Dubai Telegraph - A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC

EUR -
AED 4.295822
AFN 77.201367
ALL 92.660201
AMD 426.003004
ANG 2.093556
AOA 1073.808585
ARS 1751.365823
AUD 1.638203
AWG 2.105507
AZN 1.971651
BAM 1.95812
BBD 2.358715
BDT 143.109589
BGN 1.984284
BHD 0.441525
BIF 3480.498869
BMD 1.169726
BND 1.488596
BOB 13.509009
BRL 6.076028
BSD 1.171093
BTN 112.020268
BWP 15.722699
BYN 3.562052
BYR 22926.632659
BZD 2.355311
CAD 1.609847
CDF 2661.126791
CHF 0.93467
CLF 0.027414
CLP 1078.955682
CNY 7.864361
CNH 7.862196
COP 3598.545547
CRC 530.63108
CUC 1.169726
CUP 30.997743
CVE 110.395822
CZK 24.127818
DJF 208.538014
DKK 7.476392
DOP 68.431385
DZD 155.415588
EGP 59.511573
ERN 17.545892
ETB 188.503665
FJD 2.566962
FKP 0.859766
GBP 0.857117
GEL 3.047187
GGP 0.859766
GHS 13.028439
GIP 0.859766
GMD 85.389905
GNF 10290.414342
GTQ 8.936552
GYD 244.910225
HKD 9.173145
HNL 31.448113
HRK 7.534095
HTG 153.214838
HUF 364.235762
IDR 20699.12314
ILS 3.50643
IMP 0.859766
INR 111.969989
IQD 1532.926128
IRR 1607876.330773
ISK 142.018526
JEP 0.859766
JMD 185.283526
JOD 0.829395
JPY 185.950783
KES 151.421063
KGS 102.291504
KHR 4708.136516
KMF 493.624623
KPW 1052.753884
KRW 1615.269033
KWD 0.360533
KYD 0.975952
KZT 533.670132
LAK 26381.149586
LBP 104727.417559
LKR 386.396238
LRD 212.55097
LSL 18.895811
LTL 3.453897
LVL 0.707556
LYD 7.416821
MAD 10.828232
MDL 20.107742
MGA 5053.216838
MKD 61.597995
MMK 2455.966851
MNT 4209.140383
MOP 9.461112
MRU 46.799058
MUR 54.567427
MVR 18.083949
MWK 2030.715131
MXN 19.809318
MYR 4.73156
MZN 74.751358
NAD 18.895811
NGN 1578.030824
NIO 42.926839
NOK 10.908381
NPR 179.234163
NZD 1.959669
OMR 0.449758
PAB 1.171088
PEN 3.921547
PGK 5.184171
PHP 72.222391
PKR 324.948962
PLN 4.318027
PYG 7051.386218
QAR 4.263671
RON 5.25102
RSD 117.312001
RUB 96.85296
RWF 1718.912586
SAR 4.394925
SBD 9.388002
SCR 16.055679
SDG 703.576037
SEK 11.072838
SGD 1.485599
SHP 0.86661
SLE 28.834272
SLL 24528.571726
SOS 669.307452
SRD 44.086971
STD 24210.969763
STN 24.973653
SVC 10.247099
SYP 15208.779371
SZL 18.820757
THB 38.326661
TJS 10.820777
TMT 4.105739
TND 3.388716
TOP 2.81642
TRY 56.198908
TTD 7.936371
TWD 37.288538
TZS 3094.514067
UAH 52.237726
UGX 4356.162166
USD 1.169726
UYU 46.935017
UZS 13863.594664
VES 911.190122
VND 30504.118698
VUV 138.280501
WST 3.192504
XAF 656.749301
XAG 0.017
XAU 0.000258
XCD 3.161243
XCG 2.110592
XDR 0.827057
XOF 656.738059
XPF 119.331742
YER 277.336532
ZAR 18.815268
ZMK 10528.935752
ZMW 22.104383
ZWL 376.651345
  • AEX

    0.3300

    1102.78

    +0.03%

  • BEL20

    -4.0200

    5743.62

    -0.07%

  • PX1

    -47.6000

    8453.09

    -0.56%

  • ISEQ

    55.9000

    14031.78

    +0.4%

  • OSEBX

    -4.7900

    2075.92

    -0.23%

  • PSI20

    44.3400

    9282.81

    +0.48%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -2.4200

    4833.67

    -0.05%

  • N150

    -19.7800

    4279.87

    -0.46%

A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC
A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC / Photo: Thomas COEX - AFP/Archives

A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC

Le procès de l'ex-rebelle congolais Roger Lumbala s'ouvre mercredi à Paris, une audience historique sur les atrocités commises dans l'est de la République démocratique du Congo, théâtre d'un des conflits les plus meurtriers du XXIe siècle.

Taille du texte:

Notamment poursuivi pour complicité de crimes contre l'humanité, cet homme de 67 ans est détenu à la prison de la Santé depuis son arrestation en France en décembre 2020.

Il encourt le 19 décembre un verdict de réclusion criminelle à perpétuité au terme de plus d'un mois de débats, avec les témoignages attendus de dizaines de victimes, sans que l'on sache combien pourront se déplacer jusqu'à la cour d'assises de Paris.

La justice française reproche à Roger Lumbala les crimes commis en 2002 et 2003 en Ituri et dans le Haut-Uélé par son mouvement rebelle du RCD-N (Rassemblement des Congolais démocrates-National), soutenu par l'Ouganda voisin, et qui comptait parmi la dizaine de groupes alors en guerre dans le nord-est de la RDC.

Ces exactions ont été perpétrées lors d'une offensive contre des mouvements pro-gouvernementaux, baptisée "Effacer le tableau" et menée conjointement avec son allié du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'actuel ministre congolais Jean-Pierre Bemba.

Outre la lutte contre les forces loyales au président de l'époque Joseph-Désiré Kabila, cette opération visait à "mettre la main sur les ressources naturelles" de la région, selon le rapport "Mapping" de l'ONU publié en 2010.

Elle a donné lieu à de nombreux crimes: exécutions sommaires, travail forcé, tortures, mutilations, pillages, ainsi que des viols de femmes.

- "Instruments de guerre" -

Ceux-ci ont été utilisés comme "instruments de guerre" par des combattants qui se désignaient comme "les effaceurs", selon les magistrats instructeurs français qui avaient lancé leurs investigations en 2016. Les femmes nande et pygmées bambuti, deux communautés soupçonnées de pencher du côté d'un groupe armé pro-Kinshasa, le RCD-ML, ont payé un lourd tribut.

Ephémère ministre durant la période de transition entre 2003 et 2005, puis candidat à la présidentielle en 2006 avant de reprendre le chemin de l'exil, Roger Lumbala, qui a expliqué durant l'enquête qu'il n'était alors qu'un "homme politique n'ayant disposé d'aucun militaire sous ses ordres", contestera sans doute la compétence de la justice française.

Les juges d'instruction, qui le décrivent comme "un chef de guerre à la tête de forces armées" ayant laissé les combattants "sous son autorité et son contrôle commettre des crimes contre l'humanité", l'ont poursuivi au titre de la compétence universelle. Celle-ci permet de juger les auteurs de tels crimes même s'ils sont commis dans un autre pays.

Parmi les conditions, l'auteur présumé doit avoir sa résidence habituelle en France: à l'inverse de Jean-Pierre Bemba, c'est le cas de Roger Lumbala. Il dispose d'un appartement à Paris, où il avait déposé une demande de renouvellement de son statut de réfugié qui lui a été refusé, point de départ de l'enquête quand l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) avait signalé son cas à la justice.

- "Signal fort" -

Ce "procès historique" est le premier au monde "en vertu de la compétence universelle pour des atrocités de masse commises en République démocratique du Congo (RDC) par un ressortissant congolais", se sont félicitées dans un communiqué plusieurs ONG parties civiles, la Clooney Foundation for Justice (CFJ), TRIAL International, Minority Rights Group (MRG), Justice Plus et PAP-RDC, qui soutient les populations pygmées de RDC.

Le Parquet national antiterroriste a décidé d'enregistrer les débats "au titre de la constitution d'archives historiques de la justice", comme c'est le cas pour les procès jugeant des crimes contre l'humanité.

"Le fait de tenir Lumbala responsable de ses actes envoie un signal fort dans le conflit violent qui sévit actuellement en RDC, à savoir que les abus feront l'objet d'enquêtes et que justice sera rendue", se félicite Samuel Ade Ndasi, de l'ONG britannique MRG.

Aujourd'hui, des combats entre forces armées congolaises et groupes armés, notamment le M23 soutenu par le Rwanda voisin, se poursuivent dans l'est de la RDC malgré des pourparlers et la récente signature d'un accord de paix entre Kinshasa et Kigali.

Depuis près de 30 ans, ces guerres ont fait directement ou indirectement (maladies, destruction des infrastructures, etc.), des millions de morts et de déplacés.

Y.Sharma--DT