Dubai Telegraph - Afrique du Sud: une ville 100% blanche échappe à la crise énergétique

EUR -
AED 4.231915
AFN 75.478945
ALL 92.969244
AMD 422.084219
ANG 2.062382
AOA 1056.683283
ARS 1719.831529
AUD 1.63381
AWG 2.074187
AZN 1.986632
BAM 1.954775
BBD 2.321983
BDT 141.97557
BGN 1.956081
BHD 0.434774
BIF 3446.608087
BMD 1.152326
BND 1.475133
BOB 13.597871
BRL 5.988406
BSD 1.152896
BTN 109.845844
BWP 15.519796
BYN 3.44324
BYR 22585.587613
BZD 2.318684
CAD 1.607201
CDF 2621.541304
CHF 0.937809
CLF 0.026771
CLP 1053.629371
CNY 7.771113
CNH 7.77267
COP 3628.178755
CRC 523.727711
CUC 1.152326
CUP 30.536636
CVE 110.204835
CZK 24.234623
DJF 205.302371
DKK 7.476003
DOP 67.315003
DZD 153.136343
EGP 57.869301
ERN 17.284888
ETB 186.485445
FJD 2.552287
FKP 0.852777
GBP 0.854277
GEL 3.007639
GGP 0.852777
GHS 13.200023
GIP 0.852777
GMD 85.272087
GNF 10127.734528
GTQ 8.796503
GYD 241.242483
HKD 9.042129
HNL 30.901934
HRK 7.535405
HTG 150.804213
HUF 364.354501
IDR 20603.587067
ILS 3.432893
IMP 0.852777
INR 109.944508
IQD 1510.301678
IRR 1584015.988505
ISK 141.977919
JEP 0.852777
JMD 182.513526
JOD 0.816962
JPY 183.707216
KES 148.949888
KGS 100.770608
KHR 4668.653768
KMF 493.196009
KPW 1037.093456
KRW 1631.19218
KWD 0.356288
KYD 0.960792
KZT 536.806253
LAK 26012.250333
LBP 103242.019778
LKR 385.376296
LRD 209.249394
LSL 18.628577
LTL 3.402519
LVL 0.69703
LYD 7.353145
MAD 10.70864
MDL 19.985783
MGA 4961.377494
MKD 61.492763
MMK 2419.811575
MNT 4144.530656
MOP 9.318474
MRU 46.081042
MUR 54.539713
MVR 17.814729
MWK 1999.143284
MXN 19.657954
MYR 4.711283
MZN 73.631224
NAD 18.628253
NGN 1570.239571
NIO 42.427941
NOK 10.948652
NPR 175.751626
NZD 1.973208
OMR 0.443073
PAB 1.152896
PEN 3.896324
PGK 5.099349
PHP 70.61688
PKR 320.235171
PLN 4.30659
PYG 6879.393511
QAR 4.203251
RON 5.236192
RSD 117.319073
RUB 95.527847
RWF 1698.202357
SAR 4.342555
SBD 9.29344
SCR 15.888464
SDG 691.976926
SEK 11.042047
SGD 1.475386
SHP 0.853719
SLE 28.289692
SLL 24163.709626
SOS 658.851741
SRD 43.40797
STD 23850.819565
STN 24.487269
SVC 10.087668
SYP 14982.541422
SZL 18.60984
THB 38.096767
TJS 10.664163
TMT 4.033141
TND 3.385269
TOP 2.774524
TRY 55.047529
TTD 7.818867
TWD 37.076426
TZS 3053.661295
UAH 51.51437
UGX 4276.739383
USD 1.152326
UYU 46.405471
UZS 13785.653303
VES 881.997779
VND 30014.056518
VUV 136.48471
WST 3.145838
XAF 655.610455
XAG 0.017589
XAU 0.000261
XCD 3.114219
XCG 2.077802
XDR 0.815369
XOF 655.613298
XPF 119.331742
YER 273.273944
ZAR 18.604278
ZMK 10372.318315
ZMW 21.697625
ZWL 371.048469
  • AEX

    -4.4700

    1112.28

    -0.4%

  • BEL20

    4.5700

    5723.27

    +0.08%

  • PX1

    -40.0900

    8674.94

    -0.46%

  • ISEQ

    219.1900

    14452.6

    +1.54%

  • OSEBX

    8.6200

    2061.99

    +0.42%

  • PSI20

    62.6400

    9273.84

    +0.68%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    56.5500

    4373.02

    +1.31%

  • N150

    7.7900

    4336.02

    +0.18%

Afrique du Sud: une ville 100% blanche échappe à la crise énergétique
Afrique du Sud: une ville 100% blanche échappe à la crise énergétique / Photo: MARCO LONGARI - AFP

Afrique du Sud: une ville 100% blanche échappe à la crise énergétique

Ici la terre est trop marécageuse pour faire pousser du blé ou construire des maisons. Dans ce coin perdu d'Afrique du Sud, une enclave 100% blanche fondée à la fin de l'apartheid cultive de l'énergie solaire pour échapper aux coupures de courant incessantes qui plombent le pays.

Taille du texte:

Les 2.500 habitants d'Orania, en plein désert du Karoo (centre) à plus de 600 km au sud-ouest de Johannesburg, visent l'autosuffisance à tous les niveaux pour s'isoler d'un pays devenu décadent à leurs yeux.

Ces descendants de Néerlandais et Français huguenots principalement, arrivés à la pointe de l'Afrique dès le 17e siècle, ont lancé un ambitieux projet solaire qui devrait leur permettre de produire au-delà de leurs besoins.

La route goudronnée laisse place à une piste, qui mène à un portail cadenassé. Derrière, un hectare de panneaux photovoltaïques. Le soleil brille ici toute l'année, parfois plus de douze heures par jour.

Les travaux de ce projet estimé à plus de 600.000 euros ont commencé en juin 2021. Aujourd'hui, l'installation produit 841 KW par heure. Presque assez pour approvisionner la ville et les exploitations agricoles autour.

Le bourg afrikaner vise l'autonomie complète d'ici trois ans alors que le pays est plongé depuis près de quinze dans une grave crise énergétique, entre centrales au charbon vieillissantes, grèves et corruption au sein d'Eskom, l'entreprise publique qui produit 90% de l'électricité en Afrique du Sud.

"C'est l'idée simple de l'autosuffisance qui nous à poussés à faire ça", confie à l'AFP François Joubert, qui a conçu le projet. Car Eskom a "échoué lamentablement".

"Ici, on ne peut compter sur personne pour la fourniture de services de base", explique l'ingénieur de 69 ans. "On est très loin de Johannesburg, très loin du Cap, donc on doit prendre les choses en main. Et ça nous va plutôt bien".

- Autonomie "vitale" -

Le terrain de 8.000 hectares au bord du fleuve Orange où fut fondée Orania en 1991, après l'abolition des lois raciales, avait été acheté par le gendre d'Hendrik Verwoerd, ancien Premier ministre considéré comme l'architecte de l'apartheid, et quelques familles afrikaners.

La localité, tolérée par le gouvernement sud-africain, s'appuie sur un article de la Constitution qui défend le droit à l'autodétermination du peuple.

"L'exploitation solaire change sérieusement la donne pour nous. Elle apporte une stabilité énergétique à la ville", explique son maire Gawie Snyman. "Notre rêve serait même d'exporter de l'électricité".

En juillet, les coupures de courant programmées, aggravées par les insuffisances du réseau national, ont plongé les Sud-Africains dans le noir plus de six heures par jour, affectant les entreprises et la croissance.

Lundi, le président Cyril Ramaphosa a annoncé un train de mesures urgentes, appelant le secteur privé, particulier et entreprises, à investir dans l'énergie solaire "sur tous les toits" pour alimenter le réseau national.

A Orania, à quelques kilomètres de l'installation solaire, Annatjie Joubert, l'épouse de l'ingénieur, récolte des noix de pécan sur sa ferme au petit matin. Une machine secoue les troncs pour les faire tomber dans une bâche rouge.

Pour irriguer ses plantations, elle a régulièrement besoin d'énergie pour pomper de l'eau du fleuve. Quand Eskom programme des délestages, ses arbres ont soif. La nouvelle énergie solaire assure une continuité. "C'est vital, surtout pour les noix de pécan qui boivent beaucoup", explique cette ex-informaticienne de 66 ans.

Alors que la guerre en Ukraine fait flamber le prix des cérales, "nous devons aussi produire autant que possible notre alimentation", souligne M. Joubert, casquette plate et doudoune sans manches, dans son champs de panneaux solaires.

La prochaine étape de la production solaire à Orania sera l'installation de batteries de stockage d'ici quelques années. Pour permettre enfin à la ville de se libérer complètement du réseau national.

Y.Amjad--DT