Dubai Telegraph - DeepSeek: les restrictions américaines derrière le succès de l'IA chinoise?

EUR -
AED 4.16629
AFN 73.169511
ALL 91.720367
AMD 412.625437
ANG 2.03109
AOA 1040.296248
ARS 1730.068376
AUD 1.62319
AWG 2.043438
AZN 1.93014
BAM 1.952136
BBD 2.286318
BDT 139.767634
BGN 1.909789
BHD 0.427893
BIF 3401.345123
BMD 1.134455
BND 1.450989
BOB 13.899908
BRL 5.926056
BSD 1.135174
BTN 108.897103
BWP 15.520933
BYN 3.43615
BYR 22235.326798
BZD 2.283024
CAD 1.610325
CDF 2637.60876
CHF 0.946749
CLF 0.027804
CLP 1097.869325
CNY 7.612706
CNH 7.607182
COP 3823.591334
CRC 515.534533
CUC 1.134455
CUP 27.243979
CVE 110.058403
CZK 24.422727
DJF 202.14144
DKK 7.475699
DOP 67.583433
DZD 151.773102
EGP 59.109894
ERN 17.016832
ETB 184.987066
FJD 2.543165
FKP 0.855764
GBP 0.857365
GEL 2.943939
GGP 0.855764
GHS 13.207208
GIP 0.855764
GMD 83.949973
GNF 9983.084185
GTQ 8.669687
GYD 237.52413
HKD 8.899911
HNL 30.520196
HRK 7.533576
HTG 148.556553
HUF 367.996361
IDR 20395.24006
ILS 3.483085
IMP 0.855764
INR 108.854857
IQD 1486.703866
IRR 1559706.0739
ISK 136.996551
JEP 0.855764
JMD 179.696346
JOD 0.804311
JPY 178.569525
KES 147.161869
KGS 99.206423
KHR 4607.391815
KMF 491.219442
KPW 1021.010265
KRW 1539.433118
KWD 0.350309
KYD 0.946028
KZT 499.205114
LAK 25470.188455
LBP 101653.280821
LKR 375.734687
LRD 195.242638
LSL 18.654083
LTL 3.349752
LVL 0.686221
LYD 7.261401
MAD 10.93158
MDL 20.069327
MGA 4979.674316
MKD 61.459631
MMK 2381.643552
MNT 4080.888014
MOP 9.172382
MRU 45.475037
MUR 54.011158
MVR 17.538818
MWK 1968.413654
MXN 20.372676
MYR 4.628356
MZN 72.496486
NAD 18.654165
NGN 1502.903885
NIO 41.577455
NOK 10.88219
NPR 174.236698
NZD 2.008865
OMR 0.4362
PAB 1.135169
PEN 3.857124
PGK 5.041803
PHP 70.946528
PKR 314.300637
PLN 4.37298
PYG 6667.513416
QAR 4.135123
RON 5.278732
RSD 117.512567
RUB 96.003252
RWF 1675.9948
SAR 4.260916
SBD 9.105365
SCR 15.702006
SDG 682.371115
SEK 11.3519
SGD 1.450844
SHP 0.855838
SLE 27.871529
SLL 23788.954325
SOS 648.337451
SRD 42.753048
STD 23480.937336
STN 24.617683
SVC 9.932355
SYP 14750.190035
SZL 18.649075
THB 38.095578
TJS 10.471797
TMT 3.970594
TND 3.36159
TOP 2.731496
TRY 55.58859
TTD 7.704571
TWD 36.159658
TZS 3006.310364
UAH 50.939703
UGX 4443.658555
USD 1.134455
UYU 45.504381
UZS 13412.103021
VES 971.905283
VND 29464.644146
VUV 134.905521
WST 3.141659
XAF 655.957
XAG 0.018696
XAU 0.000273888757
XCD 3.065923
XCG 2.04586
XDR 0.802119
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 268.440504
ZAR 18.622631
ZMK 10211.456
ZMW 22.107598
ZWL 365.294192
SSP 6480.681012
MXV 2.306648
  • AEX

    8.3700

    1124.45

    +0.75%

  • BEL20

    17.6200

    5702.73

    +0.31%

  • PX1

    23.4300

    8101.53

    +0.29%

  • ISEQ

    69.4300

    14533.06

    +0.48%

  • OSEBX

    -17.1800

    2077.41

    -0.82%

  • PSI20

    30.1100

    9742.9

    +0.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    12.3000

    4252.93

    +0.29%

DeepSeek: les restrictions américaines derrière le succès de l'IA chinoise?
DeepSeek: les restrictions américaines derrière le succès de l'IA chinoise? / Photo: PETER CATTERALL - AFP

DeepSeek: les restrictions américaines derrière le succès de l'IA chinoise?

Les restrictions américaines sur les puces high-tech ont pu, sans le vouloir, propulser le succès du chatbot DeepSeek, ce qui inquiète les Etats-Unis sur leur capacité à contrer la Chine dans la course à l'intelligence artificielle (IA).

Taille du texte:

Conçu par une start-up de Hangzhou (est de la Chine), ce robot conversationnel a stupéfié les acteurs du secteur par sa capacité à égaler ses concurrents américains - à un coût apparemment très inférieur.

Une réussite obtenue malgré des restrictions des Etats-Unis, qui bloquent l'accès des entreprises chinoises aux puces les plus avancées, nécessaires au développement de modèles d'apprentissage massif pour l'IA.

Le fondateur de DeepSeek, Liang Wenfeng, a reconnu que l'"embargo sur les puces haut de gamme" représentait un obstacle majeur.

Ces restrictions ambitionnent de maintenir la domination technologique américaine, mais ont poussé DeepSeek à imaginer des solutions ingénieuses pour les contourner, soulignent des analystes.

La start-up dit avoir utilisé des puces H800, moins performantes mais autorisées pour l'exportation vers la Chine jusqu'à fin 2023.

"Les contraintes pesant sur la Chine en matière d'accès aux puces ont forcé l'équipe de DeepSeek à concevoir des modèles plus efficaces, toujours compétitifs mais à moindre coût d'entraînement", souligne Jeffrey Ding, de l'Université George Washington.

Les restrictions américains "ne parviennent pas à empêcher d'autres pays de concevoir des modèles de pointe" et "l'histoire a prouvé qu'il est impossible de mettre sous cloche" une technologie comme l'IA, estime-t-il.

DeepSeek n'est pas la première entreprise chinoise contrainte d'innover de la sorte. Le géant technologique Huawei, fabricant notamment de smartphones et visé par des sanctions américaines, a par exemple réussi à réorienter ses activités.

- Effet de surprise -

Mais c'est la première fois qu'un tel vent de panique souffle dans la Silicon Valley et à Washington.

Investisseur réputé dans la tech, Marc Andreessen a décrit l'irruption de DeepSeek comme "le moment Spoutnik de l'IA", en référence au lancement en 1957 du premier satellite artificiel par Moscou, qui avait provoqué un choc en Occident.

Beaucoup jugeaient la suprématie américaine incontestable en matière d'IA, avec des géants comme OpenAI ou Meta (la société mère de Facebook).

Si la Chine ambitionne de devenir leader mondial de l'intelligence artificielle d'ici 2030, les réalisations des entreprises chinoises ne suscitaient jusqu'alors guère d'inquiétudes aux Etats-Unis.

Le mastodonte chinois Baidu, qui veut rivaliser avec ChatGPT, a déçu au moment de lancer son robot conversationnel Ernie Bot, confortant l'idée, répandue côté américain, selon laquelle la stricte réglementation chinoise étoufferait l'innovation.

Puis DeepSeek est arrivé.

"Cela remet en question le postulat, que beaucoup avaient, vis-à-vis de la puissance de calcul et du traitement des données nécessaires à l'innovation", estime Samm Sacks, membre du Paul Tsai China Center, un cercle de réflexion américain.

"La question, c'est peut-on avoir accès à une intelligence artificielle de pointe, à une fraction du coût et avec une fraction de la puissance de calcul qu'on pensait nécessaire?"

La stratégie américaine en matière d'IA consiste à "injecter de plus en plus de puissance de calcul et de performance afin d'obtenir des résultats de plus en plus performants", note M. Ding, de l'université George Washington.

- "Peur" -

C'est l'idée directrice de "Stargate", un projet présenté par Donald Trump, qui réunit OpenAI et le géant japonais SoftBank et prévoit d'investir jusqu'à 500 milliards de dollars dans des infrastructures IA aux Etats-Unis.

Cependant, le succès du chatbot R1 de DeepSeek — dont les développeurs affirment qu'il a été conçu pour seulement 5,6 millions de dollars — suggère que l'innovation peut être bien moins coûteuse.

Certains experts restent prudents: l'ensemble des coûts engagés par la start-up sont peut-être plus importants qu'annoncé.

Donald Trump a toutefois décrit DeepSeek comme un "avertissement" pour les entreprises américaines.

L'onde de choc DeepSeek remet-elle en cause l'efficacité des restrictions américaines?

Non, estime Mark Kennedy, directeur de l'Institut Wahba pour la concurrence stratégique au Wilson Center, un centre de réflexion américain.

Le gouvernement américain pourrait dorénavant "étendre les restrictions sur les puces d'IA" et renforcer sa surveillance des technologies auxquelles les entreprises chinoises peuvent accéder, souligne-t-il.

"Etant donné les limites des mesures purement défensives, il pourrait aussi augmenter les investissements dans l'IA aux Etats-Unis, renforcer les alliances et affiner les politiques pour s'assurer de maintenir son leadership sans pousser davantage de pays vers l'écosystème chinois."

Côté américain, la "peur" de "prendre du retard par rapport à la Chine pourrait désormais catalyser cette dynamique", indique Rebecca Arcesati, analyste à l'institut Merics, un centre de réflexion dédié à la Chine.

I.Khan--DT