Dubai Telegraph - Rohingyas: la Birmanie devant la CIJ pour génocide

EUR -
AED 4.252233
AFN 76.408927
ALL 92.707989
AMD 423.133445
ANG 2.07206
AOA 1062.783383
ARS 1722.544132
AUD 1.629599
AWG 2.085336
AZN 1.967476
BAM 1.953886
BBD 2.332075
BDT 142.07899
BGN 1.96391
BHD 0.43667
BIF 3456.869129
BMD 1.157716
BND 1.477933
BOB 13.448652
BRL 6.021166
BSD 1.157851
BTN 110.641147
BWP 15.587664
BYN 3.521905
BYR 22691.233421
BZD 2.328789
CAD 1.605688
CDF 2631.48879
CHF 0.939359
CLF 0.026911
CLP 1059.159755
CNY 7.806712
CNH 7.806733
COP 3629.740638
CRC 520.083828
CUC 1.157716
CUP 30.679474
CVE 110.155673
CZK 24.204388
DJF 205.749615
DKK 7.476107
DOP 67.752757
DZD 153.955413
EGP 58.098353
ERN 17.36574
ETB 187.309699
FJD 2.552937
FKP 0.855548
GBP 0.854759
GEL 3.022383
GGP 0.855548
GHS 12.792985
GIP 0.855548
GMD 85.096825
GNF 10171.904595
GTQ 8.835117
GYD 242.246437
HKD 9.082103
HNL 31.040193
HRK 7.533607
HTG 151.50963
HUF 364.136987
IDR 20631.656673
ILS 3.434098
IMP 0.855548
INR 110.793247
IQD 1516.894514
IRR 1591381.962892
ISK 142.202466
JEP 0.855548
JMD 183.430326
JOD 0.820868
JPY 184.664383
KES 149.808188
KGS 101.241917
KHR 4688.749507
KMF 494.345281
KPW 1041.944732
KRW 1639.245284
KWD 0.357491
KYD 0.964951
KZT 533.734889
LAK 26120.076366
LBP 103677.400969
LKR 384.193674
LRD 210.161419
LSL 18.717024
LTL 3.418434
LVL 0.700291
LYD 7.356794
MAD 10.733886
MDL 19.933389
MGA 4987.050456
MKD 61.459003
MMK 2430.957301
MNT 4163.321731
MOP 9.356473
MRU 46.42053
MUR 54.331358
MVR 17.887029
MWK 2007.781305
MXN 19.725623
MYR 4.701252
MZN 73.989667
NAD 18.717024
NGN 1568.51947
NIO 42.607713
NOK 10.9069
NPR 177.024307
NZD 1.962114
OMR 0.445147
PAB 1.157851
PEN 3.897332
PGK 5.126912
PHP 71.422999
PKR 321.35063
PLN 4.315687
PYG 6974.078372
QAR 4.232599
RON 5.241095
RSD 117.390112
RUB 98.347085
RWF 1699.228229
SAR 4.337367
SBD 9.317973
SCR 15.979876
SDG 695.210715
SEK 11.017578
SGD 1.479439
SHP 0.857712
SLE 28.360339
SLL 24276.724575
SOS 661.743234
SRD 43.743725
STD 23962.383592
STN 24.475708
SVC 10.131944
SYP 15052.623205
SZL 18.721177
THB 38.261936
TJS 10.68146
TMT 4.063583
TND 3.383542
TOP 2.787502
TRY 55.4561
TTD 7.846213
TWD 36.909023
TZS 3056.373722
UAH 51.795794
UGX 4307.724673
USD 1.157716
UYU 46.393955
UZS 13729.551592
VES 893.266858
VND 30337.947541
VUV 135.833049
WST 3.165764
XAF 655.300967
XAG 0.017572
XAU 0.000262
XCD 3.128785
XCG 2.086847
XDR 0.818565
XOF 655.306622
XPF 119.331742
YER 274.60945
ZAR 18.801188
ZMK 10420.835634
ZMW 21.813351
ZWL 372.784077
  • AEX

    -3.0200

    1114.8

    -0.27%

  • BEL20

    98.0000

    5762.49

    +1.73%

  • PX1

    -57.0000

    8579.6

    -0.66%

  • ISEQ

    -65.9300

    14265.96

    -0.46%

  • OSEBX

    4.3800

    2090.12

    +0.21%

  • PSI20

    -35.1700

    9219.73

    -0.38%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    544.5900

    4736.98

    +12.99%

  • N150

    -21.3700

    4339.26

    -0.49%

Rohingyas: la Birmanie devant la CIJ pour génocide
Rohingyas: la Birmanie devant la CIJ pour génocide / Photo: Nick Gammon - AFP/Archives

Rohingyas: la Birmanie devant la CIJ pour génocide

La Birmanie a-t-elle commis un génocide contre sa minorité musulmane rohingya ? C'est la question que les magistrats de la Cour internationale de justice (CIJ) devront trancher à l'issue de trois semaines d'audiences qui débutent lundi.

Taille du texte:

Dans cette affaire, portée par la Gambie devant la plus haute instance judiciaire de l'ONU, le pouvoir birman est accusé de violations de la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948.

Le dossier est suivie de près car il est susceptible de créer des précédents pour une affaire portée devant la CIJ par l'Afrique du Sud, qui accuse Israël d'avoir commis un génocide à l'encontre de la population palestinienne de Gaza.

Des centaines de milliers de musulmans rohingyas ont fui en 2017 une répression sanglante de l'armée birmane et de milices bouddhistes, trouvant refuge au Bangladesh voisin.

Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols collectifs et d'incendies criminels.

Aujourd'hui, 1,17 million de Rohingyas vivent entassés dans des camps délabrés qui s'étendent sur plus de 3.200 hectares à Cox's Bazar, au Bangladesh.

"Je veux voir si les souffrances que nous avons endurées seront prises en compte lors de l'audience", a expliqué à l'AFP Janifa Begum, mère de deux enfants vivant dans ces camps.

"Nous voulons justice et paix", a ajouté cette femme de 37 ans.

- "Meurtres insensés" -

La Gambie, pays à majorité musulmane d'Afrique de l'Ouest, a porté l'affaire en 2019 devant la Cour internationale de justice de La Haye, qui statue sur les différends entre Etats.

En vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, un pays peut saisir la CIJ contre un autre qu'il estime avoir violé le traité.

En décembre 2019, les avocats de la Gambie ont présenté des preuves de ce qu'ils ont qualifié de "meurtres insensés", et "d'actes de barbarie qui continuent de choquer notre conscience collective".

La lauréate du Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi s'était elle-même rendue à La Haye pour défendre la Birmanie devant la cour.

Elle a rejeté les arguments de Banjul, les qualifiant de "tableau trompeur et incomplet" de ce qu'elle a décrit comme un "conflit armé interne".

L'ancienne figure emblématique de la démocratie a averti que l'affaire devant la CIJ risquait de raviver la crise, qu'elle a attribuée aux attaques de militants rohingyas.

Aung San Suu Kyi a depuis été évincée de la tête du gouvernement birman par le coup d'État militaire du 1er février 2021, et se trouve actuellement en détention.

La Birmanie a toujours soutenu que la répression menée par les forces armées était justifiée pour réprimer l'insurrection des Rohingyas après une série d'attaques qui avaient coûté la vie à une douzaine de membres des forces de sécurité.

- Pression politique -

La cour de La Haye s'est initialement rangée du côté de la Gambie, qui avait demandé aux juges des "mesures provisoires", c'est-à-dire des décisions d'urgence pour mettre fin aux violences pendant l'examen de l'affaire.

En 2020, le tribunal a déclaré que la Birmanie devait prendre "toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher (... ) tous les actes" visés par la convention de 1948.

Suite à cet arrêt de la CIJ, les États-Unis ont officiellement déclaré en 2022 que les violences constituaient un génocide.

Une équipe de l'ONU avait déjà affirmé en 2019 que la Birmanie nourrissait des "intentions génocidaires" à l'encontre des Rohingyas.

Un verdict final de la cour de La Haye pourrait encore prendre des mois, voire des années.

Bien que le tribunal n'ait aucun moyen de faire appliquer ses décisions, un arrêt favorable à Banjul exercerait une pression politique sur la Birmanie.

Les juges de la CIJ ne sont pas les seuls à se pencher sur les violences contre les Rohingyas.

La Cour pénale internationale (CPI), qui siège également à La Haye, mène une enquête sur les crimes contre l'humanité qui auraient été commis par le chef militaire birman Min Aung Hlaing.

I.Viswanathan--DT