Dubai Telegraph - P. Diddy : procès choc à NY

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P. Diddy : procès choc à NY




Le scandale qui entoure le rappeur P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs, a pris une ampleur sans précédent avec l’ouverture de son procès à New York, débuté le 5 mai 2025. Accusé de trafic sexuel, de transport à des fins de prostitution et de complot de racket, l’artiste risque une peine de prison à vie. Ce procès, qualifié d’historique, pourrait bouleverser l’industrie musicale et le monde du divertissement en exposant des pratiques sombres longtemps dissimulées.

Tout a commencé en 2023, lorsque Cassie, l’ex-compagne de P. Diddy et chanteuse reconnue, a porté plainte contre lui pour viol et violences physiques. Bien que cette affaire ait été réglée à l’amiable en un temps record, elle a déclenché une cascade d’accusations similaires. En mars 2024, des perquisitions dans ses luxueuses résidences de Miami et Los Angeles ont mis au jour des éléments troublants, renforçant les soupçons d’activités criminelles organisées.

Au cœur de ce procès se trouvent les célèbres soirées "Freak Offs", organisées par P. Diddy. Ces événements, décrits comme des orgies impliquant drogues et coercition, auraient servi de terrain à l’exploitation sexuelle de nombreuses personnes. Selon le parquet fédéral de Manhattan, le rappeur aurait utilisé son pouvoir et son influence pour contraindre ses victimes, hommes et femmes, à participer à des actes contre leur volonté. La violence et l’intimidation auraient été des outils clés pour maintenir ce système en place.

Les chiffres sont vertigineux : plus de 120 victimes présumées ont émergé, certaines remontant à des incidents datant des années 1990. Les accusations vont du viol à l’agression sexuelle, en passant par la séquestration. P. Diddy est également pointé du doigt pour avoir tenté de réduire au silence ses accusateurs, ajoutant une couche de complexité à l’affaire. Face à ces allégations, il plaide non coupable, ses avocats défendant l’idée que son mode de vie relevait d’un choix personnel et non d’actes criminels.

Le procès, qui s’étendra sur plusieurs semaines, attire une attention médiatique intense. La sélection des jurés, entamée le 5 mai, a été minutieuse pour garantir leur impartialité, un défi face à la notoriété de l’accusé. Chaque jour apporte son lot de révélations, alimentant les spéculations sur d’éventuelles complicités impliquant d’autres figures influentes du showbiz. Pour l’instant, aucune autre célébrité n’a été formellement mise en cause, mais l’ombre du doute plane.

Ce scandale résonne bien au-delà du cas de P. Diddy. À l’image du mouvement #MeToo qui a ébranlé Hollywood, ce procès pourrait devenir un symbole dans la lutte contre les abus sexuels dans l’industrie musicale. Le verdict, encore incertain, déterminera non seulement le destin de Sean Combs, mais pourrait aussi redéfinir les normes de responsabilité dans le monde du divertissement.