Dubai Telegraph - Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?

EUR -
AED 4.236995
AFN 72.682942
ALL 95.499599
AMD 434.251954
ANG 2.065235
AOA 1057.951222
ARS 1605.382781
AUD 1.64816
AWG 2.07956
AZN 1.962086
BAM 1.946619
BBD 2.31966
BDT 141.323481
BGN 1.972045
BHD 0.435048
BIF 3409.12169
BMD 1.153709
BND 1.472953
BOB 7.958466
BRL 6.13012
BSD 1.151768
BTN 107.673185
BWP 15.704931
BYN 3.49432
BYR 22612.692624
BZD 2.316375
CAD 1.582855
CDF 2624.687914
CHF 0.910144
CLF 0.027116
CLP 1070.699078
CNY 7.944902
CNH 7.968707
COP 4233.434017
CRC 537.962827
CUC 1.153709
CUP 30.573283
CVE 109.747403
CZK 24.475875
DJF 205.092729
DKK 7.470501
DOP 68.367561
DZD 152.575662
EGP 59.996458
ERN 17.305632
ETB 181.514032
FJD 2.554831
FKP 0.864812
GBP 0.866441
GEL 3.132315
GGP 0.864812
GHS 12.554788
GIP 0.864812
GMD 84.797727
GNF 10095.387511
GTQ 8.822391
GYD 240.963553
HKD 9.037878
HNL 30.485224
HRK 7.512147
HTG 151.097385
HUF 392.907233
IDR 19562.517279
ILS 3.587025
IMP 0.864812
INR 108.4608
IQD 1508.784179
IRR 1517848.149879
ISK 143.371629
JEP 0.864812
JMD 180.946608
JOD 0.81798
JPY 183.840071
KES 149.206304
KGS 100.889409
KHR 4602.294375
KMF 492.634265
KPW 1038.372085
KRW 1736.689162
KWD 0.353693
KYD 0.959773
KZT 553.718519
LAK 24732.355738
LBP 103147.330197
LKR 359.285515
LRD 210.765973
LSL 19.429067
LTL 3.406602
LVL 0.697867
LYD 7.373226
MAD 10.762342
MDL 20.057404
MGA 4802.350857
MKD 61.350654
MMK 2421.422446
MNT 4116.640054
MOP 9.296655
MRU 46.103564
MUR 53.658616
MVR 17.835848
MWK 1997.180773
MXN 20.704471
MYR 4.544428
MZN 73.7177
NAD 19.429067
NGN 1564.71816
NIO 42.380124
NOK 11.057422
NPR 172.277494
NZD 1.982693
OMR 0.4436
PAB 1.151768
PEN 3.98192
PGK 4.971553
PHP 69.395518
PKR 321.563224
PLN 4.276224
PYG 7522.521818
QAR 4.211637
RON 5.078046
RSD 116.898675
RUB 95.998092
RWF 1675.796505
SAR 4.33178
SBD 9.289271
SCR 15.803168
SDG 693.379249
SEK 10.79329
SGD 1.477088
SHP 0.86558
SLE 28.35236
SLL 24192.709325
SOS 658.195776
SRD 43.249663
STD 23879.442983
STN 24.384994
SVC 10.077472
SYP 127.728575
SZL 19.435338
THB 37.966256
TJS 11.062327
TMT 4.049518
TND 3.401557
TOP 2.777853
TRY 51.123432
TTD 7.814146
TWD 36.961029
TZS 2994.477262
UAH 50.45524
UGX 4353.467906
USD 1.153709
UYU 46.411113
UZS 14041.775313
VES 524.580585
VND 30356.386139
VUV 137.118236
WST 3.1471
XAF 652.877857
XAG 0.016971
XAU 0.000256
XCD 3.117956
XCG 2.07571
XDR 0.811971
XOF 652.877857
XPF 119.331742
YER 275.276092
ZAR 19.716207
ZMK 10384.764004
ZMW 22.487941
ZWL 371.493765
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?
Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek? / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP

Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?

L'irruption du robot conversationnel R1 de la start-up chinoise DeepSeek a stupéfié l'industrie de la tech par sa capacité à égaler ses concurrents américains pour un coût moindre, rebattant les cartes de l'intelligence artificielle (IA).

Taille du texte:

Mais ce chatbot à peine lancé, plusieurs gouvernements ont déjà restreint son utilisation, invoquant des menaces pour la sécurité nationale ou de potentielles fuites d'informations sensibles.

L'AFP fait le point sur la situation:

- Qui a interdit DeepSeek? -

L'Italie est le premier pays à avoir ouvert une enquête sur DeepSeek, à qui elle a interdit de traiter les données d'utilisateurs italiens.

En 2023, l'organisme de surveillance italien avait déjà temporairement bloqué le chatbot d'OpenAI dans le pays, ChatGPT, pour des raisons de confidentialité.

Après l'Italie, les autorités taïwanaises ont interdit à leurs fonctionnaires et à des infrastructures-clés d'utiliser les applications de la start-up chinoise, invoquant des risques pour "la sécurité nationale de l'information".

Cette décision a été suivie quelques jours plus tard par l'Australie.

En Corée du Sud, plusieurs ministères, dont celui qui supervise les relations avec la Corée du Nord, ont bloqué l'accès à DeepSeek sur leurs ordinateurs. Ces mesures de blocage concernent également les "PC militaires".

Aux Etats-Unis, une proposition de loi a été présentée par des parlementaires pour empêcher l'utilisation de DeepSeek - qualifiée d'"entreprise affiliée au Parti communiste chinois" par le représentant Darin LaHood - sur les appareils du gouvernement pour des raisons de cybersécurité.

- Que craignent-ils? -

Les conditions générales de DeepSeek renferment une section sur la transmission des données personnelles à des tiers, très semblable à celle de ChatGPT, le robot conversationnel de son rival américain OpenAI.

Mais "en Chine, lorsque le gouvernement demande l'accès aux données des utilisateurs, les entreprises sont légalement tenues de les fournir", relève Youm Heung-youl, enseignant et spécialiste de la sécurité des données à l'université Soonchunhyang en Corée du Sud.

Selon la politique de confidentialité de DeepSeek, la start-up chinoise collecte également des informations sur "les frappes au clavier", c'est-à-dire toute interaction qu'un utilisateur effectue avec une touche de son clavier.

Pékin affirme pour sa part que le gouvernement chinois "n'exigera jamais des entreprises ou des individus qu'ils collectent ou stockent illégalement des données".

La Chine a dénoncé les restrictions récemment imposées par plusieurs pays, y voyant une "politisation des questions économiques, commerciales et technologiques".

- Des inquiétudes justifiées? -

La décision de la Corée du Sud de restreindre l'utilisation de DeepSeek répond à de "véritables inquiétudes", mais témoigne également de "leur réflexe de suivre la ligne des Etats-Unis", souligne Vladimir Tikhonov, professeur d'études coréennes à l'université d'Oslo.

Les Etats-Unis sont un partenaire clé de la Corée du Sud, où sont stationnés des dizaines de milliers de soldats américains pour la protéger de son voisin du Nord.

Selon M. Tikhonov, Séoul "ne peut pas opérer seule dans une situation de guerre à grande échelle. On s'attend donc plus ou moins à ce qu'elle suive les directives de l'armée américaine en matière de cybersécurité".

Mais, note-t-il, "aucune grande entreprise de la tech n'est politiquement neutre". "Google stocke les données relatives à l'historique de navigation et il est naïf de penser qu'elles ne sont pas partagées avec des agences gouvernementales lorsqu'elles en font la demande", poursuit le professeur.

Il reconnaît toutefois que la collaboration des grandes entreprises de la tech avec les autorités chinoises est probablement "plus approfondie".

- DeepSeek, une surprise? -

"DeepSeek a été lancé en mai 2023, et une chose pareille ne peut pas émerger du jour au lendemain", estime Park Seung-chan, professeur d'économie chinoise à l'université sud-coréenne de Yongin.

Pour les experts, DeepSeek a notamment vu le jour grâce aux investissements massifs de la Chine ces dernières années dans la recherche et le développement.

Selon les données de la Chambre de commerce sud-coréenne, la Chine se classe au deuxième rang mondial des investisseurs en recherche et développement, tout juste derrière les Etats-Unis.

"Je vois (l'irruption du robot conversationnel R1, ndlr) comme un coup calculé qui a été préparé avant l'ère Trump, et nous devrions prêter attention aux deuxième et troisième vagues de DeepSeek", avertit M. Park.

- Quelles leçons? -

DeepSeek dit avoir utilisé des puces H800, moins performantes que d'autres modèles mais autorisées pour l'exportation vers la Chine jusqu'à fin 2023.

"Si DeepSeek a réellement utilisé des H800, cela signifie que même sans semi-conducteurs dernier cri, des résultats semblables pourraient être obtenus avec des semi-conducteurs standard, tant que le logiciel est bon", explique Park Ki-soon, professeur à l'université Sungkyunkwan en Corée du Sud.

De quoi mettre sens dessus dessous l'industrie des semi-conducteurs, dont la Corée du Sud et Taïwan sont à la pointe.

"Des pays comme les Etats-Unis et la Chine investissent des ressources et des talents considérables dans le développement de logiciels", souligne Park Ki-soon, pour qui DeepSeek est la preuve que tous les gouvernements devraient davantage soutenir ce secteur.

K.Al-Zaabi--DT