Dubai Telegraph - Le Sénat mène la contre-offensive face au "pillage" des contenus culturels par l'IA

EUR -
AED 4.178425
AFN 72.81666
ALL 92.194529
AMD 413.599766
ANG 2.037005
AOA 1044.463357
ARS 1734.78838
AUD 1.620158
AWG 2.047967
AZN 1.945353
BAM 1.956719
BBD 2.291828
BDT 140.09705
BGN 1.915351
BHD 0.428905
BIF 3409.406656
BMD 1.13776
BND 1.454447
BOB 13.932729
BRL 5.920695
BSD 1.13791
BTN 109.154721
BWP 15.557514
BYN 3.44437
BYR 22300.086814
BZD 2.288405
CAD 1.611867
CDF 2662.357254
CHF 0.946314
CLF 0.027923
CLP 1102.682485
CNY 7.638064
CNH 7.638588
COP 3764.470828
CRC 516.776853
CUC 1.13776
CUP 27.30903
CVE 110.318768
CZK 24.395038
DJF 202.617863
DKK 7.475092
DOP 67.744804
DZD 152.282248
EGP 59.260549
ERN 17.066393
ETB 185.423058
FJD 2.545962
FKP 0.858799
GBP 0.857888
GEL 2.975222
GGP 0.858799
GHS 13.238394
GIP 0.858799
GMD 83.626005
GNF 10006.789246
GTQ 8.690159
GYD 238.084994
HKD 8.925524
HNL 30.544619
HRK 7.53868
HTG 148.916507
HUF 367.191429
IDR 20492.186919
ILS 3.485458
IMP 0.858799
INR 109.154431
IQD 1490.513359
IRR 1564234.471704
ISK 136.975326
JEP 0.858799
JMD 180.124624
JOD 0.806614
JPY 178.51904
KES 147.569886
KGS 99.495362
KHR 4618.230579
KMF 492.650043
KPW 1023.98394
KRW 1544.684891
KWD 0.351396
KYD 0.948258
KZT 500.379481
LAK 25530.331003
LBP 101893.313885
LKR 376.623562
LRD 195.704524
LSL 18.698049
LTL 3.359508
LVL 0.688219
LYD 7.278547
MAD 10.957441
MDL 20.116716
MGA 4991.410823
MKD 61.59894
MMK 2389.107877
MNT 4091.464196
MOP 9.194041
MRU 45.581815
MUR 54.00907
MVR 17.578419
MWK 1973.052973
MXN 20.213425
MYR 4.644787
MZN 72.714316
NAD 18.698049
NGN 1511.217335
NIO 41.870039
NOK 10.813585
NPR 174.652729
NZD 2.007036
OMR 0.437458
PAB 1.13785
PEN 3.866486
PGK 5.147509
PHP 71.044555
PKR 315.267558
PLN 4.372683
PYG 6683.139809
QAR 4.147449
RON 5.277842
RSD 117.523774
RUB 96.159383
RWF 1680.011436
SAR 4.273326
SBD 9.102659
SCR 15.709784
SDG 684.36749
SEK 11.319922
SGD 1.453783
SHP 0.859011
SLE 28.04559
SLL 23858.239254
SOS 650.348411
SRD 42.856556
STD 23549.325171
STN 24.513132
SVC 9.955765
SYP 14793.149715
SZL 18.693357
THB 38.192287
TJS 10.49657
TMT 3.993536
TND 3.369483
TOP 2.739452
TRY 55.73019
TTD 7.722832
TWD 36.141497
TZS 3015.06047
UAH 51.059088
UGX 4454.170913
USD 1.13776
UYU 45.612231
UZS 13443.552238
VES 969.862007
VND 29552.734946
VUV 134.029322
WST 3.123967
XAF 655.957
XAG 0.01847
XAU 0.000273247002
XCD 3.074852
XCG 2.050681
XDR 0.804455
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.25065
ZAR 18.652327
ZMK 10241.198729
ZMW 22.159703
ZWL 366.358105
SSP 6499.555885
MXV 2.289118
  • AEX

    4.0000

    1116.12

    +0.36%

  • BEL20

    -18.8200

    5685.37

    -0.33%

  • PX1

    0.8100

    8078.48

    +0.01%

  • ISEQ

    80.5400

    14463.32

    +0.56%

  • OSEBX

    11.8700

    2094.49

    +0.57%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.5000

    4239.93

    +0.13%

Le Sénat mène la contre-offensive face au "pillage" des contenus culturels par l'IA

Le Sénat mène la contre-offensive face au "pillage" des contenus culturels par l'IA

Face au "pillage" des contenus culturels par les modèles d'intelligence artificielle, le Sénat a adopté mercredi un dispositif pour soutenir les créateurs dans leurs contentieux face aux plateformes, un texte qui inquiète ces dernières et embarrasse le gouvernement.

Taille du texte:

Des voix de comédiens ou de doubleurs clonées par l'IA, des textes d'auteurs utilisés par des "Chatbots", des plateformes entraînées sur des bibliothèques numériques entières...

Le monde de la création culturelle a tiré la sonnette d'alarme depuis de longs mois, dénonçant cette concurrence nouvelle et potentiellement dangereuse pour la survie de nombreux acteurs du secteur.

Autant de créateurs qui peinent à faire valoir leurs droits devant les tribunaux lorsque leur production se retrouve "moissonnée" par des modèles d'IA à travers le monde.

Ces derniers jours, 25 doubleurs français ont obtenu le retrait par la plateforme américaine Fish Audio de 47 modèles d'intelligence artificielle (IA) générative qui reproduisaient leurs voix sans consentement ni rémunération. Mais ces succès judiciaires restent rares.

- "La fin de la récré" -

A l'unanimité, le Sénat a donc répliqué en votant une proposition de loi introduisant une "présomption d'utilisation de contenus protégés par le droit d'auteur par les modèles d'IA".

Ce mécanisme reviendrait donc à présumer qu'un contenu culturel a été utilisé par l'intelligence artificielle: en cas de contentieux, les plateformes devront prouver elles-mêmes qu'elles n'ont pas illicitement utilisé ces contenus.

"Nous ne sommes pas contre l'innovation, mais il faut siffler la fin de la récré, mettre fin à ce chalutage illégal des contenus culturels", martèle la sénatrice Laure Darcos (Horizons), à l'origine de la proposition de loi transpartisane. Elle espère désormais la voir inscrite à l'Assemblée nationale et s'active en ce sens auprès de plusieurs députés, a-t-elle indiqué.

"Notre objectif n'est pas de multiplier les procès, mais de créer un effet dissuasif", a renchéri Agnès Evren (LR), co-auteure de ce texte, espérant "inciter les acteurs de l'IA à abandonner certains comportements de prédation" au profit de la "négociation" avec le monde de la création culturelle.

Longtemps resté silencieux par rapport à cette initiative, le gouvernement est finalement sorti de son mutisme devant les sénateurs, s'en remettant à la "sagesse" de l'hémicycle sans prendre position pour ou contre le texte.

Une posture symptomatique des tiraillements internes à l'exécutif, qui mise gros sur le développement de l'IA dans l'Hexagone, une priorité historique du macronisme.

- "Discordance" gouvernementale -

La ministre de la culture, Catherine Pégard, a ainsi refusé de "devoir choisir entre l'ambition d'être un grand pays de création et un grand pays d'innovation", privilégiant le "dialogue" entre créateurs et acteurs de l'IA.

Bien plus sceptique, la ministre du Numérique, Anne Le Hénanff, a relevé un risque juridique "dévastateur", redoutant une multiplication des contentieux susceptible de mettre "un coup d'arrêt (à) la souveraineté numérique".

Selon elle, prouver l'absence de pillage illégal par l'IA nécessitera d'analyser "des dizaines de téraoctets de données pour chaque contentieux", ce qui est "impossible sur le plan technique" selon elle.

Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias a regretté "une certaine discordance" dans les rangs gouvernementaux, se disant déterminé à "ne pas donner les pleins pouvoirs aux puissances du numérique".

Les réticences sont en effet nombreuses dans le monde de la tech, qui freine des quatre fers face à ce qu'il considère comme une tentative de régulation.

Interrogée par l'AFP, l'Alliance française des industries du numérique (Afnum) a fustigé "une solution purement néfaste pour le système de la tech française, mais aussi pour les ayants-droits" culturels.

La start-up française Mistral s'était déjà élevée contre la mesure ces derniers mois, craignant un système qui remettrait "en cause les conditions mêmes d'entraînement et de déploiement des modèles d'intelligence artificielle sur le sol européen", au risque de "compromettre irréversiblement la capacité de l'Europe à rester dans la course mondiale à l'IA".

Les détracteurs de la réforme ont, un temps, reproché à la proposition de loi une possible incompatibilité avec la Constitution ou le droit européen.

Mais un avis du Conseil d'Etat, sollicité par le Sénat, est venu conforter les auteurs dans leur démarche, moyennant quelques ajustements rédactionnels, confirmés par un vote unanime mercredi soir.

ama-mng-jt-dax/hr/bfi

Y.Amjad--DT