Dubai Telegraph - Japon: au coeur de l'actuel plus grand réacteur de fusion nucléaire au monde

EUR -
AED 4.237143
AFN 75.599818
ALL 92.926141
AMD 421.584449
AOA 1059.141429
ARS 1720.174694
AUD 1.6349
AWG 2.079632
AZN 1.958548
BAM 1.955306
BBD 2.322983
BDT 142.38406
BHD 0.434885
BIF 3447.784892
BMD 1.153749
BND 1.477208
BOB 13.696483
BRL 5.969844
BSD 1.153304
BTN 110.015753
BWP 15.568003
BYN 3.419292
BYR 22613.475951
BZD 2.319584
CAD 1.606895
CDF 2624.777973
CHF 0.936729
CLF 0.026794
CLP 1054.549319
CNY 7.782381
CNH 7.78526
COP 3619.344513
CRC 522.961196
CUC 1.153749
CUP 30.574342
CVE 110.234786
CZK 24.257395
DJF 205.387266
DKK 7.475819
DOP 67.25215
DZD 153.447187
EGP 57.896688
ERN 17.306232
ETB 186.556767
FJD 2.552612
FKP 0.853055
GBP 0.85423
GEL 3.016998
GGP 0.853055
GHS 13.569751
GIP 0.853055
GMD 84.805502
GNF 10128.22399
GTQ 8.798588
GYD 241.547982
HKD 9.052896
HNL 30.913527
HRK 7.534206
HTG 150.799975
HUF 365.160245
IDR 20605.549274
ILS 3.458132
IMP 0.853055
INR 110.090189
IQD 1510.918617
IRR 1586058.438239
ISK 142.003034
JEP 0.853055
JMD 182.47315
JOD 0.818026
JPY 183.920222
KES 149.214299
KGS 100.895223
KHR 4672.75976
KMF 492.651194
KRW 1635.242656
KWD 0.356405
KYD 0.961066
KZT 537.832964
LAK 26022.093239
LBP 103281.986985
LKR 385.684318
LRD 208.17655
LSL 18.716332
LTL 3.40672
LVL 0.697891
LYD 7.355112
MAD 10.685556
MDL 20.033683
MGA 4962.725812
MKD 61.509207
MMK 2422.223695
MNT 4147.496949
MOP 9.321347
MRU 46.098765
MUR 54.272045
MVR 17.82586
MWK 1999.886526
MXN 19.687742
MYR 4.722985
MZN 73.14992
NAD 18.714792
NGN 1571.140831
NIO 42.438736
NOK 10.950579
NPR 176.02328
NZD 1.965717
OMR 0.44361
PAB 1.153304
PEN 3.899116
PGK 5.175626
PHP 70.744462
PKR 320.142203
PLN 4.302156
PYG 6867.17732
QAR 4.204348
RON 5.237904
RSD 117.309708
RUB 95.124974
RWF 1698.863814
SAR 4.323969
SBD 9.305031
SCR 16.030288
SDG 692.826268
SEK 10.994124
SGD 1.477491
SLE 28.269738
SOS 659.130767
SRD 43.780209
STD 23880.270192
STN 24.493287
SVC 10.091453
SZL 18.705197
THB 38.224016
TJS 10.628171
TMT 4.049658
TND 3.386372
TRY 55.096809
TTD 7.810284
TWD 37.163286
TZS 3063.200708
UAH 51.748513
UGX 4290.972668
USD 1.153749
UYU 46.438077
UZS 13713.538456
VES 877.155042
VND 30143.994192
VUV 137.12048
WST 3.154041
XAF 655.788625
XAG 0.01755
XAU 0.000261
XCD 3.118063
XCG 2.078675
XDR 0.815591
XOF 655.788625
XPF 119.331742
YER 273.643969
ZAR 18.674866
ZMK 10385.1265
ZMW 21.62526
ZWL 371.506634
  • AEX

    3.4500

    1116.77

    +0.31%

  • BEL20

    -48.4500

    5719.41

    -0.84%

  • PX1

    -11.3400

    8714.94

    -0.13%

  • ISEQ

    -45.6900

    14233.55

    -0.32%

  • OSEBX

    12.8500

    2053.31

    +0.63%

  • PSI20

    55.8500

    9210.84

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    12.5200

    4328.26

    +0.29%

Japon: au coeur de l'actuel plus grand réacteur de fusion nucléaire au monde
Japon: au coeur de l'actuel plus grand réacteur de fusion nucléaire au monde / Photo: Philip FONG - AFP

Japon: au coeur de l'actuel plus grand réacteur de fusion nucléaire au monde

En pénétrant dans l'immense hall en béton abritant la machine, bercé par le souffle régulier d'un puissant système de ventilation, le visiteur plonge dans un antre rappelant l'atmosphère irréelle de films de science-fiction comme "2001, l'Odyssée de l'Espace" ou "Solaris".

Taille du texte:

Au fond du hall, un cylindre cuirassé de 15,5 mètres de haut pour 13,7 mètres de diamètre, constellé de tubes, de pompes et d'échafaudages dignes d'une cathédrale: voici le JT-60SA, actuellement le plus grand réacteur de fusion nucléaire opérationnel au monde.

L'énergie de fusion, qui fait briller le Soleil et les autres étoiles, "est une grande quête de la recherche énergétique (...), depuis les premières tentatives dans les années 1950-1960 de trouver un moyen de reproduire la puissance du Soleil sur la Terre", rappelle à l'AFP Sam Davis, chercheur germano-britannique responsable du projet JT-60SA.

Ce projet commun entre le Japon et l'Union européenne a été inauguré en décembre dernier après 15 ans de travaux à l'Institut de fusion de Naka, à une centaine de kilomètres au nord-est de Tokyo.

La longue quête mondiale de la fusion est désormais stimulée par l'urgence de la crise du climat.

Le réchauffement climatique est "une menace immédiate", et à ce titre "il doit être combattu avec des solutions dont nous disposons déjà", comme les énergies renouvelables. Mais à l'avenir, "la fusion nucléaire pourra certainement contribuer au mix énergétique", ajoute M. Davis, en se gardant toutefois d'avancer une échéance.

Car la fusion nucléaire "ne génère pas de CO2" et pas de déchets radioactifs à vie longue, comme elle n'utilise "ni uranium, ni plutonium", précise Takahiro Suzuki, responsable adjoint de l'équipe japonaise du JT-60SA.

- La cuisine complexe du plasma -

La fusion utilise deux atomes légers d'hydrogène présents en très grande quantité sur Terre, directement ou indirectement: le deutérium et le tritium. "Avec un seul gramme de ce combustible, on peut obtenir une énergie équivalente à celle de huit tonnes de pétrole", souligne M. Suzuki.

C'est le processus inverse de la fission, la technique utilisée dans nos centrales nucléaires actuelles, qui consiste elle à casser les liaisons de noyaux atomiques lourds.

"En fusion nucléaire, il n'y a pas de réaction en chaîne, donc la réaction s'arrête facilement", contrairement à la fission, rappelle M. Suzuki.

C'est un bon point pour la sécurité, mais un sérieux inconvénient pour viser une production d'énergie en continu.

Pour provoquer la fusion, il faut parvenir à créer du plasma - un gaz chaud électriquement chargé - et le maintenir à des températures incroyablement élevées, d'au moins 100 millions de degrés Celsius.

Il faut aussi contrôler la densité du plasma et le confiner pour le tenir à distance des parois de la chambre à vide en forme d'anneau où il est généré, sans quoi la fusion cesserait immédiatement.

Le JT-60SA est un "tokamak", c'est-à-dire un réacteur à fusion dont le plasma est contrôlé et confiné par des méga-aimants.

C'est un projet satellite d'Iter, le tokamak géant en construction dans le sud de la France, un programme international de recherche dont l'achèvement du chantier a déjà été maintes fois repoussée en raison de nombreux déboires, faisant flamber ses coûts astronomiques - plusieurs dizaines de milliards d'euros.

Le JT-60SA sera une sorte de laboratoire à grande échelle pour faciliter le futur démarrage d'Iter. Il sera aussi "complémentaire" en effectuant certaines expériences différemment, explique M. Davis.

- Records américains et chinois -

Les Américains sont parvenus les premiers, fin 2022, à produire davantage d'énergie par fusion à celle nécessaire pour alimenter la réaction, un point essentiel pour que cette source d'énergie soit viable à l'avenir.

Les Etats-Unis ont utilisé pour ce faire une autre technique de fusion, par confinement dit inertiel, au moyen d'un laser ultra-puissant.

"Il reste encore d'énormes défis techniques à relever pour pouvoir répéter (ce procédé, NDLR) d'une manière utile", et non pas juste pendant "une petite fraction de seconde", prévient toutefois M. Davis.

Les tokamaks à aimants supraconducteurs comme le JT-60SA et Iter sont une voie "beaucoup plus adaptée" pour obtenir un jour une production régulière d'électricité, selon lui.

Mais il reste là aussi beaucoup de chemin à parcourir.

Détenu actuellement par la Chine, le record mondial de maintien d'un plasma à 120 millions de degrés Celsius est de seulement 101 secondes.

Le JT-60SA est lui prévu pour tourner à 200 millions de degrés Celsius jusqu'à 100 secondes. Atteindre cet objectif prendra encore quelques années, le temps notamment de renforcer considérablement ses systèmes de chauffage du plasma.

J.Alaqanone--DT