Dubai Telegraph - Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé

EUR -
AED 4.301156
AFN 72.601323
ALL 95.426204
AMD 431.661594
ANG 2.096607
AOA 1074.966542
ARS 1625.345213
AUD 1.613565
AWG 2.109242
AZN 1.972853
BAM 1.955254
BBD 2.358482
BDT 143.739859
BGN 1.955456
BHD 0.441756
BIF 3484.274768
BMD 1.170988
BND 1.490171
BOB 8.091982
BRL 5.769923
BSD 1.170993
BTN 112.009764
BWP 15.775066
BYN 3.262961
BYR 22951.364632
BZD 2.355123
CAD 1.604617
CDF 2605.448961
CHF 0.916062
CLF 0.026462
CLP 1041.617562
CNY 7.953465
CNH 7.947782
COP 4466.967891
CRC 533.060243
CUC 1.170988
CUP 31.031182
CVE 110.236098
CZK 24.332486
DJF 208.527109
DKK 7.472215
DOP 68.920753
DZD 155.060396
EGP 61.970481
ERN 17.56482
ETB 182.841505
FJD 2.559604
FKP 0.865605
GBP 0.866355
GEL 3.126342
GGP 0.865605
GHS 13.27369
GIP 0.865605
GMD 86.063612
GNF 10274.13086
GTQ 8.933505
GYD 244.987861
HKD 9.169954
HNL 31.140304
HRK 7.533783
HTG 152.932516
HUF 358.060608
IDR 20504.760872
ILS 3.408389
IMP 0.865605
INR 112.020283
IQD 1533.971625
IRR 1536336.244201
ISK 143.610339
JEP 0.865605
JMD 185.192748
JOD 0.830242
JPY 184.836922
KES 151.233361
KGS 102.40256
KHR 4697.808451
KMF 491.814758
KPW 1053.908866
KRW 1745.205967
KWD 0.360968
KYD 0.975857
KZT 549.601825
LAK 25662.710082
LBP 104862.650463
LKR 380.040361
LRD 214.296561
LSL 19.280516
LTL 3.457623
LVL 0.708319
LYD 7.415707
MAD 10.734082
MDL 20.082992
MGA 4862.808128
MKD 61.635947
MMK 2458.236249
MNT 4191.755618
MOP 9.445944
MRU 46.808728
MUR 54.813722
MVR 18.032835
MWK 2030.784913
MXN 20.141777
MYR 4.602567
MZN 74.837549
NAD 19.280516
NGN 1604.991758
NIO 43.087967
NOK 10.746153
NPR 179.222307
NZD 1.973828
OMR 0.450241
PAB 1.171013
PEN 4.014679
PGK 5.1754
PHP 71.957799
PKR 326.205876
PLN 4.249163
PYG 7161.000228
QAR 4.269181
RON 5.209375
RSD 117.376348
RUB 86.037989
RWF 1717.271765
SAR 4.399954
SBD 9.401873
SCR 16.396972
SDG 703.171687
SEK 10.913901
SGD 1.490217
SHP 0.874261
SLE 28.835575
SLL 24555.035151
SOS 669.233114
SRD 43.553759
STD 24237.087207
STN 24.493578
SVC 10.246139
SYP 129.486637
SZL 19.273276
THB 37.925375
TJS 10.966319
TMT 4.098458
TND 3.411347
TOP 2.819458
TRY 53.182322
TTD 7.944917
TWD 36.913636
TZS 3041.817172
UAH 51.493281
UGX 4390.848811
USD 1.170988
UYU 46.517804
UZS 14222.271218
VES 590.509993
VND 30853.191598
VUV 138.151844
WST 3.164874
XAF 655.790666
XAG 0.013229
XAU 0.00025
XCD 3.164654
XCG 2.110393
XDR 0.813801
XOF 655.754275
XPF 119.331742
YER 279.455807
ZAR 19.232893
ZMK 10540.304397
ZMW 22.102488
ZWL 377.057655
  • AEX

    10.6900

    1010.12

    +1.07%

  • BEL20

    38.8400

    5508.78

    +0.71%

  • PX1

    27.9300

    8007.97

    +0.35%

  • ISEQ

    54.9000

    12531.64

    +0.44%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    21.7200

    9072.35

    +0.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    27.5500

    4202.3

    +0.66%

Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé
Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - POOL/AFP/Archives

Dépistage du VIH: du mieux en 2021, mais un retard dû au Covid pas encore rattrapé

Reparti en hausse en 2021, le dépistage du VIH n'a pas encore rattrapé le retard lié au Covid, une "perte de chance" pour certains malades, a constaté Santé publique France, deux jours avant la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Taille du texte:

Avec 5,7 millions de sérologies du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) effectuées en laboratoires, le dépistage a recommencé à augmenter l'an passé, de 8%, selon le bilan annuel de l'agence sanitaire.

Le nombre de ces tests sanguins avait chuté de 13% entre 2019 et 2020, après six ans de hausse. Un effet collatéral de la crise sanitaire du Covid-19 qui avait inquiété les acteurs de la lutte contre le sida.

En 2021, le dépistage est bel et bien reparti. Mais il est resté "inférieur au niveau observé avant l'épidémie de Covid-19" (6,1 millions), a noté Santé publique France.

Or la détection tardive d'une séropositivité représente "une perte de chance" pour la santé de la personne atteinte, mais aussi un risque d'augmenter la propagation de la maladie.

En 2021, 29% des infections à VIH ont été découvertes à un stade avancé de l’infection, une proportion qui ne diminue pas depuis plusieurs années.

Or, "un dépistage précoce permet de bénéficier d'un traitement antirétroviral, de baisser la charge virale dans l'organisme et de ne plus transmettre le VIH à ses partenaires", a souligné Florence Lot, pilote de l'unité VIH/sida, hépatites B et C, IST à Santé publique France, lors d'un point presse.

Le nombre de découvertes de séropositivité s'est stabilisé en 2021, à 5.013 personnes. Il avait dégringolé entre 2019 et 2020 (-22%), avec la chute des dépistages mais aussi "possiblement" avec une moindre exposition au virus liée aux mesures de distanciation sociale et de fermeture de frontières.

Les hétérosexuels (hommes ou femmes) et les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) sont restés les catégories les plus touchées, représentant respectivement 51% et 44% des découvertes de séropositivité.

Face à de multiples "freins au dépistage", Santé publique France rediffuse une campagne de communication avec le slogan "Vivre avec le VIH, c’est d’abord vivre", pour mieux faire connaître l'effet préventif des antirétroviraux et lutter contre les discriminations.

- "Virus hypercomplexe" -

Outre le dépistage, la prophylaxie préexposition (PrEP), pilule préventive pour les personnes très exposées au VIH, reste en deçà des attentes.

"Le compte n'y est pas", a lancé Gilles Pialoux, vice-président de la Société française de lutte contre le sida, lors d'un autre point presse de l'ANRS/Maladies infectieuses émergentes, évoquant environ 40.000 utilisateurs en France.

La PrEP "n'a pas assez diffusé" au-delà des homosexuels, malgré la possibilité désormais de la prescrire en médecine de ville, selon ce chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon (AP-HP).

Il a notamment pointé une proportion insuffisante de femmes ou de migrants dans les bénéficiaires de "ce traitement qui marche extrêmement bien" et "ne s'oppose pas au préservatif".

Au-delà, plus de quarante ans après la première alerte sur le sida, il n’existe toujours pas de vaccin.

Le VIH est "un virus vraiment hypercomplexe", pour lequel il est extrêmement difficile de trouver un vaccin qui pourrait fonctionner", a rappelé Michaela Müller-Trutwin (Institut Pasteur).

On ne guérit pas du VIH: les personnes séropositives doivent suivre un traitement à vie. "La trithérapie, très efficace, a transformé une maladie mortelle en infection chronique. Mais si on arrête le traitement, le virus rebondit en quelques semaines au même niveau", a souligné cette spécialiste.

De multiples études cherchent notamment à identifier de nouvelles molécules pour réguler le VIH dormant dans les cellules et à renforcer la réponse immunitaire des personnes vivant avec le VIH, selon elle.

"On espère toujours trouver un traitement curatif, on n'y est pas encore", a déploré Emmanuel Bodoignet, membre, pour AIDES, d'un groupe d'associations de lutte contre le sida.

En attendant, a-t-il noté, "les séropositifs souffrent toujours d'énormément de discriminations" et restent vulnérables à différentes pathologies, comme avec le Covid ou, plus récemment, la variole du singe.

Mais la recherche sur le sida continue et pourrait aussi, à terme, bénéficier de celles sur le Covid-19, et réciproquement, ont insisté les experts.

H.El-Din--DT