240713
MVR 18.041138
MWK 2027.027397
MXN 19.776571
MYR 4.715839
MZN 74.575216
NAD 18.718355
NGN 1572.212171
NIO 42.828854
NOK 10.859059
NPR 178.680394
NZD 1.956017
OMR 0.448697
PAB 1.166895
PEN 3.913432
PGK 5.153919
PHP 71.994469
PKR 323.98005
PLN 4.3085
PYG 7013.155441
QAR 4.253024
RON 5.253112
RSD 117.309649
RUB 97.847536
RWF 1715.445983
SAR 4.38593
SBD 9.358371
SCR 16.148315
SDG 701.920843
SEK 11.075012
SGD 1.481871
SHP 0.864568
SLE 28.76553
SLL 24470.777703
SOS 666.920298
SRD 44.078208
STD 24153.924072
STN 24.914811
SVC 10.210594
SYP 15172.944569
SZL 18.706691
THB 38.136911
TJS 10.782752
TMT 4.096065
TND 3.385961
TOP 2.809784
TRY 56.127772
TTD 7.922361
TWD 37.139871
TZS 3092.468321
UAH 52.197986
UGX 4346.955833
USD 1.16697
UYU 46.771044
UZS 13822.760378
VES 914.533953
VND 30543.690781
VUV 138.313434
WST 3.169381
XAF 656.235391
XAG 0.016766
XAU 0.000249
XCD 3.153795
XCG 2.103146
XDR 0.825108
XOF 659.337814
XPF 119.331742
YER 276.684587
ZAR 18.675261
ZMK 10504.131467
ZMW 22.142393
ZWL 375.763882
  • AEX

    3.9800

    1109.95

    +0.36%

  • BEL20

    6.3900

    5813.5

    +0.11%

  • PX1

    -31.3900

    8453.01

    -0.37%

  • ISEQ

    103.5600

    14290.01

    +0.73%

  • OSEBX

    -4.8200

    2088.84

    -0.23%

  • PSI20

    37.4200

    9391.96

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -192.5200

    4731.3

    -3.91%

  • N150

    6.4700

    4317.73

    +0.15%

Biodégradable en neuf mois: à Londres, le ballon fait sa révolution verte
Biodégradable en neuf mois: à Londres, le ballon fait sa révolution verte / Photo: HENRY NICHOLLS - AFP

Biodégradable en neuf mois: à Londres, le ballon fait sa révolution verte

Symbole de fête mais cauchemar écologique, le ballon de baudruche s'offre une révolution verte: à Londres, des chercheurs assurent avoir mis au point le premier modèle entièrement biodégradable, qu'ils prévoient de commercialiser d'ici moins de deux ans.

Taille du texte:

"Nous avons réalisé des centaines d'essais et connu énormément d'échecs avant d'en arriver là", s'enthousiasme Juliana Cumming, doctorante à l'Imperial College de Londres et co-inventeuse du "Bioloon", un ballon 100% biodégradable.

 

A une différence près, selon la doctorante: il se désintègre en neuf mois, contre plusieurs années pour le modèle original.

Le "Bioloon" est issu d'un partenariat public-privé initié par Charlotte Melia, une cheffe d'entreprise spécialisée dans l'événementiel qui revendique une fibre écologique.

"A l'époque, je ne savais pas que les ballons n'étaient pas biodégradables, car les emballages eux-mêmes indiquaient qu'ils se désintégraient à un rythme comparable à celui d'une feuille de chêne", explique-t-elle à l'AFP.

Mais en se documentant, l'entrepreneuse, qui installait alors "des milliers de ballons par semaine" pour divers événements, prend la mesure du problème. Elle décide d'agir en finançant, avec son associée, une partie du doctorat de Juliana Cumming, convaincue qu'une alternative est possible.

- Risque écologique -

Leur impact environnemental reste pourtant largement méconnu du grand public. Plusieurs travaux scientifiques ont documenté les risques liés à la dispersion des ballons dans la nature, notamment pour la faune marine et les oiseaux.

Une étude de l'Université australienne de Tasmanie, publiée en 2019 dans la revue Scientific Reports, révèle que les ballons constituent "les débris marins les plus dangereux" pour les oiseaux, avec un risque de "mortalité 32 fois supérieur à celui du plastique dur".

Juliana Cumming a consacré trois ans à l'élaboration de sa formule. Le point de départ reste le même que pour un ballon traditionnel: le latex naturel, issu de la sève de l'hévéa, un arbre d'Amazonie.

"Mais pour transformer le latex naturel en ce que nous appelons le caoutchouc, il passe par un processus appelé vulcanisation au soufre", explique la chercheuse. "Ce procédé implique de nombreux additifs qui contiennent des substances chimiques pouvant se retrouver dans l'environnement et qui empêchent les ballons de se désintégrer."

La technique de vulcanisation utilisée aujourd'hui n'a pour l'essentiel pas changé depuis l'invention du ballon, en 1824, souligne-t-elle.

- Gants, préservatifs, vêtements ... -

C'est sur cette étape que la chercheuse a concentré ses travaux.

"Pour notre ballon, nous utilisons une méthode qui permet de lier les matériaux entre eux sans recourir à des additifs, ce qui lui permet de se biodégrader à 100%", explique-t-elle sans dévoiler davantage la recette, protégée par un brevet.

Grâce à cette méthode, le "Bioloon" se désintègre quel que soit le milieu dans lequel il se trouve, soutiennent ses concepteurs.

"Nous l'avons initialement testé dans la terre, l'eau de mer et l'eau déionisée. Il s'est désintégré dans toutes ces conditions", insiste la doctorante, qui précise que son ballon se gonfle aussi facilement qu'un ballon traditionnel et conserve les mêmes caractéristiques.

Doctorante et cheffe d'entreprise préparent désormais la commercialisation de leur invention. Le prix devrait être le même que pour un ballon ordinaire.

"Nous avons déjà été contactées par plusieurs fabricants de ballons ainsi que par un certain nombre de grossistes et de distributeurs", indique la chercheuse.

Charlotte Melia l'assure: la recette est déclinable à d'autres objets du quotidien ou du secteur médical: gants de ménage, gants chirurgicaux, vêtements en latex ou encore préservatifs.

Son ultime ambition? Hisser ce matériau jusque dans les collections de designers soucieux de développer des vêtements éco-responsables.

S.Al-Balushi--DT