Dubai Telegraph - Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta

EUR -
AED 4.186334
AFN 72.373386
ALL 91.819032
AMD 414.329313
ANG 2.040604
AOA 1046.308965
ARS 1736.438573
AUD 1.622565
AWG 2.052441
AZN 1.935038
BAM 1.954094
BBD 2.293688
BDT 140.13319
BGN 1.918735
BHD 0.429293
BIF 3430.040844
BMD 1.13977
BND 1.454987
BOB 13.956366
BRL 5.933183
BSD 1.138751
BTN 109.052098
BWP 15.506326
BYN 3.440732
BYR 22339.490623
BZD 2.290391
CAD 1.611464
CDF 2632.86865
CHF 0.944412
CLF 0.027869
CLP 1100.584154
CNY 7.649395
CNH 7.664498
COP 3771.430311
CRC 517.768407
CUC 1.13977
CUP 27.33014
CVE 110.173164
CZK 24.374949
DJF 202.790961
DKK 7.475814
DOP 67.723548
DZD 152.4335
EGP 59.007482
ERN 17.096549
ETB 184.742006
FJD 2.561348
FKP 0.862524
GBP 0.86109
GEL 2.980539
GGP 0.862524
GHS 13.226974
GIP 0.862524
GMD 83.771254
GNF 10015.651322
GTQ 8.696751
GYD 238.271386
HKD 8.940413
HNL 30.565522
HRK 7.532852
HTG 149.035769
HUF 365.880943
IDR 20451.347758
ILS 3.474087
IMP 0.862524
INR 109.244041
IQD 1491.856443
IRR 1566699.250831
ISK 137.194093
JEP 0.862524
JMD 180.16271
JOD 0.80806
JPY 179.359321
KES 147.634133
KGS 99.670824
KHR 4631.139653
KMF 493.520612
KPW 1025.793299
KRW 1547.043722
KWD 0.351778
KYD 0.948963
KZT 504.43199
LAK 25543.707706
LBP 101979.593567
LKR 375.995038
LRD 195.876724
LSL 18.579912
LTL 3.365444
LVL 0.689436
LYD 7.280644
MAD 10.928191
MDL 20.213176
MGA 5027.809004
MKD 61.521701
MMK 2392.945475
MNT 4101.841018
MOP 9.200287
MRU 45.812406
MUR 54.173732
MVR 17.610039
MWK 1974.654001
MXN 20.209238
MYR 4.643648
MZN 72.842889
NAD 18.579912
NGN 1511.072482
NIO 41.905069
NOK 10.826384
NPR 174.483557
NZD 2.014139
OMR 0.438243
PAB 1.138751
PEN 3.865977
PGK 5.073771
PHP 71.188322
PKR 315.551978
PLN 4.378101
PYG 6712.404787
QAR 4.15104
RON 5.274175
RSD 117.47723
RUB 95.91289
RWF 1683.015885
SAR 4.273917
SBD 9.118743
SCR 15.721688
SDG 685.570211
SEK 11.304968
SGD 1.456283
SHP 0.860528
SLE 28.095283
SLL 23900.396288
SOS 650.857469
SRD 42.932281
STD 23590.93636
STN 24.479595
SVC 9.964694
SYP 14819.288917
SZL 18.575516
THB 38.08598
TJS 10.505443
TMT 4.000592
TND 3.371157
TOP 2.744292
TRY 55.806899
TTD 7.745544
TWD 36.20588
TZS 3014.689163
UAH 50.994393
UGX 4460.282073
USD 1.13977
UYU 45.620571
UZS 13477.351914
VES 971.575734
VND 29606.663696
VUV 135.070044
WST 3.152014
XAF 655.957
XAG 0.017731
XAU 0.000266374203
XCD 3.080285
XCG 2.052155
XDR 0.805876
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.726859
ZAR 18.618062
ZMK 10259.293596
ZMW 22.214483
ZWL 367.005452
SSP 6511.040469
MXV 2.290148
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta
Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta / Photo: Filippo MONTEFORTE - AFP/Archives

Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta

Dernier Italien vainqueur de Roland-Garros, en 1976, Adriano Panatta remettra le 7 juin la Coupe des Mousquetaires au vainqueur 2026 qui pourrait bien être Jannik Sinner: "Je n’entendrai plus les gens me dire +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+", se réjouit-il d'avance.

Taille du texte:

En s'imposant mi-mai à Rome, une première pour un Italien depuis 1976 et un certain Panatta, Sinner lui a donné un coup de vieux. Mais à 75 ans, il ne s'en plaint pas.

"Je n’entendrai plus les gens me dire +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné à Rome ou à Roland-Garros+. Là, il y a un Italien qui va pouvoir gagner les deux tournois en l’espace de quelques jours", se réjouissait Panatta, dans un français presque parfait, en marge des derniers Internationaux d'Italie.

La légende italienne en est persuadée: le N.1 mondial, grandissime favori pour compléter sa collection de titres en Grand Chelem en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, blessé, va lui succéder au palmarès sur la terre battue parisienne, 50 ans tout juste après son sacre.

"C’est le prototype de la génération actuelle, c’est un grand champion, un +fuoriclasse+ comme on dit en Italie, un joueur hors catégorie", admire Panatta.

- Onze balles de match -

S'il voit Sinner battre bien des records, les 24 sacres en Grand Chelem de Novak Djokovic inclus, l'ancien N.4 mondial ne cache pas qu'il "ne (se) reconnaît pas dans le tennis actuel".

"Comme la balle va plus vite, regrette-t-il, les joueurs actuels ont moins de temps pour penser, les solutions sont plus difficiles à trouver, il faut jouer et frapper fort, c’est un tennis complètement différent. Quand nous on jouait au tennis, c’était un tennis plus pensé, plus tactique".

Et pour comprendre cet "autre tennis", quoi de mieux que de replonger en 1976, la plus belle année de sa carrière (neuf titres au total) avec un premier sacre pour l'Italie en Coupe Davis et ses titres à Rome puis Roland-Garros.

"A cette époque-là, rembobine-t-il, Roland-Garros avait lieu juste après Rome. Je suis arrivé à Paris le lundi et j’ai joué le mardi et j’ai dû sauver une balle de match au premier tour contre le Tchécoslovaque Pavel Hutka. J’ai plongé au filet et j’ai fait une volée de revers gagnante".

"C’est étrange, rigole le Romain de naissance. A Rome, au premier tour, j’avais sauvé onze balles de match, mais pas en plongeant à chaque fois".

- "Comme chez moi" -

Passé d'entrée tout près de la défaite au Foro Italico contre l’Australien Kim Warwick, avant de s'imposer 3-6, 6-4, 7-6, il avait ensuite remporté les Internationaux d'Italie en battant en finale l'Argentin Guillermo Vilas 2–6, 7–6 (7/5), 6–2, 7–6 (7/1).

Rebelote donc à Paris avec une frayeur contre Hutka au 1er tour (2-6, 6-2, 6-2, 0-6, 12-10), avant sa victoire en finale face à son rival intime, l'Américain Harold Solomon 6-1, 6-4, 4-6, 7-6 (7/3).

De sa finale, il garde deux souvenirs: l'épuisement et la courte joie. "J’étais vraiment fatigué, il faisait très, très chaud, 40°C" raconte-t-il. Quant à la joie, elle "a duré 15 secondes et après, il y a eu comme une mélancolie".

Il est plus prolixe sur sa victoire en quarts face au roi de la terre battue de l’époque, le Suédois Björn Borg, sextuple vainqueur à Roland-Garros qu'il est le seul à avoir battu Porte d'Auteuil, deux fois même, en 1973 (en 8es de finale) et en 1976 donc.

"Il avait joué au tour précédent contre le Français François Jauffret. Je détestais jouer contre François. Je suis allé à Saint-Germain-des-Prés, au café des Arts et j’ai regardé tout le match à la télévision. J’espérais la victoire de Borg parce que je voulais jouer contre lui. Björn n’aimait pas jouer contre moi. La solution pour le battre ? Il ne fallait pas jouer comme lui jouait, il fallait que chaque point soit différent, avec beaucoup de variations".

Pour expliquer son sacre parisien, celui qu'on présentait à l'époque comme un play-boy, pas franchement acharné de l'entraînement, rappelle qu'il a "toujours bien joué à Roland-Garros".

"Le public m’a toujours beaucoup soutenu. Quand j’arrivais là-bas, je me sentais toujours comme chez moi. L’atmosphère qu’il y a à Roland-Garros est unique pour moi, plus qu’à Wimbledon ou d’autres tournois (...) Quand j’arrive à Roland-Garros, même encore aujourd’hui, je me sens bien".

J.Alaqanone--DT