Dubai Telegraph - Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique

EUR -
AED 4.173754
AFN 72.734997
ALL 92.091564
AMD 412.932221
ANG 2.03473
AOA 1043.296859
ARS 1732.852854
AUD 1.61908
AWG 2.04568
AZN 1.929488
BAM 1.954534
BBD 2.289268
BDT 139.940586
BGN 1.913212
BHD 0.428426
BIF 3405.598941
BMD 1.136489
BND 1.452823
BOB 13.917169
BRL 5.931122
BSD 1.136639
BTN 109.032814
BWP 15.540139
BYN 3.440523
BYR 22275.181494
BZD 2.28585
CAD 1.610182
CDF 2659.383884
CHF 0.94578
CLF 0.027905
CLP 1101.973859
CNY 7.629534
CNH 7.629352
COP 3815.090791
CRC 516.199703
CUC 1.136489
CUP 27.278531
CVE 110.195561
CZK 24.397631
DJF 202.391574
DKK 7.47517
DOP 67.669145
DZD 152.174741
EGP 59.207998
ERN 17.047333
ETB 185.215973
FJD 2.543687
FKP 0.85784
GBP 0.857646
GEL 2.971883
GGP 0.85784
GHS 13.223609
GIP 0.85784
GMD 83.51982
GNF 9995.613402
GTQ 8.680454
GYD 237.819094
HKD 8.915715
HNL 30.510506
HRK 7.5356
HTG 148.750193
HUF 367.764373
IDR 20524.988662
ILS 3.499931
IMP 0.85784
INR 109.087871
IQD 1488.848715
IRR 1562487.493719
ISK 137.015231
JEP 0.85784
JMD 179.923457
JOD 0.805706
JPY 179.039019
KES 147.459877
KGS 99.384244
KHR 4613.072818
KMF 492.099369
KPW 1022.840328
KRW 1546.732948
KWD 0.351005
KYD 0.947199
KZT 499.820645
LAK 25501.818062
LBP 101779.516769
LKR 376.202939
LRD 195.485956
LSL 18.677166
LTL 3.355756
LVL 0.687451
LYD 7.270419
MAD 10.945203
MDL 20.094249
MGA 4985.836285
MKD 61.530145
MMK 2386.439659
MNT 4086.894742
MOP 9.183773
MRU 45.530908
MUR 53.949235
MVR 17.558737
MWK 1970.849416
MXN 20.271643
MYR 4.63937
MZN 72.632755
NAD 18.677166
NGN 1509.756778
NIO 41.823277
NOK 10.81955
NPR 174.457672
NZD 2.006818
OMR 0.43696
PAB 1.136579
PEN 3.862168
PGK 5.14176
PHP 71.020892
PKR 314.915459
PLN 4.372112
PYG 6675.675904
QAR 4.142817
RON 5.279009
RSD 117.533411
RUB 96.029915
RWF 1678.135155
SAR 4.268554
SBD 9.092493
SCR 15.813794
SDG 683.595104
SEK 11.326401
SGD 1.45299
SHP 0.858051
SLE 28.014039
SLL 23831.593749
SOS 649.622085
SRD 42.829764
STD 23523.024669
STN 24.485756
SVC 9.944646
SYP 14776.628339
SZL 18.67248
THB 38.218977
TJS 10.484847
TMT 3.989076
TND 3.36572
TOP 2.736392
TRY 55.667729
TTD 7.714207
TWD 36.153975
TZS 2994.65152
UAH 51.002064
UGX 4449.196379
USD 1.136489
UYU 45.56129
UZS 13428.538127
VES 968.778839
VND 29519.729679
VUV 133.879635
WST 3.120478
XAF 655.957
XAG 0.018625
XAU 0.000275741732
XCD 3.071418
XCG 2.048391
XDR 0.803557
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 268.95031
ZAR 18.679706
ZMK 10229.764221
ZMW 22.134954
ZWL 365.948947
SSP 6492.297005
MXV 2.295711
  • AEX

    4.0000

    1116.12

    +0.36%

  • BEL20

    -18.8200

    5685.37

    -0.33%

  • PX1

    0.8100

    8078.48

    +0.01%

  • ISEQ

    80.5400

    14463.32

    +0.56%

  • OSEBX

    11.8700

    2094.49

    +0.57%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    6.3500

    4240.43

    +0.15%

Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique
Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique / Photo: Pedro Pardo - AFP/Archives

Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique

Marcher sur la Lune d'ici 2030, y bâtir une base, avant (peut-être) d'aller sur Mars: forte d'une expertise patiemment affinée en 30 ans, la Chine bouscule le leadership des Etats-Unis sur les vols spatiaux habités.

Taille du texte:

Zoom sur les capacités chinoises, au moment où quatre astronautes (trois Américains, un Canadien) s'apprêtent à embarquer début avril avec l'agence spatiale américaine (Nasa) pour la mission Artémis 2, premier vol habité autour de la Lune en plus de 50 ans.

- Où en est le programme habité chinois? -

Il a été lancé en 1992. La Chine, progressivement écartée de la coopération internationale par les Etats-Unis, a développé seule son expertise.

Elle a mené une quinzaine de missions habitées depuis le premier vol d'un astronaute chinois, Yang Liwei, en 2003.

Cette station lui permet d'accumuler une expérience cruciale (sorties dans l'espace, amarrages, maintenance, effets sur le corps humain) pour ses missions habitées.

La Chine progresse suivant une feuille de route à long terme et non une succession de projets isolés. Les incidents sont rares, aucun n'a été mortel.

"Cette efficacité s'explique par une ferme volonté politique au sommet de l'Etat, des financements stables, des ingénieurs spatiaux de rang mondial, la priorité donnée aux avancées techniques plutôt qu'aux pressions de calendrier et par l'intégration de toute la chaîne industrielle au projet", souligne Richard de Grijs, professeur à l'Ecole des sciences mathématiques et physiques de l'Université Macquarie en Australie.

" Comparé à l'approche occidentale, et particulièrement américaine, où le cap peut changer au gré des volontés politiques, ce modèle présente de nets avantages en matière de prévisibilité et de gestion des risques", ajoute-t-il.

- A quand des astronautes chinois sur la Lune? -

"D'ici 2030", espère l'agence spatiale chinoise CNSA.

La Chine a déjà envoyé plusieurs robots sur la Lune et a ramené des échantillons lunaires.

Une mission habitée nécessite toutefois un matériel différent, actuellement en période de test.

La Chine doit ainsi effectuer courant 2026 le vol d'essai en orbite de son nouveau vaisseau Mengzhou ("Navire des rêves"). Remplaçant du vieillissant Shenzhou, c'est lui qui devra acheminer les astronautes vers l'orbite lunaire.

Les ingénieurs élaborent aussi une nouvelle fusée ultra-puissante d'environ 90 mètres (la Longue marche-10), indispensable pour propulser le vaisseau vers la Lune. Elle a effectué un premier vol à basse altitude le 11 février.

L'atterrisseur Lanyue ("Etreindre la Lune"), qui transportera les astronautes de l'orbite à la surface lunaire, pourrait effectuer son vol inaugural vers 2028-2029.

- La Chine veut-elle vraiment une base lunaire? -

Oui.

La Chine espère d'ici 2035 avoir construit la version "basique" d'une base scientifique habitée, appelée Station internationale de recherche lunaire (ILRS).

Elle doit être édifiée près du pôle sud lunaire, où la présence d'eau, sous forme de glace, est présumée.

Le projet est mené avec la Russie et associe d'autres pays comme la Thaïlande, le Pakistan et le Bélarus.

La base devrait être construite avec des briques fabriquées sur place, à partir de sol lunaire, grâce à des imprimantes 3D. Testée sur Terre et sur Tiangong, la technique doit l'être sur la Lune durant la mission robotique Chang'e-8, prévue vers 2028.

La CNSA dit vouloir y faire des recherches pour comprendre l'origine de la Lune, réaliser des découvertes scientifiques, des percées dans les technologies jugés stratégiques, ou encore exploiter les ressources lunaires.

Une version élargie de la base est prévue vers 2040.

La Chine développe également une constellation de satellites autour de la Lune, dénommée "Queqiao", qui sera notamment chargée d'assurer des services (communications, navigation et télédétection) nécessaires aux futures activités sur l'astre.

- Est-ce une course avec les Etats-Unis? -

Oui et non.

La Chine ne parle jamais de "course à la Lune" et de concurrence avec les Etats-Unis.

"Ils ont de l'ambition pour leur programme spatial et voient la Lune comme la prochaine étape logique de leur progression. Pour sa valeur propre, non par rivalité. Cela ne changerait rien pour eux si les Américains n'y allaient pas", affirme Jonathan McDowell, astrophysicien et analyste spatial.

"Mais si la Chine installe une base lunaire la première, ça représenterait un sérieux défi pour la capacité des Etats-Unis à faire de même. Car les zones propices près du pôle sud lunaire sont très limitées", prévient-il.

Pour l'heure, la Chine "reste derrière les Etats-Unis" en matière de vols habités, juge Chen Lan, spécialiste du programme spatial chinois, qui pointe la supériorité des vaisseaux Dragon et Orion, utilisés par la Nasa, par comparaison avec l'actuel Shenzhou.

Mais si elle marche sur la Lune en 2030 grâce à ses nouveaux vaisseau et alunisseur, "elle rattrapera" les Américains, estime-t-il.

- Et ensuite, Mars? -

C'est possible.

Après 2040, la base lunaire chinoise servira à "valider les technologies et capacités pour une mission habitée vers Mars", affirme la CNSA.

Des responsables d'entreprises spatiales et des scientifiques chinois ont évoqué dans le passé la planète rouge comme une potentielle destination pour des astronautes.

"Mais je ne pense pas que des projets concrets vers Mars voient le jour avant l'alunissage et la première étape de la base lunaire", conjecture Chen Lan.

G.Mukherjee--DT