Dubai Telegraph - A Kaboul, les espoirs de justice d'une mère après la frappe qui a tué son fils

EUR -
AED 4.23597
AFN 75.541776
ALL 92.900361
AMD 421.467492
AOA 1058.847467
ARS 1719.769702
AUD 1.634005
AWG 2.079055
AZN 1.957941
BAM 1.954764
BBD 2.322339
BDT 142.344559
BHD 0.434764
BIF 3446.828399
BMD 1.153429
BND 1.476798
BOB 13.692684
BRL 5.94927
BSD 1.152984
BTN 109.985232
BWP 15.563684
BYN 3.418344
BYR 22607.202462
BZD 2.318941
CAD 1.606778
CDF 2624.05054
CHF 0.936927
CLF 0.026787
CLP 1054.257452
CNY 7.780226
CNH 7.783729
COP 3618.340425
CRC 522.816115
CUC 1.153429
CUP 30.56586
CVE 110.204205
CZK 24.255682
DJF 205.330287
DKK 7.475729
DOP 67.233493
DZD 153.427492
EGP 58.01518
ERN 17.30143
ETB 186.505012
FJD 2.551903
FKP 0.853593
GBP 0.854074
GEL 3.016249
GGP 0.853593
GHS 13.565987
GIP 0.853593
GMD 84.777861
GNF 10125.414192
GTQ 8.796147
GYD 241.480971
HKD 9.050736
HNL 30.904951
HRK 7.534886
HTG 150.758139
HUF 365.106684
IDR 20616.384531
ILS 3.459883
IMP 0.853593
INR 110.066513
IQD 1510.499454
IRR 1585618.430118
ISK 141.998398
JEP 0.853593
JMD 182.422528
JOD 0.817766
JPY 183.867494
KES 149.254038
KGS 100.867409
KHR 4671.463431
KMF 492.514136
KRW 1632.632678
KWD 0.356522
KYD 0.960799
KZT 537.683757
LAK 26014.874122
LBP 103253.33423
LKR 385.57732
LRD 208.118797
LSL 18.71114
LTL 3.405775
LVL 0.697698
LYD 7.353071
MAD 10.682592
MDL 20.028125
MGA 4961.349039
MKD 61.492143
MMK 2422.127382
MNT 4148.497053
MOP 9.318761
MRU 46.085976
MUR 54.291383
MVR 17.820925
MWK 1999.331712
MXN 19.679857
MYR 4.718216
MZN 73.054802
NAD 18.7096
NGN 1571.435549
NIO 42.426962
NOK 10.952671
NPR 175.974447
NZD 1.965806
OMR 0.443501
PAB 1.152984
PEN 3.898034
PGK 5.17419
PHP 70.6452
PKR 320.053388
PLN 4.301153
PYG 6865.27221
QAR 4.203181
RON 5.240259
RSD 117.359066
RUB 95.099756
RWF 1698.392511
SAR 4.32277
SBD 9.302449
SCR 15.924051
SDG 692.637883
SEK 10.991345
SGD 1.477144
SLE 28.259393
SOS 658.947909
SRD 43.768058
STD 23873.645266
STN 24.486492
SVC 10.088653
SZL 18.700008
THB 38.204443
TJS 10.625223
TMT 4.048535
TND 3.385432
TRY 55.084286
TTD 7.808117
TWD 37.151362
TZS 3056.295407
UAH 51.734157
UGX 4289.782256
USD 1.153429
UYU 46.425194
UZS 13709.73401
VES 876.911697
VND 30133.901425
VUV 136.615329
WST 3.148849
XAF 655.606695
XAG 0.017699
XAU 0.000263
XCD 3.117198
XCG 2.078099
XDR 0.815364
XOF 655.606695
XPF 119.331742
YER 273.588946
ZAR 18.671502
ZMK 10382.245802
ZMW 21.619261
ZWL 371.40357
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

A Kaboul, les espoirs de justice d'une mère après la frappe qui a tué son fils
A Kaboul, les espoirs de justice d'une mère après la frappe qui a tué son fils / Photo: Wakil KOHSAR - AFP

A Kaboul, les espoirs de justice d'une mère après la frappe qui a tué son fils

Samira Muhammadi montre une photo de son fils tué à 20 ans par un bombardement pakistanais sur un hôpital de Kaboul. Comme d'autres familles de victimes, elle espère une enquête internationale pour "éteindre le feu" de douleur dans son coeur.

Taille du texte:

"D'autres mères ont perdu leur fils, d'autres femmes ont perdu un mari, d'autres soeurs ont perdu un frère. Il doit y avoir une enquête. Nous devons connaître les raisons de cette attaque", dit-elle à l'AFP.

Le 16 mars, vers 21H00, le Pakistan a bombardé Kaboul, affirmant cibler des "objectifs militaires". Une frappe a touché un centre médical traitant des centaines d'usagers de drogues.

Les autorités talibanes ont fait état de 411 civils tués. "Nous avons pu vérifier que plusieurs centaines de personnes ont été tuées (au moins 250) et blessées (au moins 100), et d'autres sont toujours portées disparues", a indiqué une source onusienne à l'AFP.

Comme l'ont constaté des journalistes de l'AFP sur place, ainsi que l'ONG Norwegian Refugee Council, de nombreux corps ont été déchiquetés, rendant l'identification difficile. Certains ont été brûlés, "comme mon fils" dit Samira Muhammadi.

Le jeune homme était tombé dans l'addiction aux méta-amphétamines en Iran. "Nous travaillions dans un abattoir la nuit lui et moi, ses collègues lui ont dit que la drogue l'aiderait à ne pas dormir", raconte cette veuve de 43 ans.

Expulsés d'Iran il y a quelques mois comme des milliers d'Afghans, elle, ses deux fils, ses deux filles et leurs enfants ont tenté de reconstruire une vie à Kaboul.

Le fils aîné faisait de petits boulots, sa mère des ménages.

Un jour, Aref Khan a été emmené au Camp Omid par les autorités luttant contre la toxicomanie. Le 16 mars, Samira Muhammadi lui apporté à manger. "J'étais assise avec lui, j'ai fait une vidéo", se souvient-elle. Il pensait sortir rapidement. Le soir, le bombardement a ravagé le centre.

- "Pourquoi un hôpital" -

"D'habitude, dans une guerre, les lieux militaires sont ciblés, pourquoi le Pakistan a frappé un hôpital?", se demande-t-elle.

Dix-sept ONG humanitaires internationales dont Médecins du Monde ont condamné le bombardement, rappelant que les hôpitaux ne doivent jamais faire l'objet d'attaques.

Amnesty International, Human Rights Watch et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme ont réclamé une enquête "indépendante".

"La première responsabilité revient aux Etats dont les opérations militaires sont soupçonnées d'avoir touché des civils", a expliqué à l'AFP le porte-parole du Haut-Commissariat à Genève. "Dans ce cas, le Pakistan", insiste Richard Bennett, le rapporteur spécial de l'ONU pour l'Afghanistan.

"De nombreux innocents sont morts. J'espère que le Pakistan veut savoir ce qui s'est passé. Etait-ce une erreur des renseignements? Un missile qui a mal fonctionné?", insiste Kenneth Roth, professeur à l'Université américaine de Princeton et ex-directeur de Human Rights Watch dans un entretien à l'AFP.

Si les Etats sont généralement réticents à se remettre en cause, mais "même le Pentagone enquête sur pourquoi il a frappé et tué tant d'enfants dans une école en Iran", ajoute-t-il.

Le Pakistan n'a répondu à aucune des questions de l'AFP sur une possible enquête.

Le gouvernement taliban souligne lui auprès de l'AFP avoir donné accès au site aux médias, diplomates et ONG et "partagé les preuves".

Plusieurs des proches de victimes disent faire davantage confiance aux institutions internationales alors qu'Afghanistan et Pakistan sont en conflit depuis des mois.

Islamabad accuse son voisin d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan, ce que les autorités afghanes démentent.

- Peu de chances de poursuites -

La mission de l'ONU en Afghanistan (Unama) a le mandat pour enquêter sur l'impact du conflit sur les civils afghans et donc sur la frappe.

"Ce processus est en cours mais peut prendre du temps notamment dans des événements qui ont fait un grand nombre de victimes comme celui-ci", a indiqué l'Unama à l'AFP, rappelant qu'elle se base sur des sources variées (témoins directs, médecins...) ainsi que sur "l"examen" des sites concernés.

Elle a précisé être en contact avec la mission diplomatique pakistanaise en Afghanistan, sans donner plus de détails.

Si l'enquête pointait "une attaque intentionnelle sur des civils ou suffisamment imprudente pour toucher des civils, elle pourrait conduire à des poursuites", estime Kenneth Roth. Mais l'Unama ne peut pas initier la procédure.

Et il existe peu de chances qu'elles aient lieu au Pakistan, où à la Cour pénale internationale qui traite plutôt les crimes de guerre en série, poursuit-il.

Personne n'a été inculpé internationalement pour des frappes récentes sur des centres de santé à Gaza, en Ukraine, au Soudan ou en Birmanie, regrette M. Roth qui ajoute: "Le manque de poursuites encourage ces crimes de guerre".

A Kaboul, Samira Muhammadi n'abandonne pas: "Nous devons élever la voix pour que justice soit faite (...) pour ne pas revivre la même douleur".

H.Sasidharan--DT