Dubai Telegraph - Ligue 1: décès d'Eric Roy, le coach qui a fait rêver Brest

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Ligue 1: décès d'Eric Roy, le coach qui a fait rêver Brest
Ligue 1: décès d'Eric Roy, le coach qui a fait rêver Brest / Photo: LOIC VENANCE - AFP/Archives

Ligue 1: décès d'Eric Roy, le coach qui a fait rêver Brest

Ancien joueur de Nice, Lyon ou Marseille et coach depuis janvier 2023 de Brest, qu'il a mené en Ligue des champions malgré ses moyens limités, Eric Roy est décédé d'un cancer à l'âge de 58 ans, a annoncé mercredi sa famille.

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"Depuis trois ans et demi, Papa se battait contre un cancer du pancréas. Pendant tout ce temps, il a continué à vivre avec une force qui nous impressionne encore", a écrit la famille de l'entraîneur sur son compte Instagram.

La maladie du coach était un secret de polichinelle parmi ceux qui suivaient un peu le club breton ou le football français, mais sa volonté de ne jamais évoquer publiquement son état de santé avait été respectée.

Parfois visiblement affecté par les traitements, Roy avait toujours assuré sa fonction et ses responsabilités face à ses joueurs et à la presse avec sa bonhommie habituelle.

Le diagnostic de sa maladie semble remonter à peu près au moment où il a pris en main le Stade Brestois, en janvier 2023.

Une nomination qui avait alors surpris beaucoup de monde, lui qui avait attendu plus de onze ans une deuxième chance sur un banc de Ligue 1, après avoir entraîné Nice de mars 2010 à novembre 2011.

- Le miracle de 2024 -

Venu sauver une équipe menacée de relégation, seul, il s'était fondu dans ce club aux moyens financiers inversement proportionnels à la détermination qu'il a affiché sous ses ordres.

Adepte d'un management participatif, il a toujours expliqué son succès par "la qualité des joueurs (...) qui sont capables de s'approprier un projet de jeu et ont la volonté, tous ensemble, de faire des résultats".

Après avoir maintenu Brest à l'été 2023, il allait connaître une saison de rêve en portant les Finistériens à une 3e place aussi impensable que méritée, au vu du jeu développé, en Ligue 1 et à une qualification européenne inédite dans l'histoire du club.

Il avait été d'ailleurs élu meilleur entraîneur de Ligue 1 cette année là, le seul trophée de sa carrière comme joueur ou coach.

La saison suivante, il avait prouvé que cela n'avait rien d'un hasard, Brest parvenant à sortir de la phase de poule de la C1 avant de baisser sèchement pavillon devant le futur vainqueur de la compétition, le Paris SG (0-3, 0-7).

Si l'exercice qui vient de s'achever avait été plus terne, Brest, l'un des plus petits budgets de l'élite, avait malgré tout pris une 12e place tout à fait respectable, sans jamais trembler.

Lors de la dernière journée, il avait laissé planer le doute sur sa présence à Brest la saison prochaine, mais cela semblait plus à voir avec le départ de son ami Grégory Lorenzi, directeur sportif du SB29 à Marseille, et à la politique sportive incertaine du club, qu'autre chose.

- Gentleman compétiteur -

L'émotion provoquée sur la rade par la disparition soudaine du "plus grand entraîneur de l'histoire du Stade Brestois 29", comme le qualifiait Brest On Air, l'un des comptes dédié au Stade Brestois les plus suivis sur X, retranscrivant le sentiment général, est évidemment immense.

Un rassemblement doit d'ailleurs se tenir jeudi, à 19h, devant le Stade-le-Blé, théâtre de ses exploits et où résonnait souvent le chant dédié à "King Eric": "quand je vois son jeu, je suis amoureux ! Quand j'entends sa voix, j'suis fan d'Éric Roy !".

Mais elle va bien au-delà, tant Roy avait laissé partout, que ce soit à Nice, Lyon et Marseille, comme joueur -- il a aussi tenté l'aventure anglaise à Sunderland (1999-2001) et espagnole au Rayo Vallecano (2001-2002) --, comme dirigeant à Nice, Lens et Watford, ou en tant que consultant dans les médias, l'image d'un gentleman compétiteur.

"Il aura marqué le Racing de son empreinte par son engagement, son attachement au club et ses qualités humaines", a ainsi réagi le RC Lens.

"Le football français perd aujourd'hui l'un de ses personnages les plus respectés, les plus aimés, et les plus authentiques", a aussi commenté Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel (LFP), saluant la "passion totale et une intégrité rare" qui l'animait.

F.El-Yamahy--DT