Dubai Telegraph - Cinquante ans après, le douloureux anniversaire du "Bloody Sunday"

EUR -
AED 4.243163
AFN 76.836825
ALL 93.168392
AMD 422.683441
AOA 1059.490664
ARS 1731.895657
AUD 1.635936
AWG 2.081143
AZN 1.964472
BAM 1.956127
BBD 2.327789
BDT 142.803865
BHD 0.435867
BIF 3452.176908
BMD 1.155388
BND 1.478954
BOB 13.753358
BRL 5.87804
BSD 1.155693
BTN 110.085873
BWP 15.570074
BYN 3.435989
BYR 22645.606405
BZD 2.324398
CAD 1.610755
CDF 2614.066317
CHF 0.933808
CLF 0.026824
CLP 1055.723909
CNY 7.7961
CNH 7.793635
COP 3642.60356
CRC 524.689954
CUC 1.155388
CUP 30.617784
CVE 110.283907
CZK 24.250092
DJF 205.808847
DKK 7.47569
DOP 67.38126
DZD 153.592261
EGP 57.747336
ERN 17.330821
ETB 186.880539
FJD 2.553243
FKP 0.857011
GBP 0.85579
GEL 3.016025
GGP 0.857011
GHS 13.568326
GIP 0.857011
GMD 84.917311
GNF 10149.74009
GTQ 8.818397
GYD 242.045687
HKD 9.064453
HNL 30.979177
HRK 7.536369
HTG 151.115254
HUF 363.604111
IDR 20498.202116
ILS 3.466245
IMP 0.857011
INR 110.109235
IQD 1514.05302
IRR 1589294.076063
ISK 142.216689
JEP 0.857011
JMD 183.540672
JOD 0.819128
JPY 183.187355
KES 149.507516
KGS 101.038588
KHR 4685.803343
KMF 492.195074
KRW 1637.520047
KWD 0.3569
KYD 0.963165
KZT 538.813048
LAK 26101.474886
LBP 103496.143572
LKR 387.344731
LRD 208.609375
LSL 18.700163
LTL 3.411561
LVL 0.698883
LYD 7.365231
MAD 10.777548
MDL 20.086965
MGA 4949.848611
MKD 61.530283
MMK 2425.794575
MNT 4152.757665
MOP 9.339844
MRU 46.355747
MUR 54.303359
MVR 17.850882
MWK 2004.078274
MXN 19.818137
MYR 4.726342
MZN 73.835072
NAD 18.700163
NGN 1573.280637
NIO 42.527107
NOK 10.987336
NPR 176.136435
NZD 1.961554
OMR 0.444245
PAB 1.155698
PEN 3.903852
PGK 5.109876
PHP 70.211802
PKR 320.85972
PLN 4.299164
PYG 6879.149604
QAR 4.213104
RON 5.244535
RSD 117.352589
RUB 95.451742
RWF 1697.791072
SAR 4.326647
SBD 9.319009
SCR 17.004638
SDG 693.805905
SEK 10.965222
SGD 1.478256
SLE 28.420632
SOS 660.501804
SRD 43.750504
STD 23914.200576
STN 24.504095
SVC 10.112734
SZL 18.697125
THB 38.145135
TJS 10.673415
TMT 4.055412
TND 3.387866
TRY 55.125778
TTD 7.839344
TWD 37.238734
TZS 3058.893435
UAH 51.843388
UGX 4304.71938
USD 1.155388
UYU 46.557982
UZS 13790.304557
VES 873.198868
VND 30219.175282
VUV 137.91453
WST 3.158504
XAF 656.069478
XAG 0.018024
XAU 0.000266
XCD 3.122494
XCG 2.082948
XDR 0.815502
XOF 656.069478
XPF 119.331742
YER 275.449418
ZAR 18.687033
ZMK 10399.872862
ZMW 21.617706
ZWL 372.034491
  • AEX

    1.6700

    1113.11

    +0.15%

  • BEL20

    -12.7100

    5764.79

    -0.22%

  • PX1

    9.5900

    8724.68

    +0.11%

  • ISEQ

    -12.8900

    14306.92

    -0.09%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -17.4400

    9164.07

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    -13.8500

    4315.24

    -0.32%

Cinquante ans après, le douloureux anniversaire du "Bloody Sunday"
Cinquante ans après, le douloureux anniversaire du "Bloody Sunday"

Cinquante ans après, le douloureux anniversaire du "Bloody Sunday"

Un demi-siècle après le "Bloody Sunday", l'Irlande du Nord commémore dimanche l'un des épisodes les plus sanglants des violences qui ont opposé pendant trois décennies républicains, surtout catholiques, et unionistes en majorité protestants, dans un contexte mouvant pour la province britannique.

Taille du texte:

Pour John Kelly, dont le frère Michael a été tué par un soldat britannique lors de la manifestation du à Derry, appellation préférée par les républicains au nom officiel de Londonderry, cet anniversaire marque "une étape majeure sur le chemin que nous avons parcouru depuis toutes ces années".

Dimanche matin, il marchera comme il l'avait fait avec son frère il y a 50 ans, avant que celui-ci ne soit abattu à l'âge de 17 ans. Ce jour-là, les parachutistes britanniques ont tiré sur une manifestation pacifique de militants catholiques, faisant 13 . Un autre blessé est mort plusieurs mois plus tard, d'une tumeur.

Michael était un jeune homme "calme", "plein de vie", "blagueur", respectueux de ses parents, qui avait demandé la permission d'aller à la manifestation pour la défense des droit civils des catholiques, explique John Kelly, qui travaille au musée du Free Derry.

L'épisode, immortalisé par U2 dans la chanson "Sunday Bloody Sunday", reste l'un des épisodes les plus dramatiques des Troubles ayant opposé jusqu'à l'accord de paix de 1998 républicains favorables à une réunification avec la République d'Irlande et unionistes farouchement attachés à l'appartenance à la Couronne britannique, avec l'implication de l'armée britannique.

Le est "un jour tragique dans notre histoire", a déclaré mercredi le Premier ministre Boris Johnson, l'un "des plus sombres" des Troubles.

L'armée britannique avait affirmé que les parachutistes avaient répondu aux tirs des "terroristes" de l'IRA (Armée républicaine irlandaise).

Malgré tous les témoignages contredisant cette version, il faudra attendre 2010 pour que soit officiellement reconnue l'innocence des victimes, atteintes pour certaines dans le dos ou même à terre, agitant un mouchoir blanc.

- Dans les bras de l'IRA -

"Je suis fière que nous en soyons là", après ces années de "dissimulation", "mensonges", "retards", souligne Kate Nash, dont le frère William a été tué à 19 ans.

Pour Denis Bradley, témoin des faits et prêtre à l'époque, le Bloody Sunday a sonné le glas du mouvement des droits civils et précipité de nombreux jeunes catholiques dans les bras de l'IRA.

C'est le chemin qu'a suivi Tony Doherty. Il avait 9 ans quand son père a été tué d'une balle dans le dos par un soldat britannique.

"Ce massacre était complètement injustifiable, le processus qui a suivi a ajouté le travestissement à la tragédie, et a eu des effets à long, long terme sur des gens qui, comme moi, ont grandi à Derry à l'époque", explique-t-il à l'AFP.

Loin de s'apaiser, la colère de l'enfant puis la révolte de l'adolescent ont conduit Tony Doherty à poser une bombe quelques années plus tard.

L'engin n'a pas explosé et le jeune homme, 18 ans alors, a été arrêté et a passé quatre ans en prison, de 1981 à 1985.

- "Cette île est trop petite" -

Ces derniers mois, les effets du Brexit ont souligné la fragilité de l'équilibre de l'accord de paix de 1998.

Les décriées dispositions douanières destinées à éviter toute frontière terrestre avec l'Irlande -mais en établissant une maritime de facto avec la Grande-Bretagne- font actuellement l'objet d'intenses négociations entre Londres et Bruxelles. Elles ont ravivé les tensions communautaires: lors d'émeutes à Belfast au printemps, les "murs de la paix" séparant quartiers catholiques et protestants ont été enflammés.

Des élections locales en mai s'annoncent déterminantes pour l'avenir, avec un recul des unionistes au point qu'une victoire des républicains est jugée possible -- un potentiel bouleversement du fragile équilibre politique en place.

Dans le quartier du Bogside, les fresques rappellent à chaque coin de rue le passé douloureux que les proches des victimes racontent jour après jour aux visiteurs.

Au musée, John Kelly commence la visite une balle de calibre 7.62 entre les doigts, comme celle qui a tué son frère, devant un groupe de jeunes à peu près du même âge.

Dehors, sur les lieux mêmes où son père a été tué d'une balle dans la tête, tirée dans le dos, Paul Doherty - frère de Tony - raconte le Bloody Sunday aux visiteurs pour qu'ils aient "la vraie histoire" de la bouche de "ceux qui ont été directement affectés par le massacre".

Quant à l'avenir, les proches des victimes du Bloody Sunday espèrent voir une Irlande pacifiée et unifiée.

"J'espère le voir", dit John Kelly, "cette île est trop petite pour être divisée".

W.Zhang--DT