Dubai Telegraph - Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?

EUR -
AED 4.289106
AFN 72.978162
ALL 95.257832
AMD 430.626595
ANG 2.090731
AOA 1071.954318
ARS 1625.161268
AUD 1.61676
AWG 2.104791
AZN 1.975394
BAM 1.950866
BBD 2.35234
BDT 143.366756
BGN 1.949976
BHD 0.440574
BIF 3473.926594
BMD 1.167706
BND 1.487107
BOB 8.070483
BRL 5.841102
BSD 1.167941
BTN 111.907547
BWP 16.45018
BYN 3.262963
BYR 22887.045797
BZD 2.348898
CAD 1.602963
CDF 2621.501329
CHF 0.914764
CLF 0.026521
CLP 1043.777298
CNY 7.923063
CNH 7.924371
COP 4427.265468
CRC 530.737107
CUC 1.167706
CUP 30.94422
CVE 110.582325
CZK 24.315267
DJF 207.524926
DKK 7.473023
DOP 69.705106
DZD 154.85073
EGP 61.744578
ERN 17.515596
ETB 182.35277
FJD 2.556926
FKP 0.863742
GBP 0.871224
GEL 3.129164
GGP 0.863742
GHS 13.323215
GIP 0.863742
GMD 84.670566
GNF 10252.462715
GTQ 8.910462
GYD 244.338834
HKD 9.146171
HNL 31.060436
HRK 7.537074
HTG 152.937269
HUF 357.757189
IDR 20488.168117
ILS 3.389386
IMP 0.863742
INR 111.733392
IQD 1529.930214
IRR 1535533.939684
ISK 143.604208
JEP 0.863742
JMD 184.662916
JOD 0.827932
JPY 184.719789
KES 150.925387
KGS 102.11626
KHR 4684.838406
KMF 492.771763
KPW 1050.901516
KRW 1742.544498
KWD 0.360144
KYD 0.973334
KZT 552.849263
LAK 25636.994177
LBP 104568.109284
LKR 379.879139
LRD 213.982322
LSL 19.171807
LTL 3.447933
LVL 0.706334
LYD 7.413249
MAD 10.715122
MDL 20.075962
MGA 4891.522719
MKD 61.636893
MMK 2452.025909
MNT 4180.541034
MOP 9.422645
MRU 46.670951
MUR 54.767933
MVR 17.994673
MWK 2024.769903
MXN 20.111005
MYR 4.590834
MZN 74.61249
NAD 19.171807
NGN 1600.971677
NIO 42.9811
NOK 10.777054
NPR 179.047686
NZD 1.9735
OMR 0.448982
PAB 1.167921
PEN 3.991986
PGK 5.088
PHP 71.919089
PKR 325.295202
PLN 4.242511
PYG 7116.998355
QAR 4.257322
RON 5.200946
RSD 117.400016
RUB 85.533366
RWF 1708.257212
SAR 4.389495
SBD 9.379319
SCR 17.107269
SDG 701.210948
SEK 10.915254
SGD 1.489188
SHP 0.871811
SLE 28.720739
SLL 24486.222194
SOS 667.480245
SRD 43.446834
STD 24169.165267
STN 24.438082
SVC 10.21889
SYP 129.065111
SZL 19.157461
THB 37.801579
TJS 10.914054
TMT 4.09865
TND 3.402893
TOP 2.811557
TRY 53.05533
TTD 7.929739
TWD 36.813698
TZS 3030.197606
UAH 51.341978
UGX 4367.839825
USD 1.167706
UYU 46.51116
UZS 14003.220669
VES 593.270376
VND 30763.225588
VUV 137.88004
WST 3.162758
XAF 654.288044
XAG 0.013813
XAU 0.00025
XCD 3.155784
XCG 2.104867
XDR 0.81152
XOF 654.28525
XPF 119.331742
YER 278.643902
ZAR 19.244911
ZMK 10510.763608
ZMW 21.985355
ZWL 376.00099
  • AEX

    11.4100

    1021.54

    +1.13%

  • BEL20

    23.6900

    5532.41

    +0.43%

  • PX1

    74.4700

    8082.27

    +0.93%

  • ISEQ

    53.8800

    12585.15

    +0.43%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    51.7100

    9124.26

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    24.3700

    4226.84

    +0.58%

Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?
Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek? / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP

Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?

L'irruption du robot conversationnel R1 de la start-up chinoise DeepSeek a stupéfié l'industrie de la tech par sa capacité à égaler ses concurrents américains pour un coût moindre, rebattant les cartes de l'intelligence artificielle (IA).

Taille du texte:

Mais ce chatbot à peine lancé, plusieurs gouvernements ont déjà restreint son utilisation, invoquant des menaces pour la sécurité nationale ou de potentielles fuites d'informations sensibles.

L'AFP fait le point sur la situation:

- Qui a interdit DeepSeek? -

L'Italie est le premier pays à avoir ouvert une enquête sur DeepSeek, à qui elle a interdit de traiter les données d'utilisateurs italiens.

En 2023, l'organisme de surveillance italien avait déjà temporairement bloqué le chatbot d'OpenAI dans le pays, ChatGPT, pour des raisons de confidentialité.

Après l'Italie, les autorités taïwanaises ont interdit à leurs fonctionnaires et à des infrastructures-clés d'utiliser les applications de la start-up chinoise, invoquant des risques pour "la sécurité nationale de l'information".

Cette décision a été suivie quelques jours plus tard par l'Australie.

En Corée du Sud, plusieurs ministères, dont celui qui supervise les relations avec la Corée du Nord, ont bloqué l'accès à DeepSeek sur leurs ordinateurs. Ces mesures de blocage concernent également les "PC militaires".

Aux Etats-Unis, une proposition de loi a été présentée par des parlementaires pour empêcher l'utilisation de DeepSeek - qualifiée d'"entreprise affiliée au Parti communiste chinois" par le représentant Darin LaHood - sur les appareils du gouvernement pour des raisons de cybersécurité.

- Que craignent-ils? -

Les conditions générales de DeepSeek renferment une section sur la transmission des données personnelles à des tiers, très semblable à celle de ChatGPT, le robot conversationnel de son rival américain OpenAI.

Mais "en Chine, lorsque le gouvernement demande l'accès aux données des utilisateurs, les entreprises sont légalement tenues de les fournir", relève Youm Heung-youl, enseignant et spécialiste de la sécurité des données à l'université Soonchunhyang en Corée du Sud.

Selon la politique de confidentialité de DeepSeek, la start-up chinoise collecte également des informations sur "les frappes au clavier", c'est-à-dire toute interaction qu'un utilisateur effectue avec une touche de son clavier.

Pékin affirme pour sa part que le gouvernement chinois "n'exigera jamais des entreprises ou des individus qu'ils collectent ou stockent illégalement des données".

La Chine a dénoncé les restrictions récemment imposées par plusieurs pays, y voyant une "politisation des questions économiques, commerciales et technologiques".

- Des inquiétudes justifiées? -

La décision de la Corée du Sud de restreindre l'utilisation de DeepSeek répond à de "véritables inquiétudes", mais témoigne également de "leur réflexe de suivre la ligne des Etats-Unis", souligne Vladimir Tikhonov, professeur d'études coréennes à l'université d'Oslo.

Les Etats-Unis sont un partenaire clé de la Corée du Sud, où sont stationnés des dizaines de milliers de soldats américains pour la protéger de son voisin du Nord.

Selon M. Tikhonov, Séoul "ne peut pas opérer seule dans une situation de guerre à grande échelle. On s'attend donc plus ou moins à ce qu'elle suive les directives de l'armée américaine en matière de cybersécurité".

Mais, note-t-il, "aucune grande entreprise de la tech n'est politiquement neutre". "Google stocke les données relatives à l'historique de navigation et il est naïf de penser qu'elles ne sont pas partagées avec des agences gouvernementales lorsqu'elles en font la demande", poursuit le professeur.

Il reconnaît toutefois que la collaboration des grandes entreprises de la tech avec les autorités chinoises est probablement "plus approfondie".

- DeepSeek, une surprise? -

"DeepSeek a été lancé en mai 2023, et une chose pareille ne peut pas émerger du jour au lendemain", estime Park Seung-chan, professeur d'économie chinoise à l'université sud-coréenne de Yongin.

Pour les experts, DeepSeek a notamment vu le jour grâce aux investissements massifs de la Chine ces dernières années dans la recherche et le développement.

Selon les données de la Chambre de commerce sud-coréenne, la Chine se classe au deuxième rang mondial des investisseurs en recherche et développement, tout juste derrière les Etats-Unis.

"Je vois (l'irruption du robot conversationnel R1, ndlr) comme un coup calculé qui a été préparé avant l'ère Trump, et nous devrions prêter attention aux deuxième et troisième vagues de DeepSeek", avertit M. Park.

- Quelles leçons? -

DeepSeek dit avoir utilisé des puces H800, moins performantes que d'autres modèles mais autorisées pour l'exportation vers la Chine jusqu'à fin 2023.

"Si DeepSeek a réellement utilisé des H800, cela signifie que même sans semi-conducteurs dernier cri, des résultats semblables pourraient être obtenus avec des semi-conducteurs standard, tant que le logiciel est bon", explique Park Ki-soon, professeur à l'université Sungkyunkwan en Corée du Sud.

De quoi mettre sens dessus dessous l'industrie des semi-conducteurs, dont la Corée du Sud et Taïwan sont à la pointe.

"Des pays comme les Etats-Unis et la Chine investissent des ressources et des talents considérables dans le développement de logiciels", souligne Park Ki-soon, pour qui DeepSeek est la preuve que tous les gouvernements devraient davantage soutenir ce secteur.

K.Al-Zaabi--DT