Dubai Telegraph - Trump implore ses alliés

EUR -
AED 4.211623
AFN 72.819805
ALL 93.636171
AMD 422.263103
ANG 2.053234
AOA 1052.192535
ARS 1647.65034
AUD 1.633165
AWG 2.06424
AZN 1.94858
BAM 1.932561
BBD 2.310912
BDT 140.847569
BGN 1.939102
BHD 0.432463
BIF 3430.0788
BMD 1.1468
BND 1.469925
BOB 7.957315
BRL 5.83813
BSD 1.147403
BTN 108.44201
BWP 15.37413
BYN 3.176602
BYR 22477.28
BZD 2.307651
CAD 1.621174
CDF 2660.576139
CHF 0.922721
CLF 0.025809
CLP 1015.78942
CNY 7.749444
CNH 7.771026
COP 3939.258
CRC 522.61567
CUC 1.1468
CUP 30.3902
CVE 109.347469
CZK 23.855791
DJF 203.809143
DKK 7.380966
DOP 67.202415
DZD 152.385607
EGP 57.234721
ERN 17.202
ETB 181.624475
FJD 2.561608
FKP 0.856046
GBP 0.867437
GEL 3.033285
GGP 0.856046
GHS 12.956202
GIP 0.856046
GMD 83.716038
GNF 10066.035871
GTQ 8.745909
GYD 240.013889
HKD 8.9884
HNL 30.616346
HRK 7.533559
HTG 149.848112
HUF 344.785009
IDR 20354.09448
ILS 3.376626
IMP 0.856046
INR 108.154132
IQD 1502.308
IRR 1576849.999934
ISK 142.58168
JEP 0.856046
JMD 181.467891
JOD 0.813103
JPY 183.789607
KES 148.53374
KGS 100.287387
KHR 4601.527047
KMF 487.389784
KPW 1032.120401
KRW 1733.806779
KWD 0.353327
KYD 0.956202
KZT 559.546703
LAK 25264.003775
LBP 102695.940062
LKR 384.391139
LRD 208.889425
LSL 18.572263
LTL 3.386203
LVL 0.693688
LYD 7.310873
MAD 10.602186
MDL 20.022237
MGA 4816.559941
MKD 60.879756
MMK 2408.217833
MNT 4104.835454
MOP 9.257481
MRU 45.963796
MUR 54.04896
MVR 17.729808
MWK 1990.845095
MXN 19.90667
MYR 4.661518
MZN 73.282934
NAD 18.580358
NGN 1558.638416
NIO 41.984462
NOK 11.159683
NPR 173.506117
NZD 1.991525
OMR 0.440942
PAB 1.147403
PEN 3.913467
PGK 5.031872
PHP 69.235767
PKR 319.152361
PLN 4.183148
PYG 7001.804944
QAR 4.174928
RON 5.168669
RSD 115.908285
RUB 83.683769
RWF 1706.4384
SAR 4.302672
SBD 9.244841
SCR 16.187223
SDG 688.652624
SEK 10.984337
SGD 1.470232
SHP 0.856202
SLE 28.383634
SLL 24047.826802
SOS 655.404832
SRD 42.812368
STD 23736.44462
STN 24.54152
SVC 10.039367
SYP 126.75821
SZL 18.574582
THB 37.310566
TJS 10.636301
TMT 4.025268
TND 3.339195
TOP 2.76122
TRY 53.261028
TTD 7.794276
TWD 36.19129
TZS 3010.353406
UAH 51.386834
UGX 4244.955411
USD 1.1468
UYU 46.323376
UZS 13767.333837
VES 683.53454
VND 30190.6568
VUV 136.456472
WST 3.141947
XAF 648.162993
XAG 0.017416
XAU 0.000271
XCD 3.099285
XCG 2.067916
XDR 0.807
XOF 647.942205
XPF 119.331742
YER 273.655179
ZAR 18.84345
ZMK 10322.575319
ZMW 20.280136
ZWL 369.269132
  • AEX

    -1.3000

    1081.41

    -0.12%

  • BEL20

    -54.7500

    5648.88

    -0.96%

  • PX1

    37.1000

    8467.98

    +0.44%

  • ISEQ

    48.0800

    13786.23

    +0.35%

  • OSEBX

    -24.4000

    1927.39

    -1.25%

  • PSI20

    -50.0000

    9040.4

    -0.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.3500

    4200.66

    -2.06%

  • N150

    -44.0500

    4232.51

    -1.03%


Trump implore ses alliés




Depuis le 28 février 2026, les États‑Unis et Israël mènent une offensive massive contre l’Iran. Les forces aériennes ont détruit des cibles militaires et nucléaires tandis que Téhéran a riposté en fermant le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole. La fermeture du détroit a provoqué une envolée des prix du brut et du gaz et une inquiétude croissante quant à l’approvisionnement énergétique mondial. Cette crise dure depuis trois semaines et l’Iran continue de menacer les infrastructures pétrolières, ce qui nourrit l’incertitude sur la durée du conflit.

Un président américain isolé
Face à l’enlisement de la guerre et à la paralysie d’Ormuz, Donald Trump a sollicité l’aide de plusieurs pays. Sur son réseau social, il a exhorté la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume‑Uni à envoyer des navires de guerre pour escorter les pétroliers et « veiller à la sécurité du passage ». Il affirme avoir « complètement décapité » le régime iranien mais admet ne pas pouvoir rouvrir Ormuz seul.

Le président présente cet appel comme un test de loyauté. Selon ses propos, il veut savoir qui soutient encore les États‑Unis : il a souligné que quarante années de protection américaine donnent droit à un retour d’ascenseur. Les États‑Unis, assure-t‑il, n’auraient plus besoin d’aide mais souhaitent mesurer la fidélité des alliés. Ce ton polémique traduit un certain isolement diplomatique : au début du conflit, Washington avait lancé l’offensive sans consulter ses partenaires et leur absence actuelle l’agace ouvertement.

Des alliés réticents à s’engager
Malgré la rhétorique martiale de Donald Trump, aucun pays n’a officiellement annoncé l’envoi de bâtiments de guerre. Les Européens rappellent qu’ils ne sont pas parties prenantes au conflit et privilégient la désescalade. Emmanuel Macron a exclu toute participation « dans le contexte actuel », précisant que la France n’interviendrait pas tant que les bombardements se poursuivent. Paris envisage une mission d’escorte uniquement défensive une fois l’intensité des combats réduite, mais pas une opération de combat.

Dans le reste de l’Europe, Berlin et Londres ont décliné la demande de Washington, réaffirmant que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord n’a pas vocation à s’impliquer dans cette guerre. L’Italie et l’Allemagne prônent la désescalade, et l’Espagne refuse tout engagement militaire dans la zone. Seuls quelques pays asiatiques se disent prêts à examiner la requête, sans plus de précision. Le Grand Continent résume bien la situation : jusqu’au 16 mars 2026, « aucun pays n’a signalé son intention d’envoyer des bâtiments de guerre ». Trump, conscient du manque d’enthousiasme, a même menacé de reporter une rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping si Pékin n’envoyait pas de navires.

Une coalition défensive en gestation
La France travaille en parallèle à la constitution d’une coalition internationale visant à sécuriser Ormuz lorsque la situation se stabilisera. Des consultations sont en cours avec des pays européens, asiatiques et du Golfe afin de définir une mission d’escorte qui serait limitée à la protection des navires commerciaux. Les Européens envisagent aussi d’élargir la mission navale Aspides, actuellement concentrée sur la mer Rouge, au détroit d’Ormuz.

Pour l’heure, les alliés rappellent que la sécurisation durable du détroit ne peut être imposée par la force. Ils estiment qu’une solution diplomatique avec l’Iran est indispensable pour garantir la libre navigation et éviter une escalade régionale. Certains responsables soulignent également que les capacités navales américaines sont en grande partie mobilisées pour protéger les bases militaires et les infrastructures énergétiques, ce qui limite leur disponibilité pour escorter les navires marchands.

Une frustration grandissante à la Maison‑Blanche
L’isolement croissant de l’administration américaine se traduit par des déclarations virulentes. Donald Trump critique ouvertement ses alliés en les accusant d’ingratitude. Lors d’un échange avec des journalistes, il a raillé la France en affirmant que sa réponse était « pas parfaite, mais c’est la France ». Il déplore que les partenaires ne se pressent pas pour participer à une opération qu’il présente pourtant comme indispensable à la sécurité énergétique mondiale. Dans d’autres messages, il a menacé de s’en prendre aux infrastructures pétrolières iraniennes de l’île de Kharg si Téhéran continuait de bloquer Ormuz.

Cette nervosité reflète aussi des considérations intérieures. La prolongation du conflit, l’impact sur les marchés du pétrole et la réaction tiède des alliés pourraient affaiblir le président américain alors que l’économie montre des signes de fragilité. De plus, des décisions judiciaires défavorables et des critiques contre les médias accentuent sa colère.

Un débat public nourri et des critiques virulentes
Les réseaux sociaux et forums ont relayé des milliers de commentaires sur cette demande d’aide. Beaucoup d’internautes dénoncent l’ironie d’un leader qui a déclenché un conflit sans consultation et qui, face à l’impasse, implore l’assistance de ceux qu’il a souvent méprisés. Certains soulignent que demander de l’aide sans dire « s’il vous plaît » est révélateur d’un style autoritaire. D’autres rappellent les menaces passées de Washington à l’égard de ses alliés et jugent qu’un pays qui impose ses choix et gouverne par la menace n’est pas un allié, mais un tyran.

Une partie du public estime que l’Europe ne doit pas s’engager dans une guerre qu’elle n’a pas voulue et qu’il est préférable de privilégier la voie diplomatique. Des commentaires remarquent qu’une coalition maritime ne suffira pas à rouvrir Ormuz sans un accord avec l’Iran et que la seule solution durable passe par une désescalade et un cessez‑le‑feu. On note aussi la résurgence des critiques envers Donald Trump lui-même : certains y voient un signe d’impuissance, d’autres un simple calcul politique visant à rejeter la responsabilité d’un enlisement sur les alliés.

Enjeux et perspectives
Cette crise met en lumière les limites d’une stratégie unilatérale. Les États‑Unis et Israël ont infligé de lourdes pertes au régime iranien, mais la fermeture d’Ormuz montre que Téhéran conserve un levier de pression considérable. Les appels de Donald Trump à l’aide internationale révèlent son incapacité à garantir la libre circulation dans un passage vital sans soutien extérieur.

Pour l’Europe et ses partenaires asiatiques, la priorité reste d’éviter une extension du conflit. La France et l’Union européenne plaident pour une action collective, mais seulement dans un cadre multilatéral et défensif lorsque la situation sera apaisée. À plus long terme, la stabilité d’Ormuz dépendra autant de la puissance militaire que de négociations diplomatiques inclusives où l’Iran aura sa place. En attendant, l’opinion publique internationale reste sceptique face à un président américain qui, en difficulté, appelle à l’aide alors qu’il a engagé la guerre sans concertation.