Dubai Telegraph - Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"

EUR -
AED 4.291906
AFN 74.188104
ALL 95.612363
AMD 433.156007
ANG 2.091768
AOA 1072.830672
ARS 1638.484029
AUD 1.630045
AWG 2.106512
AZN 2.010972
BAM 1.956061
BBD 2.354674
BDT 143.446706
BGN 1.949446
BHD 0.442057
BIF 3479.049841
BMD 1.168661
BND 1.492893
BOB 8.078044
BRL 5.785104
BSD 1.169136
BTN 111.336396
BWP 15.888054
BYN 3.309685
BYR 22905.757712
BZD 2.351274
CAD 1.590986
CDF 2706.619162
CHF 0.916447
CLF 0.027048
CLP 1064.499798
CNY 7.982247
CNH 7.98296
COP 4357.294507
CRC 531.861943
CUC 1.168661
CUP 30.969519
CVE 110.279259
CZK 24.381188
DJF 208.186919
DKK 7.472927
DOP 69.658113
DZD 154.76695
EGP 62.802792
ERN 17.529917
ETB 183.829569
FJD 2.568011
FKP 0.863475
GBP 0.863413
GEL 3.137805
GGP 0.863475
GHS 13.105695
GIP 0.863475
GMD 85.904498
GNF 10260.194951
GTQ 8.924039
GYD 244.591626
HKD 9.158166
HNL 31.077151
HRK 7.535554
HTG 153.00782
HUF 362.844148
IDR 20396.642314
ILS 3.43906
IMP 0.863475
INR 111.23761
IQD 1531.478363
IRR 1536789.356921
ISK 143.406371
JEP 0.863475
JMD 183.973001
JOD 0.828547
JPY 184.397214
KES 150.956306
KGS 102.16494
KHR 4689.606366
KMF 491.427992
KPW 1051.798729
KRW 1721.507961
KWD 0.360123
KYD 0.974226
KZT 543.250242
LAK 25673.319558
LBP 104693.036799
LKR 374.113571
LRD 214.527738
LSL 19.565079
LTL 3.450752
LVL 0.706912
LYD 7.416927
MAD 10.805343
MDL 20.178609
MGA 4869.629643
MKD 61.597109
MMK 2453.84549
MNT 4182.178877
MOP 9.43682
MRU 46.681437
MUR 54.868938
MVR 18.061679
MWK 2027.262125
MXN 20.373444
MYR 4.630822
MZN 74.689153
NAD 19.565414
NGN 1599.452824
NIO 43.025011
NOK 10.801864
NPR 178.138795
NZD 1.987606
OMR 0.449355
PAB 1.169151
PEN 4.098677
PGK 5.083679
PHP 72.064337
PKR 325.795044
PLN 4.2543
PYG 7083.91595
QAR 4.273153
RON 5.219126
RSD 117.37212
RUB 88.235831
RWF 1709.421028
SAR 4.385311
SBD 9.37952
SCR 15.61227
SDG 701.753321
SEK 10.839335
SGD 1.492357
SHP 0.872524
SLE 28.807603
SLL 24506.234619
SOS 668.186396
SRD 43.773389
STD 24188.925413
STN 24.502854
SVC 10.229191
SYP 129.17296
SZL 19.561613
THB 38.141008
TJS 10.931113
TMT 4.096157
TND 3.408455
TOP 2.813856
TRY 52.845214
TTD 7.924923
TWD 36.940799
TZS 3041.441932
UAH 51.378143
UGX 4413.514019
USD 1.168661
UYU 47.076288
UZS 14069.638616
VES 571.408376
VND 30762.66634
VUV 138.515007
WST 3.174003
XAF 656.041826
XAG 0.015872
XAU 0.000256
XCD 3.158365
XCG 2.106972
XDR 0.815298
XOF 656.041826
XPF 119.331742
YER 278.871774
ZAR 19.503961
ZMK 10519.353599
ZMW 22.066853
ZWL 376.3084
  • AEX

    5.6300

    1010.48

    +0.56%

  • BEL20

    88.3100

    5440.3

    +1.65%

  • PX1

    47.8600

    8024.26

    +0.6%

  • ISEQ

    -157.4200

    12436.05

    -1.25%

  • OSEBX

    8.1200

    2038.08

    +0.4%

  • PSI20

    22.9200

    9191.09

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    74.1500

    3976.54

    +1.9%

  • N150

    19.5300

    4174.03

    +0.47%

Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"
Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain" / Photo: JOEL SAGET - AFP/Archives

Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"

On le trouve dans les engrais mais aussi naturellement dans les sols: le cadmium, un métal lourd, est présent dans de nombreux aliments via la contamination des sols agricoles qu'il est très compliqué de dépolluer, selon des chercheurs et industriels.

Taille du texte:

Dans un rapport publié en mars, l'agence sanitaire Anses confirme que l'alimentation est en France la première source d'exposition au cadmium, métal toxique pour la reproduction et cancérogène en cas d'exposition prolongée.

L'agence préconise de diminuer la teneur en cadmium des engrais minéraux phosphatés et d'agir pour "réduire durablement la contamination des sols".

Si la teneur est liée à la nature même des sols - elle est plus forte sur les roches calcaires comme en Champagne, en Charente ou dans le Jura -, "aujourd'hui, la quantité de cadmium qui entre dans les sols provient pour 50 à 70% des engrais phosphatés", souligne Thibault Sterckeman, chercheur à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).

Mais, ajoute-t-il, "ces flux entrants - entre 0,5 et 1 gramme par hectare par an - ne représentent que 0,1% du stock total de cadmium dans le sol".

"Car l'essentiel du cadmium présent est ancien: essentiellement dû à la nature du sol, à une pollution atmosphérique liée à l'activité industrielle (mines, fonderies etc.), par exemple autour du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, et aux engrais phosphatés apportés au 20e siècle", ajoute-t-il.

Même si l'apport lié aux engrais phosphatés est "assez faible", "si cette contribution reste constante, elle correspondra dans 100 ans à environ 10% du stock actuel dans les sols", ce qui explique la volonté de limiter cette pollution, explique-t-il.

- "Stade expérimental" -

Mais est-il possible de dépolluer un sol ?

"On a beaucoup de technologies pour dépolluer les sols" des métaux lourds, dont le cadmium, affirme à l'AFP Rémi Muth, directeur technique de la branche dépollution de Séché Environnement, entreprise spécialisée dans la gestion des déchets.

Mais, ajoute-t-il, elles ne sont pas adaptées aux sols agricoles. Notamment parce que ces travaux mobilisent "souvent des moyens lourds", avec des durées de traitement "assez peu compatibles avec une exploitation agricole", qui verrait ses surfaces cultivables réduites. Mais aussi parce que le traitement lui-même peut fragiliser ou tuer la matière organique du sol.

Quant à la dépollution grâce aux plantes, elle est "encore au stade expérimental", observe Thibault Sterckeman, qui conclut: "la décontamination des sols agricoles en France n'est pas pour demain".

Une étude de 2013 de l'agence de l'environnement Ademe et de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) étudiait déjà les "phytotechnologies appliquées aux sites et sols pollués".

Selon ce rapport, les espèces à utiliser peuvent être des plantes "hyperaccumulatrices" de polluants, qui stockent beaucoup dans leur partie aérienne - mais ces plantes sont "peu fréquentes dans le règne végétal" et "à croissance lente". Ou bien des plantes "accumulatrices" à "forte biomasse", qui compensent une concentration moyenne par une croissance rapide.

L'étude souligne qu'il faudrait privilégier des espèces locales "à cycle court ou pérenne" pour permettre plusieurs récoltes des parties aériennes enrichies en polluants dans l'année; mais aussi des plantes "non attractives", qui ne soient pas mangées par des herbivores comme les bovins qui risqueraient de faire revenir la pollution dans la chaîne alimentaire.

- Accumuler moins -

Plusieurs recherches évoquent une plante crucifère sauvage (Noccaea caerulescens) qui a une forte capacité d'accumulation du cadmium. Mais, relève Thibault Sterkeman, elle "ne permettrait pas de dépolluer assez vite car elle produit peu de matière sèche".

Par ailleurs, souligne le chercheur, "on ne dispose pas des moyens pour traiter une énorme quantité de matière sèche contaminée".

Limiter l'usage des engrais de synthèse, déjà réduit de 70% depuis les années 1980, reste une des principales préconisations de l'Inrae, qui invite à introduire à la place dans les rotations de cultures des plantes fixatrices d'azote ou de phosphore (légumineuses, lupin blanc, sarrasin...).

En parallèle, la meilleure solution pour réduire l'exposition au cadmium consiste à développer des variétés de plantes qui l'accumulent moins, souligne l'Inrae.

L'institut évoque des pistes prometteuses, notamment pour le blé dur avec l'identification par des chercheurs canadiens d'un gène qui "favorise la rétention du cadmium dans les racines", donnant in fine des graines contenant "2 à 3 fois moins" de cadmium qu'une autre variété.

D.Al-Nuaimi--DT