Dubai Telegraph - Cuba: l'inculpation d'un ex-ministre de l'Economie ravive le spectre des purges politiques

EUR -
AED 4.294817
AFN 77.184608
ALL 92.638578
AMD 425.903594
ANG 2.093067
AOA 1073.557629
ARS 1750.971257
AUD 1.637385
AWG 2.105016
AZN 1.984905
BAM 1.957663
BBD 2.358165
BDT 143.076193
BGN 1.983821
BHD 0.441422
BIF 3479.686675
BMD 1.169453
BND 1.488248
BOB 13.505856
BRL 6.075191
BSD 1.17082
BTN 111.994128
BWP 15.71903
BYN 3.56122
BYR 22921.282598
BZD 2.354762
CAD 1.609705
CDF 2660.505558
CHF 0.935071
CLF 0.027408
CLP 1078.70296
CNY 7.862526
CNH 7.860544
COP 3597.705805
CRC 530.507254
CUC 1.169453
CUP 30.99051
CVE 110.37006
CZK 24.132957
DJF 208.489351
DKK 7.476712
DOP 68.415417
DZD 155.315406
EGP 59.505263
ERN 17.541798
ETB 188.516567
FJD 2.566891
FKP 0.859565
GBP 0.857151
GEL 3.04646
GGP 0.859565
GHS 13.025399
GIP 0.859565
GMD 85.369718
GNF 10288.013015
GTQ 8.934466
GYD 244.853074
HKD 9.171279
HNL 31.440778
HRK 7.533739
HTG 153.179085
HUF 364.043179
IDR 20712.653297
ILS 3.507371
IMP 0.859565
INR 111.953157
IQD 1532.56841
IRR 1607501.123635
ISK 142.030458
JEP 0.859565
JMD 185.240289
JOD 0.829102
JPY 185.811491
KES 151.104853
KGS 102.26763
KHR 4707.037845
KMF 493.509497
KPW 1052.508218
KRW 1620.786107
KWD 0.360566
KYD 0.975725
KZT 533.545597
LAK 26374.993394
LBP 104702.978817
LKR 386.30607
LRD 212.50137
LSL 18.891402
LTL 3.453092
LVL 0.707391
LYD 7.41509
MAD 10.825705
MDL 20.10305
MGA 5052.03804
MKD 61.583621
MMK 2455.393737
MNT 4208.158156
MOP 9.458904
MRU 46.788137
MUR 54.498846
MVR 18.079406
MWK 2030.241252
MXN 19.804187
MYR 4.730909
MZN 74.733877
NAD 18.891402
NGN 1577.615847
NIO 42.922662
NOK 10.904776
NPR 179.192338
NZD 1.959266
OMR 0.449659
PAB 1.170814
PEN 3.920632
PGK 5.183029
PHP 72.238333
PKR 324.873133
PLN 4.317048
PYG 7049.740737
QAR 4.262697
RON 5.251075
RSD 117.314851
RUB 97.352791
RWF 1718.511468
SAR 4.3939
SBD 9.385811
SCR 16.180428
SDG 703.422749
SEK 11.068331
SGD 1.485194
SHP 0.866408
SLE 28.826772
SLL 24522.847843
SOS 669.151265
SRD 44.076394
STD 24205.319995
STN 24.967826
SVC 10.244708
SYP 15205.230316
SZL 18.817036
THB 38.288084
TJS 10.818252
TMT 4.104781
TND 3.38788
TOP 2.815763
TRY 56.209089
TTD 7.934519
TWD 37.269336
TZS 3087.359932
UAH 52.225536
UGX 4355.145631
USD 1.169453
UYU 46.924065
UZS 13860.35907
VES 910.977488
VND 30475.95023
VUV 138.248233
WST 3.191759
XAF 656.596045
XAG 0.016969
XAU 0.000257
XCD 3.160506
XCG 2.1101
XDR 0.826864
XOF 656.584805
XPF 119.331742
YER 277.283946
ZAR 18.806468
ZMK 10526.484264
ZMW 22.099225
ZWL 376.563451
  • AEX

    -0.6600

    1102.11

    -0.06%

  • BEL20

    24.1200

    5767.66

    +0.42%

  • PX1

    -1.6900

    8451.78

    -0.02%

  • ISEQ

    35.0800

    14066.64

    +0.25%

  • OSEBX

    12.8700

    2088.74

    +0.62%

  • PSI20

    69.6200

    9352.59

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -2.4200

    4833.67

    -0.05%

  • N150

    17.1200

    4296.96

    +0.4%

Cuba: l'inculpation d'un ex-ministre de l'Economie ravive le spectre des purges politiques
Cuba: l'inculpation d'un ex-ministre de l'Economie ravive le spectre des purges politiques / Photo: Yamil LAGE - AFP/Archives

Cuba: l'inculpation d'un ex-ministre de l'Economie ravive le spectre des purges politiques

A Cuba, l'inculpation pour "espionnage" et "corruption" d'un ancien ministre de l'Economie, proche du président Miguel Diaz-Canel, suscite des interrogations et ravive le spectre des purges politiques au sein du pouvoir communiste.

Taille du texte:

Alors qu'aucune information n'avait filtré sur le sort d'Alejandro Gil depuis son limogeage en février 2024 puis l'annonce peu après par le chef de l'Etat qu'il était sous le coup d'une enquête pour "graves erreurs", un communiqué sibyllin du Bureau du procureur général de la République publié il y a une semaine est venu relancer les spéculations.

Ce dernier a annoncé avoir demandé que l'ancien ministre (2018-2024), et d'autres accusés, dont ni l'identité ni le nombre n'ont été précisés, "soient tenus responsables des délits d'espionnage" et "d'actes portant préjudice à l'activité économique", pour lesquels sont réclamées des peines de prison.

S'ensuit une longue liste d'accusations: "détournement de fonds, corruption, falsification de documents publics, évasion fiscale, trafic d'influence, blanchiment d'argent, violation des normes de protection de documents classifiés, soustraction et dégradation de documents ou d'autres objets sous garde officielle".

Aucun détail n'a été donné sur un éventuel pays bénéficiaire des activités présumées "d'espionnage" - passibles à Cuba de 10 à 30 ans de prison, réclusion à perpétuité ou peine de mort - ni sur les préjudices économiques. Aucune date d'un éventuel procès n'a par ailleurs été communiquée.

Alejandro Gil, 61 ans, ingénieur spécialisé dans les transports, était réputé proche de Miguel Diaz-Canel, qui a succédé à Raul Castro à la présidence en 2021. Il a été ministre de l'Economie et de la Planification de 2018 jusqu'à sa chute brutale.

Depuis, il n'a plus jamais été vu publiquement et aucune information officielle n'a confirmé une éventuelle détention ou un placement en résidence surveillée.

Cette disgrâce suscite des interrogations au moment où le pays traverse sa pire crise économique en trente ans et connaît une ouverture chaotique au secteur privé, avec une forte inflation, la paupérisation d'une partie de la population et une montée des inégalités.

Mais elle n'est pas une nouveauté au sein du pouvoir cubain, marqué par une succession de mises à l'écart soudaines, souvent entourées de mystère, dans des périodes de crises ou de tensions internes.

Parmi les plus notoires figure celle de Roberto Robaina, membre du Bureau politique du Parti communiste et ministre des Affaires étrangères dont la carrière fulgurante a été brisée en plein vol en 1999 pour "déloyauté" à l'égard de l'ex-dirigeant Fidel Castro.

Puis en 2009, sous la présidence de Raul Castro, celles de Felipe Perez Roque, chef de la diplomatie, et de Carlos Lage, secrétaire du Conseil des ministres, destitués brutalement pour conduite "indigne".

- "Jour d'après" -

L'éviction la plus retentissante reste à ce jour l'affaire du général Arnaldo Ochoa, accusé avec d'autres officiers de trafic de drogue.

Au terme d'un procès qualifié de stalinien par la dissidence, cet ex-combattant de la guérilla castriste dans la Sierra Maestra et héros de l'intervention en Angola avait été fusillé en 1989.

Pour le politologue Arturo Lopez-Levy, chercheur cubain à l'Université de Denver, l'affaire Gil peut être interprétée comme un "message politique" à l'intention des hauts responsables de l'île.

Pour les tenants de l'orthodoxie communiste, Alejandro Gil représente ces "personnes qui pensent qu'il n'y a pas d'avenir dans le système et qui ont commencé à se préparer pour le jour d'après", cherchant à assurer leurs intérêts économiques, souligne le chercheur.

"Dans un contexte de crise et de projets de réforme et d'ouverture" vers le secteur privé, "le fait qu'une personne au plus haut niveau adopte un comportement de +fin de partie+ envoie un signal" négatif que le pouvoir cherche à neutraliser, estime-t-il.

Dans une réaction inhabituelle à Cuba, au lendemain de l'annonce de l'inculpation de son père, la fille de l'ex-ministre a volé à son secours dans une publication sur Facebook.

Laura Maria Gil a assuré que son père nie toutes les accusations portées contre lui et réclame "un procès public (...) qui serait diffusé en direct à la télévision (...) avec la participation de médias officiels et non officiels".

"Concernant le sujet de l'espionnage (...) je pense que le peuple apprécierait davantage d'information", notamment sur le pays bénéficiaire et les compensations reçues, a-t-elle souligné, demandant d'en savoir plus sur les "preuves" du parquet.

Pour le politologue Arturo Lopez-Levy, il n'est pas exclu que l'accusation d'espionnage permette au pouvoir cubain de "gérer le procès à huis clos avec un contrôle sur les informations divulguées" à l'audience.

W.Darwish--DT