Dubai Telegraph - De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump

EUR -
AED 4.177871
AFN 72.80738
ALL 92.182487
AMD 413.339148
ANG 2.036739
AOA 1044.327004
ARS 1734.581912
AUD 1.618871
AWG 2.0477
AZN 1.928636
BAM 1.956464
BBD 2.291528
BDT 140.07875
BGN 1.915101
BHD 0.428849
BIF 3408.961307
BMD 1.137611
BND 1.454257
BOB 13.930909
BRL 5.934653
BSD 1.137761
BTN 109.140463
BWP 15.555482
BYN 3.44392
BYR 22297.173895
BZD 2.288106
CAD 1.612063
CDF 2662.009743
CHF 0.94585
CLF 0.027869
CLP 1100.433526
CNY 7.637067
CNH 7.635167
COP 3833.032082
CRC 516.709349
CUC 1.137611
CUP 27.305463
CVE 110.304358
CZK 24.37667
DJF 202.176084
DKK 7.475571
DOP 67.735955
DZD 152.253445
EGP 59.266572
ERN 17.064164
ETB 185.398838
FJD 2.543362
FKP 0.858687
GBP 0.857582
GEL 2.974854
GGP 0.858687
GHS 13.236665
GIP 0.858687
GMD 83.609373
GNF 10005.482122
GTQ 8.689024
GYD 238.053894
HKD 8.924637
HNL 30.540629
HRK 7.534515
HTG 148.897055
HUF 366.91877
IDR 20519.088038
ILS 3.503384
IMP 0.858687
INR 109.175098
IQD 1490.318663
IRR 1564030.148208
ISK 136.991576
JEP 0.858687
JMD 180.101096
JOD 0.806586
JPY 178.89671
KES 147.581934
KGS 99.48237
KHR 4617.627329
KMF 492.585757
KPW 1023.850183
KRW 1546.399926
KWD 0.35126
KYD 0.948134
KZT 500.31412
LAK 25526.996138
LBP 101880.004207
LKR 376.574366
LRD 195.678961
LSL 18.695606
LTL 3.35907
LVL 0.68813
LYD 7.277597
MAD 10.956009
MDL 20.114089
MGA 4990.758826
MKD 61.590894
MMK 2388.795803
MNT 4090.929754
MOP 9.19284
MRU 45.575861
MUR 54.00265
MVR 17.576362
MWK 1972.795246
MXN 20.312054
MYR 4.643391
MZN 72.704379
NAD 18.695606
NGN 1509.655352
NIO 41.86457
NOK 10.847757
NPR 174.629915
NZD 2.005113
OMR 0.437407
PAB 1.137701
PEN 3.865981
PGK 5.146836
PHP 71.061437
PKR 315.226376
PLN 4.368335
PYG 6682.266833
QAR 4.146907
RON 5.278285
RSD 117.528802
RUB 96.130204
RWF 1679.791987
SAR 4.272768
SBD 9.10147
SCR 15.782527
SDG 684.270165
SEK 11.316333
SGD 1.452735
SHP 0.858898
SLE 28.042309
SLL 23855.122804
SOS 650.26346
SRD 42.872012
STD 23546.249072
STN 24.50993
SVC 9.954464
SYP 14791.21738
SZL 18.690916
THB 38.184476
TJS 10.495199
TMT 3.993014
TND 3.369043
TOP 2.739094
TRY 55.720974
TTD 7.721823
TWD 36.143607
TZS 2997.608165
UAH 51.052419
UGX 4453.589093
USD 1.137611
UYU 45.606273
UZS 13441.796191
VES 969.73532
VND 29548.87466
VUV 134.011815
WST 3.123559
XAF 655.957
XAG 0.018567
XAU 0.000275080591
XCD 3.07445
XCG 2.050414
XDR 0.80435
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.215231
ZAR 18.651931
ZMK 10239.86412
ZMW 22.156808
ZWL 366.31025
SSP 6498.706883
MXV 2.300288
  • AEX

    4.0000

    1116.12

    +0.36%

  • BEL20

    -18.8200

    5685.37

    -0.33%

  • PX1

    0.8100

    8078.48

    +0.01%

  • ISEQ

    80.5400

    14463.32

    +0.56%

  • OSEBX

    11.8700

    2094.49

    +0.57%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    6.3500

    4240.43

    +0.15%

De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump
De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump / Photo: Brendan SMIALOWSKI - AFP/Archives

De la "Paypal mafia" à la Maison Blanche: David Sacks, l'incontournable Monsieur IA de Trump

Arrivé en novice dans le monde politique de Washington, l'entrepreneur David Sacks a outrepassé les attentes pour devenir l'un des membres de l'administration Trump le plus couronné de succès.

Taille du texte:

Officiellement, il occupe le poste de président du conseil chargé de guider les choix de Donald Trump en matière de sciences et technologies.

Dans les faits, il est considéré comme le Monsieur IA et cryptomonnaies du président américain.

"Je suis reconnaissant que nous l'ayons", a relevé Sam Altman, le patron d'OpenAI, en réponse à une enquête New York Times accusant David Sacks de conflits d'intérêt.

"Pendant que les Américains se chamaillent, nos rivaux étudient les moindres faits et gestes de David", a aussi tempêté à cette occasion Marc Benioff, le patron du géant de l'informatique Salesforce.

Cette enquête portait sur les investissements de David Sacks dans des entreprises technologiques qui bénéficient du soutien de la Maison Blanche envers l'intelligence artificielle (IA).

Ce dernier en a rejeté les conclusions, dénonçant une attaque "contre la vérité" par un média progressiste.

L'épisode a cependant illustré l'influence acquise par ce natif d'Afrique du Sud à Washington, où sa longévité a dépassé celle de son ami et compatriote Elon Musk, reparti avec fracas en moins de six mois.

"Même parmi ses alliés de la Silicon Valley, il a dépassé les attentes", confie un ancien associé, sous couvert d'anonymat.

- "Paypal mafia" -

Contrairement à de nombreuses figures de la Silicon Valley, David Sacks affiche de fortes convictions conservatrices depuis ses études à Stanford dans les années 1990.

C'est là qu'il a rencontré Peter Thiel, le milliardaire devenu mentor idéologique des rangs conservateurs et religieux de la tech américaine.

A l'époque, les deux hommes écrivent dans une publication du campus pour combattre le politiquement correct détruisant selon eux l'élite universitaire américaine.

Diplômé de Stanford et de l'Université de Chicago, David Sacks choisit d'abord la carrière classique de consultant chez McKinsey.

Mais Peter Thiel attire son ami dans sa startup Confinity, futur Paypal, l'associant à ce vivier - la "Paypal Mafia" - d'entrepreneurs influents de la tech mondiale, comme Elon Musk ou le cofondateur de LinkedIn, Reid Hoffman.

David Sacks accentue ensuite sa fortune en créant ensuite un réseau social vendu à Microsoft, puis en prospérant dans le capital-risque.

La pandémie du Covid marque un tournant: il lance avec des amis conservateurs le podcast "All-in", où ils parlent affaires et fustigent les démocrates au pouvoir.

En amont de l'élection de 2024, David Sacks devient un donateur conséquent de la campagne de Donald Trump, jusqu'à intégrer sa garde rapprochée.

Soutenu par Elon Musk, il est nommé "Tsar" de l'IA et des cryptomonnaies, et devient l'architecte de la politique technologique du nouveau président.

David Sacks pilote d'abord un projet de loi sur les cryptomonnaies destiné à offrir une clarté juridique aux actifs numériques de ce secteur adopté avec enthousiasme par Donald Trump et sa famille.

Mais l'IA devient vite le pivot du second mandat du républicain, encouragé par le plaidoyer de David Sacks.

L'entrepreneur commence toutefois rapidement à être la cible d'accusations grandissantes d'abus de pouvoir.

Pour son ancien associé, l'obsession avec laquelle David Sacks poursuit ses objectifs convient bien à la culture entrepreneuriale de la Silicon Valley, mais est source de frictions à Washington.

- "Hors de contrôle" -

La principale controverse qui l'entoure porte sur sa volonté d'empêcher les Etats américains de créer leurs propres régulations sur l'IA et d'imposer que les normes soient établies depuis Washington.

Après deux échecs au Congrès pour interdire ces réglementations locales, David Sacks en a référé au président, qui a signé en décembre un décret menaçant de couper les fonds aux Etats rebelles.

Parmi les lobbyistes de la tech, plusieurs voix craignent pourtant que ce cavalier seul ne torpille toute chance d'une régulation nationale efficace.

A ces critiques s'ajoute l'opposition grandissante du public au déploiement rapide de l'IA, qui craint des pertes d'emplois et s'inquiète de la construction effrénée de centres de données géants et gourmands en énergie.

"Les frangins de la tech sont hors de contrôle", a mis en garde Steve Bannon, l'ancien conseiller de Donald Trump, toujours influent dans la sphère républicaine et inquiet des répercussions sur la base électorale, à l'approche des élections de mi-mandat en 2026.

Mais l'heure n'est pas aux concessions pour David Sacks, qui qualifie les critiques de "diversion" nourrie par des Cassandres apocalyptiques voulant "stopper tout progrès".

W.Darwish--DT