Dubai Telegraph - Brésil et Amazonie: la réalité "bien pire" que prévu, dit la ministre de l'Environnement

EUR -
AED 4.178503
AFN 72.817958
ALL 94.307534
AMD 417.52196
ANG 2.037089
AOA 1043.346278
ARS 1680.769414
AUD 1.651341
AWG 2.048008
AZN 1.93225
BAM 1.956432
BBD 2.287709
BDT 139.595071
BGN 1.923854
BHD 0.428258
BIF 3384.665992
BMD 1.137782
BND 1.473596
BOB 7.842256
BRL 5.890069
BSD 1.135895
BTN 107.07969
BWP 15.499673
BYN 3.232373
BYR 22300.534107
BZD 2.284324
CAD 1.615042
CDF 2582.766022
CHF 0.920534
CLF 0.026602
CLP 1046.982471
CNY 7.7413
CNH 7.743707
COP 3922.311237
CRC 516.953106
CUC 1.137782
CUP 30.151232
CVE 110.763235
CZK 24.277888
DJF 202.270638
DKK 7.476521
DOP 67.555825
DZD 151.788141
EGP 56.327508
ERN 17.066735
ETB 179.147185
FJD 2.578327
FKP 0.86098
GBP 0.861978
GEL 3.009454
GGP 0.86098
GHS 12.800022
GIP 0.86098
GMD 83.058454
GNF 9989.728998
GTQ 8.658529
GYD 237.458319
HKD 8.921738
HNL 30.393523
HRK 7.536331
HTG 148.454055
HUF 354.703076
IDR 20406.12649
ILS 3.408797
IMP 0.86098
INR 107.733255
IQD 1487.898492
IRR 1564507.623398
ISK 144.0318
JEP 0.86098
JMD 179.011531
JOD 0.80665
JPY 183.89464
KES 147.400055
KGS 99.498748
KHR 4574.054744
KMF 493.797784
KPW 1024.004515
KRW 1757.771222
KWD 0.352325
KYD 0.946517
KZT 550.471387
LAK 25245.118479
LBP 101714.675008
LKR 382.811546
LRD 206.553058
LSL 18.809207
LTL 3.359576
LVL 0.688233
LYD 7.294317
MAD 10.712788
MDL 20.160659
MGA 4842.479059
MKD 61.64892
MMK 2388.717343
MNT 4073.536608
MOP 9.172959
MRU 45.114269
MUR 54.28369
MVR 17.578643
MWK 1969.628551
MXN 19.953521
MYR 4.665593
MZN 72.702936
NAD 18.809207
NGN 1565.725144
NIO 41.794718
NOK 11.244822
NPR 171.458449
NZD 2.016111
OMR 0.437478
PAB 1.134927
PEN 3.89355
PGK 4.984333
PHP 69.725601
PKR 316.112646
PLN 4.284775
PYG 6940.914354
QAR 4.147219
RON 5.235849
RSD 117.403259
RUB 85.734578
RWF 1669.085812
SAR 4.264425
SBD 9.16137
SCR 15.065958
SDG 682.668892
SEK 11.077933
SGD 1.474663
SHP 0.849469
SLE 28.216233
SLL 23858.731208
SOS 649.094488
SRD 42.461874
STD 23549.797521
STN 24.526241
SVC 9.938677
SYP 125.76147
SZL 18.808446
THB 38.041816
TJS 10.492303
TMT 3.982238
TND 3.342235
TOP 2.739507
TRY 53.048437
TTD 7.714288
TWD 36.245165
TZS 2989.734767
UAH 51.074789
UGX 4199.208158
USD 1.137782
UYU 45.533301
UZS 13633.162054
VES 706.281792
VND 29934.4848
VUV 136.478022
WST 3.169289
XAF 656.659583
XAG 0.020121
XAU 0.000284
XCD 3.074914
XCG 2.046999
XDR 0.816724
XOF 656.705807
XPF 119.331742
YER 271.503336
ZAR 18.796699
ZMK 10241.409173
ZMW 20.502378
ZWL 366.365453
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Brésil et Amazonie: la réalité "bien pire" que prévu, dit la ministre de l'Environnement
Brésil et Amazonie: la réalité "bien pire" que prévu, dit la ministre de l'Environnement / Photo: Sergio Lima - AFP

Brésil et Amazonie: la réalité "bien pire" que prévu, dit la ministre de l'Environnement

La situation environnementale au Brésil est "bien pire que ce que nous imaginions", affirme à l'AFP Marina Silva, la nouvelle ministre de l'Environnement, pour qui la préservation de l'Amazonie ne pourra se faire qu'avec la coopération des pays étrangers.

Taille du texte:

Le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a nommé au gouvernement cette figure emblématique de l'écologie, signifiant la priorité que Brasilia accorderait à la planète, après quatre ans de mandat de Jair Bolsonaro marqués par une déforestation record de l'Amazonie notamment et un flot de critiques internationales.

"La réalité est bien pire que ce que nous imaginions", assure dans un entretien lundi soir la ministre noire née au coeur de l'Amazonie il y a 64 ans. "Nous allons devoir fournir un gros effort", car ce ministère "a été grandement démantelé", avance-t-elle, trois semaines après sa prise de fonction.

Lula "a placé l'environnement tout en haut des priorités du gouvernement", assure la ministre, "en accord avec ce qui se passe ailleurs dans le monde".

L'objectif d'une déforestation zéro au Brésil d'ici à 2030 montre cet engagement, dit Mme Silva. "Le chemin ne sera pas facile (...) mais nous allons essayer de rattraper le temps perdu".

- Investissements -

Au sein du gouvernement de Lula, 17 ministères vont être impliqués dans les politiques environnementales.

En ce qui concerne la lutte contre la déforestation, les objectifs ne doivent pas seulement s'énoncer en chiffres, dit la ministre, mais "nous devons convaincre que ce n'est pas une bonne chose de détruire la forêt".

"Nous allons investir dans les biotechnologies, le tourisme, l'agriculture à faible émission carbone et dans d'autres sources de revenus", dit Marina Silva, "notre but est de reprendre les actions de prévention et le combat contre la déforestation".

Mais la ministre ne promet pas un Brésil "vert" en quatre années de gestion de gauche. "Nous allons voir ce qui est réalisable en ce court espace de temps. Seuls les gouvernements populistes peuvent assurer qu'ils vont régler des problèmes de cette ampleur en quatre ans".

"Nous espérons arriver à la COP30 en 2025 comme un pays qui remplit ses devoirs", ajoute-t-elle, au sujet de la conférence de l'ONU sur le climat que le Brésil propose d'accueillir à Belem, dans le nord du pays, aux portes de l'Amazonie.

Mais Brasilia ne pourra pas faire de miracles sans aide internationale, a averti celle qui fut déjà ministre de l'Environnement des précédents mandats de Lula (2003-2010), mais avait claqué la porte en 2008 pour protester contre le manque de moyens.

La ministre s'est félicitée de la réactivation et de l'augmentation du Fonds Amazonie, dont les principaux contributeurs sont la Norvège et l'Allemagne. Il avait été gelé en raison de polémiques avec Jair Bolsonaro sur les incendies dans la plus grande forêt tropicale du monde.

"Nous sommes en discussions avec le Royaume-Uni, la France, l'Espagne et de nombreux autres pays qui peuvent abonder le Fonds Amazonie. Nous ne voulons pas que ce soit seulement l'Allemagne et la Norvège".

- "Vivre dans la dignité" -

Outre avec les gouvernements, les discussions sont également bien avancées avec des entreprises et des organisations philanthropiques, assure Marina Silva. Mais il va falloir plus d'efforts de la part de la communauté internationale.

"Cette collaboration avec les pays développés doit se traduire aussi par l'ouverture des marchés à nos produits durables", dit la ministre, afin que "ce qui est produit de manière légale puisse être une source de revenus pour les 25 millions d'habitants de l'Amazonie".

"Nous devons garantir à ces populations de vivre dans la dignité", explique-t-elle, ajoutant que l'engagement à lutter contre la commercialisation de l'or et du bois produits illégalement doit être multilatéral.

De même, "si les pays développés ne réduisent pas eux aussi les émissions de dioxyde de carbone, l'Amazonie sera détruite".

I.Uddin--DT