Dubai Telegraph - Crimes en RDC: réclusion à perpétuité requise contre l'ex-rebelle congolais Lumbala

EUR -
AED 4.186804
AFN 72.962441
ALL 94.259056
AMD 418.549568
ANG 2.041136
AOA 1045.418899
ARS 1684.10666
AUD 1.651889
AWG 2.052077
AZN 1.936931
BAM 1.955487
BBD 2.296633
BDT 140.257564
BGN 1.927676
BHD 0.429931
BIF 3386.658257
BMD 1.140043
BND 1.475464
BOB 7.880051
BRL 5.900179
BSD 1.140318
BTN 107.028002
BWP 15.497201
BYN 3.307171
BYR 22344.835632
BZD 2.293293
CAD 1.616934
CDF 2587.896628
CHF 0.921609
CLF 0.026661
CLP 1049.283409
CNY 7.756679
CNH 7.75807
COP 3917.562706
CRC 517.717184
CUC 1.140043
CUP 30.21113
CVE 110.246881
CZK 24.264557
DJF 203.065532
DKK 7.474507
DOP 66.999283
DZD 151.982519
EGP 56.441918
ERN 17.10064
ETB 183.847154
FJD 2.583449
FKP 0.86269
GBP 0.862499
GEL 3.015381
GGP 0.86269
GHS 12.857451
GIP 0.86269
GMD 83.222763
GNF 9991.401736
GTQ 8.699608
GYD 238.651244
HKD 8.940488
HNL 30.510119
HRK 7.535342
HTG 149.03616
HUF 354.147428
IDR 20362.5295
ILS 3.418629
IMP 0.86269
INR 107.599675
IQD 1493.761052
IRR 1567615.623977
ISK 143.998889
JEP 0.86269
JMD 179.591272
JOD 0.808274
JPY 184.289059
KES 147.646835
KGS 99.696357
KHR 4577.267802
KMF 494.7783
KPW 1026.03877
KRW 1752.35789
KWD 0.35298
KYD 0.95029
KZT 553.271497
LAK 25028.996263
LBP 102117.195723
LKR 383.315495
LRD 207.715883
LSL 18.744002
LTL 3.366249
LVL 0.689601
LYD 7.319797
MAD 10.692496
MDL 20.218652
MGA 4823.143858
MKD 61.655153
MMK 2393.462693
MNT 4081.628965
MOP 9.21159
MRU 45.50872
MUR 54.39115
MVR 17.613684
MWK 1977.361744
MXN 19.968844
MYR 4.661976
MZN 72.849226
NAD 18.744002
NGN 1572.118647
NIO 41.963287
NOK 11.298147
NPR 171.247607
NZD 2.018041
OMR 0.438339
PAB 1.140368
PEN 3.888378
PGK 5.004156
PHP 69.892026
PKR 317.357353
PLN 4.286982
PYG 6959.856149
QAR 4.156517
RON 5.241007
RSD 117.374218
RUB 88.643027
RWF 1670.006102
SAR 4.282215
SBD 9.179569
SCR 16.010093
SDG 684.025293
SEK 11.076665
SGD 1.475445
SHP 0.851157
SLE 28.272923
SLL 23906.128197
SOS 651.724331
SRD 42.546623
STD 23596.580793
STN 24.496082
SVC 9.97736
SYP 126.011304
SZL 18.733003
THB 38.047216
TJS 10.553828
TMT 3.990149
TND 3.379908
TOP 2.74495
TRY 53.154875
TTD 7.749624
TWD 36.346152
TZS 2989.981828
UAH 51.183064
UGX 4185.220382
USD 1.140043
UYU 45.774685
UZS 13697.40965
VES 707.684868
VND 29983.121282
VUV 136.749145
WST 3.175585
XAF 655.852087
XAG 0.019615
XAU 0.000282
XCD 3.081022
XCG 2.055071
XDR 0.816787
XOF 655.849211
XPF 119.331742
YER 272.042682
ZAR 18.768497
ZMK 10261.75068
ZMW 20.541075
ZWL 367.093263
  • AEX

    -7.9000

    1059.78

    -0.74%

  • BEL20

    8.6000

    5740.57

    +0.15%

  • PX1

    -57.3300

    8374.27

    -0.68%

  • ISEQ

    -87.0600

    13955.15

    -0.62%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -10.9900

    9146.03

    -0.12%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -30.0800

    4148.07

    -0.72%

Crimes en RDC: réclusion à perpétuité requise contre l'ex-rebelle congolais Lumbala
Crimes en RDC: réclusion à perpétuité requise contre l'ex-rebelle congolais Lumbala / Photo: Benoit PEYRUCQ - AFP

Crimes en RDC: réclusion à perpétuité requise contre l'ex-rebelle congolais Lumbala

L'accusation a réclamé vendredi à Paris la réclusion criminelle à perpétuité contre l'ex-chef rebelle congolais Roger Lumbala pour complicité des crimes contre l'humanité commis par ses soldats, dont il fut "l'une des têtes pensantes" il y a près d'un quart de siècle en RDC.

Taille du texte:

Pour les organisations de défense des droits humains, ce procès "historique" est l'occasion de mettre à mal l'impunité dont bénéficient les belligérants dans l'est de la République démocratique du Congo où les combats se poursuivent malgré un accord "pour la paix" entériné à Washington début décembre.

Mais l'audience a été désertée par l'accusé, 67 ans, détenu depuis son arrestation en décembre 2020: lui déniant toute légitimité, il a refusé dès le premier jour de revenir devant la cour d'assises de Paris, qui rendra lundi son verdict.

Un des avocats généraux, Nicolas Péron, a conforté les jurés: Lumbala leur fait faux bond uniquement parce qu'il est "devant un problème qu'il ne pensait pas devoir rencontrer un jour, il est devant la justice".

Viols utilisés comme armes de guerre, esclavage sexuel, travail forcé, tortures, mutilations, exécutions sommaires, pillage systématique, racket, captation des ressources (diamants, coltan...): durant un mois, la cour a écouté le récit d'exactions commises en 2002-2003 lors de l'opération "Effacer le tableau", menée dans le nord-est du pays par le RCD-N, le groupe rebelle de Lumbala, soutenu par l'Ouganda voisin et allié au MLC de l'actuel ministre congolais des Transports, Jean-Pierre Bemba.

Dans la cohorte des guerres que se livrent depuis trois décennies de nombreuses factions notamment pour le contrôle des ressources naturelles, avec l'implication de pays voisins comme l'Ouganda et le Rwanda, "Effacer le tableau" a été "un paroxysme d'horreur", "une orgie sans précédent de violences et de pillages", a témoigné Hervé Cheuzeville, un travailleur humanitaire.

- L'ombre de Bemba -

Durant le procès, un homme a ainsi expliqué comment son frère avait été amputé de l'avant-bras puis exécuté après avoir été incapable de manger son oreille sectionnée; des femmes ont livré le récit de viols par des soldats, souvent collectifs et sous les yeux de parents, d'époux, d'enfants.

Les victimes étaient majoritairement nande ou pygmées bambuti, groupes ethniques accusés par les assaillants de pencher du côté d'une faction rivale.

Tenu au titre du principe de la compétence universelle que s'octroie la France pour les crimes contre l'humanité, ce procès fera date. Trois chefs de guerre, Thomas Lubanga, Germain Katanga et Bosco Ntaganda, ont certes été condamnés par la Cour pénale internationale.

Mais aucune cour nationale étrangère n'a jusqu'à présent condamné pour des atrocités commises dans l'est de la RDC lors de ce que le Prix Nobel de la Paix 2018, Denis Mukwege, décrit dans son ouvrage "La Force des femmes" comme le "conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale".

Durant l'enquête, Roger Lumbala, éphémère ministre en 2004, s'est présenté en politique sans prise sur le champ de bataille.

Faux, réplique l'autre avocate générale Claire Thouault: Roger Lumbala a rempli "le rôle d'un chef politico-militaire". Il "avait une position d'autorité" sur ses troupes, se vantait dans la presse de conquêtes militaires, posait en uniforme, tenait des meetings, avait "connaissance des exactions" pour lesquelles il a d'ailleurs pu s'excuser auprès de la population.

Au-delà de son inaction pour que cessent les atrocités, il y "a aussi directement participé" en assurant "un financement pour l'armement et le ravitaillement basique des troupes", avec le fruit du racket, selon la magistrate.

"Séparer le politique du militaire", c'est une "escroquerie intellectuelle", renchérit Nicolas Péron: l'opération "Effacer le tableau" était "pensée, planifiée, dirigée" par "des politiciens ambitieux", en lien avec des militaires.

Dans un contexte de négociations à Kinshasa, cette offensive était bien la "principale préoccupation de Roger Lumbala et de Jean-Pierre Bemba". N'ayant pas sa résidence en France à l'inverse de Roger Lumbala, le second ne peut y être poursuivi au titre de la compétence universelle dans ce dossier.

Y.Al-Shehhi--DT