Dubai Telegraph - Climat: la chaleur mondiale toujours aux sommets en mars

EUR -
AED 4.275666
AFN 72.780078
ALL 95.393423
AMD 429.347931
ANG 2.084524
AOA 1068.77153
ARS 1620.253509
AUD 1.625238
AWG 2.098541
AZN 1.984819
BAM 1.945073
BBD 2.355668
BDT 142.941072
BGN 1.944186
BHD 0.441107
BIF 3482.169409
BMD 1.164239
BND 1.489262
BOB 8.04652
BRL 5.803154
BSD 1.169593
BTN 111.575271
BWP 16.473595
BYN 3.267649
BYR 22819.089661
BZD 2.352272
CAD 1.599973
CDF 2613.717122
CHF 0.914685
CLF 0.026445
CLP 1040.80664
CNY 7.89948
CNH 7.920558
COP 4412.14084
CRC 531.506181
CUC 1.164239
CUP 30.852341
CVE 110.254109
CZK 24.340693
DJF 208.267316
DKK 7.472717
DOP 69.32255
DZD 154.199775
EGP 61.562181
ERN 17.463589
ETB 182.618572
FJD 2.562782
FKP 0.861177
GBP 0.871815
GEL 3.119842
GGP 0.861177
GHS 13.284307
GIP 0.861177
GMD 84.405421
GNF 10255.542125
GTQ 8.884005
GYD 243.613344
HKD 9.117059
HNL 31.104249
HRK 7.535885
HTG 153.1556
HUF 360.049724
IDR 20490.960396
ILS 3.390244
IMP 0.861177
INR 111.70585
IQD 1525.153442
IRR 1530974.638351
ISK 143.609052
JEP 0.861177
JMD 184.923397
JOD 0.825483
JPY 184.673373
KES 150.361612
KGS 101.812374
KHR 4692.656422
KMF 491.309356
KPW 1047.781183
KRW 1751.050907
KWD 0.359145
KYD 0.970444
KZT 551.207745
LAK 25560.873628
LBP 104243.676363
LKR 378.751203
LRD 213.347445
LSL 19.198119
LTL 3.437696
LVL 0.704237
LYD 7.423706
MAD 10.721188
MDL 20.104538
MGA 4898.527183
MKD 61.672507
MMK 2444.745362
MNT 4168.128186
MOP 9.394668
MRU 46.736784
MUR 54.917397
MVR 17.944448
MWK 2027.634651
MXN 20.161306
MYR 4.596998
MZN 74.406853
NAD 19.198325
NGN 1594.646111
NIO 43.041912
NOK 10.827949
NPR 179.30867
NZD 1.984792
OMR 0.447642
PAB 1.164453
PEN 4.013105
PGK 4.904914
PHP 71.866127
PKR 325.754055
PLN 4.248618
PYG 7127.037408
QAR 4.244236
RON 5.203912
RSD 117.383959
RUB 85.278713
RWF 1710.688755
SAR 4.370727
SBD 9.332701
SCR 16.996581
SDG 699.134444
SEK 10.976739
SGD 1.488888
SHP 0.869222
SLE 28.699004
SLL 24413.51779
SOS 668.453179
SRD 43.317866
STD 24097.402267
STN 24.472658
SVC 10.188548
SYP 128.681891
SZL 19.184566
THB 37.919857
TJS 10.881648
TMT 4.074837
TND 3.362315
TOP 2.803209
TRY 53.024515
TTD 7.906194
TWD 36.762016
TZS 3029.942739
UAH 51.417255
UGX 4354.870851
USD 1.164239
UYU 46.37306
UZS 14023.261923
VES 593.935283
VND 30689.347116
VUV 137.470647
WST 3.153367
XAF 655.224958
XAG 0.014894
XAU 0.000255
XCD 3.146415
XCG 2.098617
XDR 0.81489
XOF 655.224958
XPF 119.331742
YER 277.845635
ZAR 19.360723
ZMK 10479.556608
ZMW 22.017401
ZWL 374.884569
  • AEX

    -15.2200

    1006.35

    -1.49%

  • BEL20

    -55.3300

    5477.34

    -1%

  • PX1

    -111.5400

    7971.03

    -1.38%

  • ISEQ

    -172.4200

    12413.02

    -1.37%

  • OSEBX

    23.8300

    2009.8

    +1.2%

  • PSI20

    -48.3600

    9075.95

    -0.53%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    -10.5700

    4216.23

    -0.25%

Climat: la chaleur mondiale toujours aux sommets en mars
Climat: la chaleur mondiale toujours aux sommets en mars / Photo: JOSH EDELSON - AFP/Archives

Climat: la chaleur mondiale toujours aux sommets en mars

Les températures mondiales se sont maintenues à des niveaux historiquement élevés en mars, poursuivant près de deux ans de chaleur extraordinaire sur la planète, dans la fourchette haute des prévisions scientifiques sur le réchauffement climatique.

Taille du texte:

En Europe, le mois de mars a été, de loin, le plus chaud jamais enregistré, selon le bulletin mensuel de l'observatoire Copernicus publié mardi.

Sur le Vieux Continent, celui qui se réchauffe le plus vite, cette anomalie exceptionnelle a épargné le mois dernier la péninsule ibérique et le sud de la France. Et elle s'est accompagnée de précipitations extrêmes, voire record, dans certaines régions, comme en Espagne et au Portugal, tandis que d'autres vivaient un mois historiquement sec comme aux Pays-Bas ou dans le nord de l'Allemagne.

Dans le reste du monde, des études du réseau scientifique de référence World Weather Attribution (WWA) ont conclu que le changement climatique avait accentué une vague de chaleur intense dans toute l'Asie centrale et favorisé les précipitations à l'origine d'inondations meurtrières en Argentine.

- "Extrêmement élevées" -

Au niveau mondial, mars 2025 se classe comme le deuxième plus chaud, derrière mars 2024, prolongeant une série ininterrompue de records ou quasi-records des températures depuis juillet 2023.

Depuis lors, à une exception près, tous les mois ont été au moins 1,5°C plus chauds que la moyenne de l'ère préindustrielle, mettant les scientifiques au défi d'expliquer cette longue série hors normes.

"Le fait que (mars 2025 soit) encore 1,6°C au-dessus de l'ère préindustrielle est vraiment impressionnant", estime Friederike Otto, climatologue de l'Imperial College de Londres, jointe par l'AFP. "Nous voilà fermement pris dans l'étau du changement climatique causé par l'humanité" et sa combustion massive des énergies fossiles, dit-elle.

"On reste sur des températures extrêmement élevées", constate aussi Robert Vautard, coprésident du groupe de travail sur la climatologie du Giec, les experts mandatés par l'ONU.

"C'est une situation exceptionnelle", assure-t-il à l'AFP, "car normalement les températures redescendent franchement après deux années El Niño", ce phénomène naturel qui pousse temporairement à la hausse les températures mondiales et dont le dernier épisode remonte à 2023-2024.

Mars 2025, avec 14,06°C en moyenne, est ainsi seulement 0,08°C plus froid que le record de mars 2024 et à peine plus chaud qu'en 2016, selon Copernicus. Sauf que ces deux extrêmes précédents avaient été observés lors d'un fort épisode d'El Niño tandis que 2025 flirte avec La Niña, la phase inverse du cycle, synonyme d'influence rafraîchissante.

Néanmoins, "l'augmentation des températures reste dans la partie haute des projections mais pas en dehors", souligne le haut-responsable du Giec.

"Il faut éviter de surréagir à des fluctuations ou absences de fluctuations, et attendre les explications" sur les phénomènes qui ont pu "se superposer" au réchauffement provoqué par l'humanité, prévient Robert Vautard, car les températures sont "soumises à d'importantes variations naturelles interannuelles ou décennales".

- "Une fois tous les 4 ans" -

L'année 2024 a tout de même été la première année calendaire à dépasser le seuil de 1,5°C, soit la limite de réchauffement la plus sûre adoptée par la quasi-totalité des pays du monde dans l'accord de Paris.

Mais l'actuel record va vite se banaliser: "Vu la concentration actuelle des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, la probabilité d'une telle anomalie est décennale", explique à l'AFP Christophe Cassou, auteur du Giec et directeur de recherche au CNRS.

Dans une année avec El Niño, comme ce fut le cas en 2024, la probabilité de rencontrer une telle température annuelle mondiale monte à "une fois tous les 4 ou 5 ans", a calculé le climatologue en faisant tourner les modèles numériques de référence.

Selon le Giec, le monde est en route pour franchir durablement le seuil de 1,5°C au début des années 2030. Voire avant la fin de cette décennie, selon des études récentes.

Chaque fraction de degré de réchauffement compte car elle augmente de plus en plus l'intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes (canicules, violentes précipitations ou sécheresses).

Les relevés annuels de températures mondiales remontent jusqu'en 1850. Mais les carottes de glace, les sédiments au fond de l'océan et d'autres "archives climatiques" permettent d'établir que le climat actuel est sans précédent depuis au moins 120.000 ans.

A.Murugan--DT