Dubai Telegraph - Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé

EUR -
AED 4.286508
AFN 72.984916
ALL 95.285241
AMD 430.366477
ANG 2.089468
AOA 1071.306459
ARS 1624.159398
AUD 1.615887
AWG 2.103519
AZN 1.989975
BAM 1.949686
BBD 2.350918
BDT 143.280105
BGN 1.948798
BHD 0.440307
BIF 3471.826957
BMD 1.167001
BND 1.486208
BOB 8.065605
BRL 5.840607
BSD 1.167235
BTN 111.83991
BWP 16.440237
BYN 3.260991
BYR 22873.212895
BZD 2.347479
CAD 1.601767
CDF 2619.916164
CHF 0.914695
CLF 0.026532
CLP 1044.236588
CNY 7.918274
CNH 7.919406
COP 4422.617403
CRC 530.41633
CUC 1.167001
CUP 30.925517
CVE 110.516107
CZK 24.310136
DJF 207.399867
DKK 7.474057
DOP 69.66536
DZD 154.566908
EGP 61.710182
ERN 17.50501
ETB 183.744977
FJD 2.5576
FKP 0.86322
GBP 0.871014
GEL 3.127543
GGP 0.86322
GHS 13.315075
GIP 0.86322
GMD 84.661239
GNF 10246.266097
GTQ 8.905077
GYD 244.191156
HKD 9.14053
HNL 31.065356
HRK 7.534976
HTG 152.844834
HUF 357.742294
IDR 20463.706636
ILS 3.387338
IMP 0.86322
INR 111.692585
IQD 1528.770862
IRR 1534605.865331
ISK 143.751524
JEP 0.86322
JMD 184.551306
JOD 0.827368
JPY 184.799242
KES 150.834874
KGS 102.05397
KHR 4682.006532
KMF 492.474011
KPW 1050.266353
KRW 1743.125795
KWD 0.360008
KYD 0.972746
KZT 552.515121
LAK 25621.499127
LBP 105104.562444
LKR 379.64954
LRD 213.853019
LSL 19.243548
LTL 3.445849
LVL 0.705907
LYD 7.386857
MAD 10.746618
MDL 20.063828
MGA 4875.141458
MKD 61.658243
MMK 2450.543907
MNT 4178.01432
MOP 9.41695
MRU 46.668609
MUR 54.734502
MVR 17.961546
MWK 2031.747942
MXN 20.104507
MYR 4.588066
MZN 74.582844
NAD 19.244236
NGN 1598.055872
NIO 42.846436
NOK 10.778384
NPR 178.93947
NZD 1.973573
OMR 0.448703
PAB 1.167215
PEN 4.022661
PGK 4.89323
PHP 71.725003
PKR 325.133884
PLN 4.244673
PYG 7112.69685
QAR 4.2543
RON 5.201311
RSD 117.45276
RUB 85.482272
RWF 1704.987961
SAR 4.327033
SBD 9.354836
SCR 16.183476
SDG 700.787317
SEK 10.922429
SGD 1.489441
SHP 0.871284
SLE 28.766848
SLL 24471.422752
SOS 666.937915
SRD 43.420659
STD 24154.557453
STN 24.798764
SVC 10.212714
SYP 128.987104
SZL 19.244203
THB 37.834353
TJS 10.907457
TMT 4.084502
TND 3.370263
TOP 2.809857
TRY 53.062706
TTD 7.924946
TWD 36.812457
TZS 3028.366626
UAH 51.310947
UGX 4365.199908
USD 1.167001
UYU 46.483049
UZS 14056.523
VES 595.344003
VND 30744.632332
VUV 137.796705
WST 3.160846
XAF 653.892593
XAG 0.013987
XAU 0.000251
XCD 3.153878
XCG 2.103595
XDR 0.811029
XOF 650.607341
XPF 119.331742
YER 278.504878
ZAR 19.212912
ZMK 10504.409041
ZMW 21.972067
ZWL 375.773736
  • AEX

    11.4100

    1021.54

    +1.13%

  • BEL20

    23.6900

    5532.41

    +0.43%

  • PX1

    74.4700

    8082.27

    +0.93%

  • ISEQ

    53.8800

    12585.15

    +0.43%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    51.7100

    9124.26

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    24.3700

    4226.84

    +0.58%

Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé
Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé / Photo: Philippe LOPEZ - AFP/Archives

Livreurs de repas à domicile: les algorithmes des plateformes font dérailler leur santé

Le management par algorithmes des plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo, qui incite à enchaîner les courses, fait peser des risques sur la santé des livreurs de repas à domicile, alerte mercredi une agence sanitaire.

Taille du texte:

De l'attribution des courses aux modalités de rémunération, en passant par les sanctions, tout est géré par des processus automatisés, avec des risques physiques et mentaux pour la santé des livreurs, rapporte l'Anses.

"On bombarde, on prend des risques, c'est l'application qui veut ça, mais c'est super dangereux", témoigne auprès de l'AFP Vany, livreur depuis 2016 pour différentes plateformes, dont Deliveroo et Uber Eats.

Plusieurs fois, Vany a fait des "petites chutes", le forçant à aller "travailler en boitant, mais chaque année des livreurs meurent en prenant des risques. J'y pense souvent", indique celui qui partage sur les réseaux sociaux son quotidien de livreur.

Pour Henri Bastos, directeur scientifique santé et travail à l'Anses, "avec cette utilisation de technologies numériques pour attribuer des tâches de travail, les évaluer, surveiller les performances des travailleurs, les sanctionner, les livreurs n'ont pas de marge de manœuvre, de négociation possible, ni de soutien d'une personne physique qui pourrait répondre aux difficultés rencontrées sur le terrain", décrit-il à l'AFP.

En découlent des accidents de la route, des chutes, des troubles musculo-squelettiques et des atteintes à la santé mentale: "stress, fatigue, épuisement liées à la pression constante des notifications, à l'isolement et à l'absence de relations professionnelles stables".

Les livreurs des plateformes souffrent aussi de troubles du sommeil, de maladies métaboliques, respiratoires ou cardiovasculaires liées à l'activité exercée en horaires atypiques, dans un environnement de travail difficile: pollution urbaine, bruit...

- "Protection insuffisante" -

Il y a aussi des "conséquences socio-familiales: pour s'assurer un niveau de vie décent, les livreurs vont accepter un grand nombre de courses et donc avoir des amplitudes d'horaires importantes, travailler parfois 7 jours sur 7", relève M Bastos.

"Avoir une vie sociale, c'est très dur", confirme Vany, qui livre dans le quartier d'affaires de la Défense en général de 7H45 à 14H30 puis de 18H30 à 22H00, tous les jours de semaine et le samedi soir.

En majorité indépendants, ces travailleurs ne bénéficient "ni d'une politique de prévention des risques adéquate, ni d'une protection sociale suffisante", souligne l'Anses. Il n'y a pas d'obligation de déclarer leurs accidents du travail.

"Les désavantages du statut d'indépendant devraient être normalement compensés par les revenus, mais ce n'est plus le cas", rapporte Vany.

En outre, le contexte réglementaire de cette activité est en construction.

A l'échelle française, où un accord entre plateformes et syndicats fixant un revenu minimal horaire a été récemment signé, et européenne, les États membres ayant deux ans pour intégrer dans leur législation la directive de novembre 2024 renforçant les droits de ces travailleurs.

Ce texte prévoit de requalifier comme salariés quelque cinq des 30 millions de livreurs travaillant sous statut d'indépendant en Europe. Les modalités de requalification dépendent des États, ce qui permet à l'Anses de formuler des préconisations.

L'agence recommande ainsi aux pouvoirs publics de rendre obligatoire, pour ces travailleurs, l'application des dispositions en matière de santé et sécurité prévues pour les salariés dans le Code du travail et d'imposer "une limitation et un contrôle de leur temps de travail".

L'Anses "appelle à responsabiliser les plateformes, pour qu'elles assurent une protection de la santé et de la sécurité de ces travailleurs", résume M. Bastos.

Enfin, l'agence sanitaire veut rendre obligatoire la collecte de données pour continuer à documenter les effets de cette organisation du travail.

Saluant "la qualité" du rapport, la CGT appelle, dans un communiqué publié mercredi, le gouvernement à adopter "de toute urgence une législation ambitieuse en matière de protection sociale" des livreurs.

Pour l'Union-Indépendants, "cette expertise confirme ce que nous dénonçons depuis longtemps : les conditions de travail actuelles dégradent la santé des livreurs, physiquement comme mentalement".

Le syndicat interpelle les pouvoirs publics, leur demandant d'"imposer des règles de transparence strictes" aux plateformes, de "garantir une protection réelle en matière de santé et sécurité" aux livreurs et "d'intégrer les conclusions de l'Anses dans la transposition de la directive européenne".

ref-ola-mep-max/grd/LyS

G.Mukherjee--DT