Dubai Telegraph - Pesticides, climat, parasites: les apiculteurs ont le bourdon

EUR -
AED 4.169644
AFN 72.093516
ALL 94.383371
AMD 417.736819
ANG 2.032771
AOA 1041.701222
ARS 1679.480864
AUD 1.648523
AWG 2.045086
AZN 1.9303
BAM 1.958034
BBD 2.286509
BDT 139.642404
BGN 1.919776
BHD 0.428202
BIF 3388.871104
BMD 1.13537
BND 1.474828
BOB 7.845193
BRL 5.922778
BSD 1.135295
BTN 107.433418
BWP 15.532064
BYN 3.199551
BYR 22253.260537
BZD 2.283276
CAD 1.616198
CDF 2576.155678
CHF 0.922636
CLF 0.026528
CLP 1044.052439
CNY 7.709733
CNH 7.736437
COP 3905.83325
CRC 516.805597
CUC 1.13537
CUP 30.087317
CVE 110.383654
CZK 24.247369
DJF 201.778359
DKK 7.475233
DOP 66.547981
DZD 151.595785
EGP 56.336399
ERN 17.030557
ETB 183.035082
FJD 2.5543
FKP 0.860835
GBP 0.862751
GEL 2.997056
GGP 0.860835
GHS 12.715901
GIP 0.860835
GMD 82.251366
GNF 9947.56902
GTQ 8.659881
GYD 237.477232
HKD 8.902155
HNL 30.337193
HRK 7.536362
HTG 148.443948
HUF 356.102114
IDR 20426.449506
ILS 3.392371
IMP 0.860835
INR 107.084501
IQD 1487.335271
IRR 1561191.117191
ISK 144.168984
JEP 0.860835
JMD 178.807954
JOD 0.804989
JPY 183.708645
KES 147.018845
KGS 99.288132
KHR 4561.345018
KMF 492.750507
KPW 1021.833789
KRW 1753.710196
KWD 0.351408
KYD 0.9461
KZT 552.497421
LAK 24920.201678
LBP 102288.732742
LKR 383.007004
LRD 206.790497
LSL 18.835679
LTL 3.352454
LVL 0.686774
LYD 7.272061
MAD 10.674161
MDL 20.106384
MGA 4742.557364
MKD 61.637966
MMK 2383.755532
MNT 4064.701566
MOP 9.169364
MRU 45.394594
MUR 54.735521
MVR 17.552948
MWK 1968.598149
MXN 20.023359
MYR 4.698096
MZN 72.552347
NAD 18.874335
NGN 1557.773921
NIO 41.56604
NOK 11.195854
NPR 171.889122
NZD 2.013017
OMR 0.436557
PAB 1.13533
PEN 3.850378
PGK 4.980815
PHP 69.702664
PKR 315.747061
PLN 4.292478
PYG 6925.023304
QAR 4.127318
RON 5.234856
RSD 117.375708
RUB 85.038488
RWF 1667.739581
SAR 4.268242
SBD 9.141949
SCR 15.322054
SDG 681.786348
SEK 11.093248
SGD 1.473671
SHP 0.847669
SLE 28.100583
SLL 23808.154509
SOS 648.864161
SRD 42.531174
STD 23499.875712
STN 24.527986
SVC 9.933553
SYP 125.494876
SZL 18.835983
THB 37.943514
TJS 10.541259
TMT 3.973797
TND 3.335148
TOP 2.7337
TRY 52.783672
TTD 7.698021
TWD 36.075489
TZS 2975.241646
UAH 50.960592
UGX 4188.779316
USD 1.13537
UYU 45.32251
UZS 13641.475842
VES 704.784587
VND 29899.98042
VUV 134.880228
WST 3.135486
XAF 656.726557
XAG 0.02012
XAU 0.000285
XCD 3.068395
XCG 2.046098
XDR 0.814022
XOF 650.567583
XPF 119.331742
YER 270.927785
ZAR 18.84295
ZMK 10219.681001
ZMW 20.46398
ZWL 365.588817
  • AEX

    -0.3200

    1065.35

    -0.03%

  • BEL20

    -41.1300

    5671.66

    -0.72%

  • PX1

    45.0400

    8385.49

    +0.54%

  • ISEQ

    137.9800

    13936.44

    +1%

  • OSEBX

    -18.2800

    1926.78

    -0.94%

  • PSI20

    -80.4000

    9055.89

    -0.88%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -300.8100

    4116.43

    -6.81%

  • N150

    -15.5400

    4183.4

    -0.37%

Pesticides, climat, parasites: les apiculteurs ont le bourdon
Pesticides, climat, parasites: les apiculteurs ont le bourdon / Photo: Olivier MORIN - AFP/Archives

Pesticides, climat, parasites: les apiculteurs ont le bourdon

"Ça devient très compliqué pour notre pauvre abeille..." Réunis en congrès à Quimper, les apiculteurs européens ont dressé un sombre panorama de leur métier, confronté à des récoltes de plus en plus irrégulières en raison des multiples dégradations de l'environnement.

Taille du texte:

"Je me suis battu pendant 30 ans pour l'abeille mais, si je devais choisir aujourd'hui, je ne sais pas si je deviendrais apiculteur", lâche Henri Clément, apiculteur dans les Cévennes et porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf).

A 62 ans, M. Clément, qui possède 200 ruches en Lozère, dans l'Hérault et l'Aude, n'est plus loin de la retraite. "Mais, c'est pas réjouissant pour les jeunes qui veulent s'installer", déplore-t-il.

La teneur des débats qui se sont tenus lors du congrès européen de Quimper en sont la preuve: frelon asiatique, varroa (un parasite), pesticides et changement climatique ont occupé une grande partie du programme.

"Le plus grand problème (avec le changement climatique), c'est la météo erratique", a ainsi souligné l'entomologiste américain Jeffery Pettis, président d'Apimondia, fédération internationale rassemblant les apiculteurs de 110 pays.

"Des plantes qui étaient habituées à une certaine température font maintenant face à des étés chauds et secs et il n'y a plus de fleurs", détaille-t-il. "On perd aussi des ruches dans les inondations ou les incendies."

Ancien chercheur au ministère américain de l'Agriculture (USDA), M. Pettis avait montré dans un étude menée en 2016 que la qualité du pollen du solidage, une plante vivace à fleurs, avait diminué avec l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère.

"Nos abeilles en Amérique du Nord dépendent du solidage" pour passer l'hiver, a-t-il pointé. "Et ce phénomène peut se produire avec d'autres sources de pollen, nous ne le savons pas", a ajouté le scientifique.

Aux Etats-Unis, comme en France, 30 à 40% des ruches meurent chaque hiver, a-t-il estimé, affectés par le varroa, les pesticides et la réduction des espaces sauvages.

- drones pollinisateurs -

"Aujourd'hui, il y a même des startups américaines qui mettent au point des drones pour polliniser à la place des abeilles. C'est complètement aberrant", a dénoncé M. Clément.

Les apiculteurs français devraient cette année récolter entre 12.000 et 14.000 tonnes de miel, loin des plus de 30.000 tonnes des années 1990, selon l'Unaf. Et l'Europe, deuxième importateur mondial de miel, ne couvre actuellement que 60% de sa consommation.

Lors d'un débat sur les pesticides, Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au centre de biophysique moléculaire d’Orléans, a souligné que les parasites et pathogènes des abeilles, comme le varroa ou les virus, étaient "favorisés par la présence de (pesticides) néonicotinoïdes qui empoisonnent" en outre "directement les pollinisateurs".

Interdits depuis 2018, les néonicotinoïdes ont été réautorisés en février par le gouvernement pour les seules cultures betteravières. Ces substances peuvent rester entre 5 et 30 ans dans le sol, selon M. Bonmatin, qui a aussi mis en garde contre d'autres classes de pesticides comme les fongicides SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase).

Pour permettre aux agriculteurs de protéger les abeilles, le chercheur a annoncé le lancement prochain d'un logiciel libre baptisé "Toxibee" qui permettra d'identifier rapidement les molécules les moins toxiques.

"Avant de se passer des pesticides, on peut essayer d'amoindrir l'effet des pesticides", a-t-il ajouté. "Car ce qui tue les abeilles nuit un jour ou l'autre à la santé humaine."

Face aux constats sombres des apiculteurs, M. Pettis a redit sa confiance dans la résistance des abeilles, citant l'exemple de l'abeille noire de l'Ile-de-Groix (Morbihan) "qui survit au varroa sans traitement".

"On pense qu'elles dépendent de nous mais en réalité, elles survivent très bien sans nous", a vanté l'entomologiste apiculteur. "Et il y a toujours la beauté des abeilles. C'est une si belle chose de travailler avec les abeilles!"

F.A.Dsouza--DT