Dubai Telegraph - Le contrôleur des prisons dénonce des "dysfonctionnements majeurs" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police

EUR -
AED 4.175768
AFN 72.198245
ALL 94.132133
AMD 418.999752
ANG 2.035751
AOA 1042.661054
ARS 1672.630319
AUD 1.644124
AWG 2.048085
AZN 1.937411
BAM 1.9544
BBD 2.294546
BDT 139.959707
BGN 1.922591
BHD 0.42871
BIF 3394.050129
BMD 1.137035
BND 1.475842
BOB 7.889347
BRL 5.89331
BSD 1.139279
BTN 107.864706
BWP 15.491899
BYN 3.199707
BYR 22285.890295
BZD 2.291258
CAD 1.616512
CDF 2579.932771
CHF 0.921885
CLF 0.026405
CLP 1039.215589
CNY 7.72104
CNH 7.737997
COP 3900.9518
CRC 516.822835
CUC 1.137035
CUP 30.131433
CVE 110.718763
CZK 24.216178
DJF 202.074182
DKK 7.475228
DOP 66.57325
DZD 151.6237
EGP 56.449025
ERN 17.055528
ETB 183.671576
FJD 2.552871
FKP 0.858323
GBP 0.861469
GEL 3.007442
GGP 0.858323
GHS 12.763207
GIP 0.858323
GMD 82.42736
GNF 9977.484175
GTQ 8.691772
GYD 238.349203
HKD 8.915965
HNL 30.481024
HRK 7.535589
HTG 148.953263
HUF 355.72597
IDR 20397.72961
ILS 3.399792
IMP 0.858323
INR 107.58422
IQD 1492.430549
IRR 1563480.278048
ISK 144.005798
JEP 0.858323
JMD 179.330706
JOD 0.806151
JPY 183.790942
KES 147.257318
KGS 99.433484
KHR 4559.511485
KMF 490.062106
KPW 1023.332095
KRW 1751.545555
KWD 0.351355
KYD 0.94942
KZT 554.172889
LAK 25228.921367
LBP 102020.593707
LKR 381.166862
LRD 207.341423
LSL 18.786738
LTL 3.357369
LVL 0.687781
LYD 7.310729
MAD 10.662859
MDL 20.056628
MGA 4759.589356
MKD 61.649922
MMK 2387.077383
MNT 4069.449066
MOP 9.200307
MRU 45.250182
MUR 54.816455
MVR 17.578635
MWK 1975.475719
MXN 19.947634
MYR 4.708919
MZN 72.661936
NAD 18.786738
NGN 1558.704814
NIO 41.919961
NOK 11.146482
NPR 172.582571
NZD 2.00909
OMR 0.43719
PAB 1.139284
PEN 3.856437
PGK 4.996442
PHP 69.935455
PKR 316.856346
PLN 4.280864
PYG 6944.992792
QAR 4.153024
RON 5.245826
RSD 117.421319
RUB 84.710286
RWF 1670.69546
SAR 4.269898
SBD 9.170235
SCR 16.196778
SDG 682.792377
SEK 11.068964
SGD 1.474104
SHP 0.848912
SLE 28.14191
SLL 23843.064194
SOS 651.130547
SRD 42.619506
STD 23534.333371
STN 24.481273
SVC 9.968856
SYP 125.678888
SZL 18.780542
THB 37.911599
TJS 10.566628
TMT 3.990994
TND 3.372283
TOP 2.737708
TRY 52.865998
TTD 7.735457
TWD 36.075284
TZS 2991.263349
UAH 51.140154
UGX 4170.011838
USD 1.137035
UYU 45.697254
UZS 13688.191265
VES 701.397543
VND 29935.294731
VUV 135.032626
WST 3.134038
XAF 655.484408
XAG 0.018267
XAU 0.000278
XCD 3.072894
XCG 2.053229
XDR 0.815216
XOF 655.484408
XPF 119.331742
YER 271.352991
ZAR 18.812474
ZMK 10234.680975
ZMW 20.437355
ZWL 366.124877
  • AEX

    2.1300

    1067.73

    +0.2%

  • BEL20

    -35.4200

    5677.39

    -0.62%

  • PX1

    0.0000

    8340.85

    0%

  • ISEQ

    -31.7400

    13766.38

    -0.23%

  • OSEBX

    -8.7500

    1936.14

    -0.45%

  • PSI20

    -23.7600

    9112.82

    -0.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -9.2400

    4189.89

    -0.22%

Le contrôleur des prisons dénonce des "dysfonctionnements majeurs" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police
Le contrôleur des prisons dénonce des "dysfonctionnements majeurs" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police / Photo: Philippe LOPEZ - AFP/Archives

Le contrôleur des prisons dénonce des "dysfonctionnements majeurs" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dénonce des "dysfonctionnements majeurs" au sein de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (I3P), dans des recommandations en urgence publiées vendredi au Journal officiel.

Taille du texte:

Les "dysfonctionnements majeurs" constatés par cette autorité indépendante lors d'une visite de l'I3P début mars portent atteinte "à la dignité des patients, en partie maintenus arbitrairement dans un lieu de privation de liberté exempt du contrôle des autorités compétentes".

L'infirmerie, structure unique en France, est rattachée à la préfecture de police et dépend donc du ministère de l'Intérieur et non de celui de la Santé. Ce statut juridique particulier "a pour conséquence de la soustraire aux contrôles et obligations qui s'imposent aux établissements de santé habilités à accueillir des patients placés en soins psychiatriques sans consentement", déplore le CGLPL.

"Aucune autorité sanitaire ou juridictionnelle n'exerce de contrôle régulier sur son fonctionnement", regrette le contrôleur, comme il l'avait fait dès sa première visite de l'établissement, en 2009.

"Une convention liant la préfecture de police et l'AP-HP en matière d'organisation médicale rappelle l'obligation des deux structures de veiller à l'application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l'accueil, la prise en charge et l'orientation hospitalière des personnes malades accueillies, ainsi que des conditions d'exercice de leurs droits", estime de son côté la préfecture de police dans une réponse transmise à l'AFP.

Avant de rappeler l'existence d'un comité de coordination "chargé de veiller au respect, au sein de l'institution, des déontologies professionnelles et des pratiques médicales" et qui peut être saisi pour avis des questions d'organisation médicale.

Pourtant, assure le CGLPL, les patients maintenus en soins sans consentement "sont arbitrairement privés de liberté", les certificats médicaux et les voies de recours prévues par la loi n'étant, par exemple, jamais notifiés au patient durant son placement à l'infirmerie. "L'accès à un recours effectif est ainsi totalement entravé", est-il pointé dans ces recommandations alors qu'"aucun accès à un avocat commis d'office n'est possible".

"La personne admise est informée de ses droits tout au long de son séjour" et ce, "dès son arrivée", rétorque la PP. "Les personnes admises à l'infirmerie psychiatrique peuvent recevoir la visite de leur avocat" et "le personnel soignant de l'infirmerie psychiatrique facilite activement cette mise en relation".

L'établissement dispose de 14 places pour un accueil effectif de 12 personnes mais "les conditions d'accueil et d'hébergement sont indignes", accuse le CGLPL, avec des procédures appliquées "de manière systématique, sans considération de l'âge, du sexe ou de la morphologie des personnes et quelle que soit la durée de leur placement", des patients privés de sous-vêtements, de téléphone, de douche ou de toilettes...

"Les conditions d'accueil et d'hébergement doivent garantir le respect de la dignité des patients et leur intimité", rappelle le CGLPL, qui affirme que les surveillants policiers sont présents lors des soins, ce qui "porte gravement atteinte au secret médical" et "compromet l'établissement d'une alliance thérapeutique".

Faux, rétorque la PP: "Les surveillants ne participent pas aux entretiens médicaux et restent en retrait", leur présence permettant "d'instaurer un climat de sécurité".

Enfin, déplore le contrôleur, la mise à l'isolement est "systématique" et les mesures de contention sont illégales, avec des dispositifs visant "à maintenir les patients attachés dans des conditions particulièrement humiliantes et attentatoires à leur dignité". Certaines méthodes s'apparentent "à des techniques de restriction des mouvements utilisées pour des animaux".

Les différentes visites du CGLPL "ont toutes donné lieu à des améliorations significatives", a encore assuré la PP, qui explique le prochain contrôle aura lien en juin 2026 "à l'initiative du médecin-chef de l'infirmerie psychiatrique".

L'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, fondée en 1872, reçoit des personnes amenées par les services de police, le plus souvent dans un contexte de garde à vue ou en raison d'un trouble avéré à l'ordre public, pour évaluer la nécessité d'une hospitalisation en psychiatrie.

En 2025, 1.456 personnes y ont été admises.

V.Munir--DT