Dubai Telegraph - Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero

EUR -
AED 4.170451
AFN 73.242251
ALL 92.171726
AMD 412.821247
ANG 2.033119
AOA 1041.335053
ARS 1731.77184
AUD 1.621087
AWG 2.045479
AZN 1.933318
BAM 1.95734
BBD 2.2877
BDT 139.652363
BGN 1.911697
BHD 0.428137
BIF 3403.578548
BMD 1.135589
BND 1.451142
BOB 13.692655
BRL 5.916186
BSD 1.135794
BTN 108.962751
BWP 15.509069
BYN 3.428498
BYR 22257.538233
BZD 2.284398
CAD 1.610123
CDF 2640.243458
CHF 0.945837
CLF 0.027764
CLP 1096.295012
CNY 7.620311
CNH 7.613475
COP 3825.696078
CRC 517.507268
CUC 1.135589
CUP 27.259453
CVE 110.351845
CZK 24.398916
DJF 202.259174
DKK 7.475242
DOP 67.543155
DZD 151.510422
EGP 59.129302
ERN 17.03383
ETB 185.525971
FJD 2.543434
FKP 0.856619
GBP 0.857159
GEL 2.946876
GGP 0.856619
GHS 13.238302
GIP 0.856619
GMD 84.033002
GNF 9989.86182
GTQ 8.671977
GYD 237.657031
HKD 8.909556
HNL 30.491997
HRK 7.536218
HTG 148.646982
HUF 366.337541
IDR 20384.952491
ILS 3.470243
IMP 0.856619
INR 108.893188
IQD 1487.971003
IRR 1561264.104697
ISK 136.804627
JEP 0.856619
JMD 179.811508
JOD 0.805164
JPY 178.352141
KES 147.183803
KGS 99.305296
KHR 4609.58706
KMF 491.710169
KPW 1022.030178
KRW 1536.763796
KWD 0.350397
KYD 0.946537
KZT 498.632414
LAK 25485.056225
LBP 101711.649342
LKR 375.965878
LRD 194.791582
LSL 18.607944
LTL 3.353098
LVL 0.686906
LYD 7.26559
MAD 11.000657
MDL 20.154684
MGA 5001.936423
MKD 61.6285
MMK 2384.022637
MNT 4084.964518
MOP 9.179505
MRU 45.478791
MUR 54.065325
MVR 17.555876
MWK 1969.549996
MXN 20.316902
MYR 4.635364
MZN 72.564373
NAD 18.607616
NGN 1505.142951
NIO 41.803635
NOK 10.873358
NPR 174.338666
NZD 2.007318
OMR 0.436632
PAB 1.135794
PEN 3.907044
PGK 5.139044
PHP 71.039589
PKR 314.650223
PLN 4.364533
PYG 6672.250927
QAR 4.140158
RON 5.278782
RSD 117.51524
RUB 95.52841
RWF 1677.005001
SAR 4.265854
SBD 9.114461
SCR 15.708503
SDG 683.054529
SEK 11.321104
SGD 1.450256
SHP 0.856692
SLE 27.933689
SLL 23812.717718
SOS 649.105117
SRD 42.795832
STD 23504.393043
STN 24.519296
SVC 9.938822
SYP 14764.924376
SZL 18.603641
THB 38.050135
TJS 10.455228
TMT 3.97456
TND 3.371653
TOP 2.734225
TRY 55.644409
TTD 7.705064
TWD 36.121956
TZS 2992.279645
UAH 50.945996
UGX 4452.504031
USD 1.135589
UYU 45.535836
UZS 13425.565649
VES 972.876144
VND 29494.077131
VUV 135.040281
WST 3.144797
XAF 655.957
XAG 0.018619
XAU 0.000273262808
XCD 3.068985
XCG 2.047011
XDR 0.80292
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 268.708663
ZAR 18.585908
ZMK 10221.660683
ZMW 22.233301
ZWL 365.659093
SSP 6487.154725
MXV 2.300333
  • AEX

    5.4700

    1121.54

    +0.49%

  • BEL20

    1.7100

    5686.92

    +0.03%

  • PX1

    0.8100

    8079.32

    +0.01%

  • ISEQ

    46.2800

    14509.48

    +0.32%

  • OSEBX

    -21.3600

    2073.06

    -1.02%

  • PSI20

    16.5100

    9729.27

    +0.17%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    6.3600

    4246.55

    +0.15%

Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero
Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero / Photo: HOCINE ZAOURAR - AFP/Archives

Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero

La cour d'appel de Paris a rejeté mercredi les accusations de "complicité de génocide" visant l'armée française et son éventuelle inaction lors des massacres de Bisesero au Rwanda en 1994, mais la Cour de cassation pourrait être saisie d’un pourvoi des parties civiles.

Taille du texte:

Selon des sources proches du dossier à l'AFP, la chambre de l'instruction a confirmé le non-lieu prononcé au profit des militaires et rejeté des demandes d'auditions supplémentaires.

Lors de l'audience mi-septembre, le parquet général avait requis la confirmation du non-lieu.

"Je me félicite de cette décision qui rend leur honneur aux soldats que j’ai commandés, injustement accusés de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité", a déclaré dans un communiqué à l'AFP le général Jean-Claude Lafourcade, chef de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, s'interrogeant sur une "instrumentalisation" par les associations plaignantes des victimes du génocide.

Me Pierre-Olivier Lambert, qui le défend ainsi que plusieurs officiers généraux, demande à ce que soit "accepté que la vérité judiciaire soit la vérité historique".

Me Emmanuel Bidanda, qui défend Jacques Rosier, chef des opérations spéciales présent à Bisesero, a indiqué qu'il serait "très vigilant à faire respecter cette décision par tous, afin que cessent une bonne fois pour toute les accusations infamantes".

Dans cette affaire, les associations Survie, Ibuka, FIDH et six rescapés de Bisesero, parties civiles, accusent l'opération Turquoise et la France de "complicité de génocide".

Ils leur reprochent d'avoir sciemment abandonné pendant trois jours les civils tutsi réfugiés dans les collines de Bisesero, dans l'ouest du Rwanda, laissant se perpétrer le massacre de centaines d'entre eux par les génocidaires hutu, du 27 au 30 juin 1994.

Dans ce dossier judiciaire très ancien, "nous sommes évidemment déçus" mais "ce n'est pas une surprise" au vu des "résistances pour mettre en jeu la responsabilité des militaires et à plus forte raison des autorités publiques françaises", a commenté auprès de l'AFP Me Patrick Baudouin, avocat de la FIDH et de la LDH, parties civiles.

Avec Me Olivier Foks, avocat de Survie, ils réfléchissent à un pourvoi en cassation.

Alors que les motivations détaillées de la décision doivent être connues ultérieurement, François Graner, porte-parole de Survie, a évoqué un "déni de justice", s'inquiétant notamment, que les juges d'appel aient pu retenir "la nécessité d'une intention génocidaire pour pouvoir être considéré comme complice" de celui-ci, ce qui serait selon lui "aberrant vu la jurisprudence constante de la Cour de cassation".

Il se disait aussi préoccupé que la cour d'appel retienne un argument des juges de première instance à l'appui du non-lieu d'après lequel "les militaires sur le terrain auraient pris leur décision indépendamment de l'état-major parisien".

"Le dossier dit constamment l'inverse", a ajouté M. Graner.

- "Echec profond" -

En septembre 2022, les juges d'instruction avaient rendu un premier non-lieu, assurant que leur enquête, formellement close en juillet 2018, n'avait pas établi la participation directe des forces militaires françaises à ces exactions, pas plus que leur complicité par aide ou assistance aux génocidaires, ou même par abstention.

L'enquête avait ensuite été rouverte pour raisons procédurales, liées à la publication du rapport de la commission présidée par l'historien Vincent Duclert, rendu en avril 2021, qui a pointé "l'échec profond" de la France lors des massacres de Bisesero.

Les deux magistrats instructeurs parisiens du pôle crimes contre l'humanité avaient conclu de nouveau en octobre 2023 à l'abandon des poursuites pour les cinq militaires visés dans la procédure et qui n'ont jamais été mis en examen.

Ce dossier reflète la controverse historique sur les objectifs de cette mission déployée au Rwanda sous mandat de l'ONU pour faire cesser le génocide des Tutsi.

Les parties civiles réclament depuis des années un procès non seulement contre les militaires, mais également contre des membres de l'entourage de l'ancien président François Mitterrand, au pouvoir pendant le génocide, et jamais visés par l'enquête.

Selon l'ONU, les massacres instigués par le gouvernement hutu ont fait plus de 800.000 morts au Rwanda entre avril et juillet 1994, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Mi-novembre, le tribunal administratif de Paris a rejeté une requête déposée par des victimes du génocide des Tutsi au Rwanda visant à faire condamner l'Etat français pour sa complicité présumée dans la tragédie survenue en 1994, et notamment à Bisesero, s'estimant "incompétent".

A.El-Sewedy--DT