Dubai Telegraph - Lanceurs, exploration: l'Europe spatiale décide de son avenir

EUR -
AED 4.237091
AFN 72.685001
ALL 95.954988
AMD 434.520707
ANG 2.065282
AOA 1057.974892
ARS 1578.268494
AUD 1.674968
AWG 2.079607
AZN 1.961076
BAM 1.955893
BBD 2.321221
BDT 141.406739
BGN 1.97209
BHD 0.434945
BIF 3423.363136
BMD 1.153735
BND 1.481071
BOB 7.98138
BRL 6.041996
BSD 1.15246
BTN 108.601646
BWP 15.844824
BYN 3.46098
BYR 22613.205604
BZD 2.317921
CAD 1.598326
CDF 2636.861817
CHF 0.916875
CLF 0.027131
CLP 1071.288545
CNY 7.973981
CNH 7.982415
COP 4256.232177
CRC 534.325463
CUC 1.153735
CUP 30.573977
CVE 110.270255
CZK 24.510982
DJF 205.230669
DKK 7.473549
DOP 69.483311
DZD 153.46996
EGP 60.805986
ERN 17.306025
ETB 178.11666
FJD 2.604445
FKP 0.862804
GBP 0.865071
GEL 3.109331
GGP 0.862804
GHS 12.5996
GIP 0.862804
GMD 84.806546
GNF 10103.481469
GTQ 8.81642
GYD 241.11149
HKD 9.029246
HNL 30.602591
HRK 7.535854
HTG 150.927192
HUF 387.816349
IDR 19534.982991
ILS 3.604379
IMP 0.862804
INR 108.656856
IQD 1509.77849
IRR 1515200.148882
ISK 143.420403
JEP 0.862804
JMD 181.129416
JOD 0.818
JPY 184.183982
KES 149.651251
KGS 100.893962
KHR 4615.219932
KMF 492.645362
KPW 1038.428166
KRW 1741.043798
KWD 0.354439
KYD 0.96045
KZT 555.218864
LAK 24893.29414
LBP 103205.065372
LKR 362.458843
LRD 211.480994
LSL 19.716525
LTL 3.406679
LVL 0.697883
LYD 7.359383
MAD 10.760113
MDL 20.243052
MGA 4803.249709
MKD 61.64141
MMK 2422.824743
MNT 4134.787378
MOP 9.286983
MRU 45.972191
MUR 53.798539
MVR 17.836537
MWK 1998.403892
MXN 20.670085
MYR 4.609743
MZN 73.734887
NAD 19.716525
NGN 1597.645586
NIO 42.412021
NOK 11.188379
NPR 173.763034
NZD 2.002301
OMR 0.443616
PAB 1.152455
PEN 3.98849
PGK 4.980237
PHP 69.473364
PKR 321.687324
PLN 4.276492
PYG 7544.392214
QAR 4.2022
RON 5.096397
RSD 117.469833
RUB 93.889678
RWF 1682.987494
SAR 4.328787
SBD 9.278308
SCR 15.858649
SDG 693.394519
SEK 10.87701
SGD 1.483547
SHP 0.8656
SLE 28.32444
SLL 24193.258148
SOS 658.634241
SRD 43.33659
STD 23879.9847
STN 24.501168
SVC 10.084524
SYP 128.575537
SZL 19.711025
THB 38.038772
TJS 11.029273
TMT 4.04961
TND 3.391062
TOP 2.777916
TRY 51.293934
TTD 7.822407
TWD 36.856028
TZS 2967.654281
UAH 50.571029
UGX 4287.204301
USD 1.153735
UYU 46.722226
UZS 14037.668947
VES 537.661435
VND 30402.070452
VUV 137.321383
WST 3.172229
XAF 655.991103
XAG 0.016798
XAU 0.000262
XCD 3.118027
XCG 2.077108
XDR 0.815842
XOF 655.991103
XPF 119.331742
YER 275.338743
ZAR 19.72108
ZMK 10385.000211
ZMW 21.638125
ZWL 371.502193
  • AEX

    -12.3900

    970.78

    -1.26%

  • BEL20

    -46.9900

    5006.12

    -0.93%

  • PX1

    -76.8900

    7769.31

    -0.98%

  • ISEQ

    -336.2700

    12026.59

    -2.72%

  • OSEBX

    7.9200

    1988.05

    +0.4%

  • PSI20

    -17.1300

    8997.09

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -14.9700

    3822.84

    -0.39%

Lanceurs, exploration: l'Europe spatiale décide de son avenir
Lanceurs, exploration: l'Europe spatiale décide de son avenir / Photo: E PRIGENT, P BAUDON - ESA-CNES-Arianespace/Optique/AFP

Lanceurs, exploration: l'Europe spatiale décide de son avenir

Les discussions sont ardues et doivent décider de l'avenir spatial de l'Europe: les ministres européens se réunissent lundi et mardi à Séville pour définir les moyens de pérenniser les lanceurs et le rôle du continent dans l'exploration spatiale.

Taille du texte:

Confrontée à la ruée des Américains, Indiens et Chinois vers la Lune, au rôle économique croissant des données spatiales et à une crise la privant d'un accès autonome à l'espace, l'Europe doit trancher.

"Les enjeux sont considérables et ma question est littéralement: où l'Europe veut-elle aller?" interpelle le patron de l'Agence spatiale européenne (ESA) Joseph Aschbacher.

Veut-elle se positionner en simple cliente de services vendus par d'autres ou considère-t-elle l'espace comme un enjeu stratégique, interroge-t-il.

La première journée de ce sommet spatial sera consacrée à un conseil ministériel des 22 Etats membres de l'ESA (la plupart des pays de l'UE, le Royaume-Uni, la Suisse et la Norvège). La seconde, organisée par la présidence espagnole de l'Union européenne, est consacrée à une réunion conjointe UE-ESA.

Au cours de ce sommet, les Etats doivent réitérer leur engagement à faire de l'observation de la Terre pour le climat une priorité des investissements futurs. Le sujet fait peu débat, selon plusieurs sources qui se disent optimistes.

Autre point à l'ordre du jour: l'exploration robotique et habitée. Dans un rapport commandé par l'ESA, des experts appelaient en avril l'Europe à garantir une "présence permanente et indépendante" sur les orbites terrestre et lunaire, ainsi que sur la Lune.

L'Europe ne dispose actuellement pas de moyens propres pour envoyer des astronautes dans l'espace, dépendant d'un système de troc utilisé jusqu'ici avec Moscou ou Washington.

Cela suppose d'importants investissements, or "nous ne sommes pas dans une situation économique porteuse", pointe Joseph Aschbacher.

- "Faillite du système" -

Une "première brique" serait, selon une source proche du dossier, que l'industrie développe elle-même, dans un premier temps, une capsule cargo pour des missions en orbite basse. Les Etats offriraient des garanties d'achats de services en retour. "C'est un moyen de réduire les coûts", estime cette source.

Le point le plus épineux concerne la question des lanceurs spatiaux, condition d'un accès autonome à l'espace. "Les discussions sont difficiles", concède Philippe Baptiste, président du Cnes, l'agence spatiale française.

Les Etats doivent trouver un modèle d'exploitation pour Ariane 6, qu'il va falloir subventionner pour assurer la compétitivité face à l'américain SpaceX notamment. Le retard de quatre ans de la fusée, qui n'effectuera son vol inaugural qu'en 2024, et l'inflation ont engendré des "surcoûts considérables", selon une source proche du dossier.

Quand le programme sera en rythme de croisière, c'est-à-dire à partir du 16e vol à l'horizon 2027-2028, il y aura un besoin de financement d'environ 350 millions d'euros par an, selon elle, confirmant une information de La Tribune.

La France, qui finance la moitié du programme, s'y résout au nom de la souveraineté, de même que l'Italie, dans une situation similaire avec son lanceur Vega-C. Mais pour l'Allemagne et la plupart des pays, c'est une "faillite du système", explique cette source.

Berlin veut pour sa part davantage de concurrence pour la prochaine génération de lanceurs européens, afin de réduire les coûts.

Plutôt qu'un programme dirigé par l'ESA, l'agence achèterait des services de lancement aux industriels, similairement à l'approche adoptée par la Nasa. Plusieurs entreprises allemandes s'y préparent en développant pour l'heure de petits lanceurs, tout comme le français MaiaSpace, filiane d'Arianegroup, le constructeur d'Ariane 6.

Rome pousse pour qu'Avio, le constructeur italien de Vega-C, puisse commercialiser directement sa fusée, actuellement exploitée par Arianespace pour le compte de l'ESA.

Face à ce grand chambardement potentiel, les autres Etats de l'ESA auront aussi leur mot à dire, les décisions étant prises par consensus. Les Etats bénéficient de la règle du retour géographique, prévoyant que l'investissement de chaque pays se traduise par des retombées industrielles équivalentes pour ses entreprises.

"Si on trouve un accord, c’est un reset (remise à zéro) complet autour du système des lanceurs, ça veut dire qu’on sécurise l’existant, Ariane 6, qu’on s'accorde sur une méthode pour préparer le futur et qu’on prépare la base spatiale de Kourou", estime Philippe Baptiste, pour qui "il y a une forme d’exaspération, donc c’est maintenant, il faut qu’on trouve un accord".

I.El-Hammady--DT