Dubai Telegraph - Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles

EUR -
AED 4.231726
AFN 75.502746
ALL 92.965
AMD 422.064949
ANG 2.062582
AOA 1056.634887
ARS 1719.76132
AUD 1.634442
AWG 2.074092
AZN 1.965102
BAM 1.954686
BBD 2.321877
BDT 141.969088
BGN 1.955463
BHD 0.434754
BIF 3446.450739
BMD 1.152273
BND 1.475066
BOB 13.597251
BRL 5.977305
BSD 1.152843
BTN 109.840829
BWP 15.519088
BYN 3.443083
BYR 22584.55651
BZD 2.318579
CAD 1.607254
CDF 2621.422124
CHF 0.937777
CLF 0.02677
CLP 1053.580997
CNY 7.770758
CNH 7.773351
COP 3627.252616
CRC 523.703801
CUC 1.152273
CUP 30.535242
CVE 110.199804
CZK 24.227123
DJF 205.292999
DKK 7.475909
DOP 67.311929
DZD 153.326063
EGP 57.890902
ERN 17.284099
ETB 186.476931
FJD 2.553324
FKP 0.852914
GBP 0.854008
GEL 3.007425
GGP 0.852914
GHS 13.19942
GIP 0.852914
GMD 85.267943
GNF 10127.272165
GTQ 8.796101
GYD 241.23147
HKD 9.040431
HNL 30.900523
HRK 7.532992
HTG 150.797329
HUF 364.422547
IDR 20591.123716
ILS 3.438155
IMP 0.852914
INR 109.91944
IQD 1510.232728
IRR 1583943.672863
ISK 141.994931
JEP 0.852914
JMD 182.505194
JOD 0.81697
JPY 183.615869
KES 148.885092
KGS 100.766599
KHR 4668.440629
KMF 493.173008
KPW 1037.045738
KRW 1632.229249
KWD 0.356191
KYD 0.960748
KZT 536.781746
LAK 26011.062791
LBP 103237.306454
LKR 385.358702
LRD 209.239841
LSL 18.627726
LTL 3.402364
LVL 0.696999
LYD 7.352809
MAD 10.708151
MDL 19.98487
MGA 4961.150991
MKD 61.489955
MMK 2419.596483
MNT 4145.843888
MOP 9.318049
MRU 46.078938
MUR 54.329848
MVR 17.813799
MWK 1999.052017
MXN 19.658471
MYR 4.709914
MZN 73.633939
NAD 18.627403
NGN 1569.983733
NIO 42.426004
NOK 10.942298
NPR 175.743602
NZD 1.975492
OMR 0.443033
PAB 1.152843
PEN 3.896146
PGK 5.099116
PHP 70.705787
PKR 320.220551
PLN 4.307001
PYG 6879.079445
QAR 4.203059
RON 5.238469
RSD 117.308312
RUB 95.529629
RWF 1698.124829
SAR 4.342357
SBD 9.293016
SCR 15.893459
SDG 691.940947
SEK 11.044897
SGD 1.475192
SHP 0.85368
SLE 28.288052
SLL 24162.592104
SOS 658.821663
SRD 43.40595
STD 23849.730699
STN 24.486151
SVC 10.087207
SYP 14981.857107
SZL 18.608991
THB 38.147738
TJS 10.663676
TMT 4.032957
TND 3.385115
TOP 2.774397
TRY 55.049067
TTD 7.81851
TWD 37.08972
TZS 3053.521932
UAH 51.512019
UGX 4276.544136
USD 1.152273
UYU 46.403352
UZS 13785.023945
VES 881.936984
VND 30002.315822
VUV 136.653422
WST 3.146603
XAF 655.580524
XAG 0.017755
XAU 0.000263
XCD 3.114076
XCG 2.077707
XDR 0.815332
XOF 655.583367
XPF 119.331742
YER 273.261977
ZAR 18.626957
ZMK 10371.841681
ZMW 21.696635
ZWL 371.03153
  • AEX

    1.8900

    1114.15

    +0.17%

  • BEL20

    -18.8900

    5704.61

    -0.33%

  • PX1

    9.5400

    8684.84

    +0.11%

  • ISEQ

    24.5700

    14477.13

    +0.17%

  • OSEBX

    8.2500

    2070.3

    +0.4%

  • PSI20

    11.1300

    9285.43

    +0.12%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    56.5500

    4373.02

    +1.31%

  • N150

    11.2700

    4347.14

    +0.26%

Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles
Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles / Photo: - - AFP/Archives

Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles

Le 24 juin 1982, Jean-Loup Chrétien décollait de Baïkonour pour rejoindre la station spatiale soviétique Saliout. Il devenait le premier Français à voler dans l'espace, ouvrant la voie, en plein regain de Guerre froide, à une intense coopération scientifique entre Paris et Moscou.

Taille du texte:

Sa mission s'appelait "PVH" ("premier vol habité"): un séjour de huit jours en orbite à bord de Saliout 7, ancêtre de la station Mir.

Hôte de l'équipage permanent, Jean-Loup Chrétien était le premier visiteur étranger à ne pas venir d'un pays communiste, et le premier spationaute Français.

Tout un symbole. Mais lui avait la tête ailleurs le jour du décollage depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. "Vous ne pensez pas à ça. Mon état d'esprit, c'était la fin d'une épreuve de patience, l'aboutissement d'un rêve... et tellement d'excitation", raconte à l'AFP l'ex-astronaute, aujourd'hui âgé de 84 ans.

Il se souvient de ce "moment choc" où s'est élancée la fusée Soyouz, à bord de laquelle il s'était installé avec Alexandre Ivanchenkov et Vladimir Djanibekov. "Après deux ans d'entraînement, deux semaines de quarantaine... Tout est allé si vite !"

"En moins de dix minutes, je me suis retrouvé en orbite, je découvrais les charmes de l'apesanteur. Par le hublot, j'ai vu la Terre... c'était un spectacle inoubliable", confie-t-il, encore ému.

- Rêve d'enfance -

Pilote de chasse, il avait alors 44 ans. Enfant, le terrain d'aviation de Morlaix (Finistère), près duquel il habitait, avait fait naître en lui une "fascination pour la 3e dimension".

Les albums de Tintin "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune" ancrent cette passion pour le ciel. Et quand Youri Gagarine devient le premier humain à voler dans l'espace (1961), l'étudiant à l'Ecole aéronautique de Salon-de-Provence se fixe l'ambition de devenir astronaute.

Mais l'Armée de l'air ne le retient pas dans sa sélection. "A 41 ans, j'étais trop vieux". Il se présente alors en candidat libre, franchit les différentes étapes, et est "agréablement surpris" d'être finalement retenu par le CNES (Centre national d'études spatiales) pour préparer la mission franco-soviétique, avec Patrick Baudry en doublure.

"PVH" marque l'aboutissement d'une volonté française de coopérer avec l'URSS impulsée par De Gaulle, qui en 1966 fut le premier chef d'Etat occidental à se rendre à Baïkonour, dans un contexte de détente, explique Lionel Suchet, directeur-général de l'agence spatiale française.

- Secret soviétique -

Mais quand Jean-Loup Chrétien démarre son entraînement à la Cité des étoiles près de Moscou, les relations Est-Ouest se sont de nouveau tendues avec la guerre d'Afghanistan: "Sitôt arrivés, l'ambassadeur de France nous a dit +tenez-vous prêts à repartir+".

"C'était une période compliquée. Côté URSS, tout était secret. Jean-Loup et Patrick en ont souffert, ils ont été entraînés de manière +étanche+, sans contact avec leur base arrière en France", souligne Lionel Suchet.

Côté français, "les techniciens du CNES avaient affaire à des interprètes russes qui étaient en fait des ingénieurs déguisés et n'avaient pas le droit de donner des informations. A l'inverse, ceux qui avaient le droit de nous parler n'y connaissaient rien... Tout était extrêmement lent, alors qu'on partait d'une feuille blanche sur les vols habités".

- "Défricheur" -

Heureusement, raconte Jean-Loup Chrétien, "sur place on eu affaire à des gens extraordinaires qui ont tout fait pour que ça se passe bien".

Tissant des liens étroits avec les Russes, avec "diplomatie", le spationaute "a joué un rôle de défricheur. On lui doit beaucoup", salue Lionel Suchet.

C'est sur ces bases que Paris et Moscou ont pu construire une coopération spatiale, qui s'est accélérée au début des années 1990. "Avec la chute du mur de Berlin, on a enfin vu les personnes avec qui on travaillait de façon cachée. Ce fut une révélation pour nous comme pour les Russes, qui depuis Gagarine faisaient des choses extraordinaires sans pouvoir les partager", selon le responsable du CNES.

Scientifiques et techniciens des deux pays ont travaillé des années en "symbiose" sur les vols habités. Cette période a connu son apogée au début des années 2000.

En raison de l'invasion russe de l'Ukraine, la célébration du 40e anniversaire du vol de Jean-Loup Chrétien, vendredi au CNES, se fera sans son ancien équipage, regrette l'agence spatiale.

"C'est triste", commente Jean-Loup Chrétien, quotidiennement en contact avec ses anciens collègues et amis russes.

Après "PVH", il n'a cessé de vouloir retrouver les étoiles. Allant jusqu'à convaincre Mikhaïl Gorbatchev en personne de l'intérêt de renvoyer un Français dans l'espace, où il a comptabilisé 43 jours.

Depuis, neuf astronautes Français y ont effectué des missions.

H.El-Hassany--DT