Dubai Telegraph - Quand le cyclisme français cartonne à l'export

EUR -
AED 4.184829
AFN 71.778596
ALL 94.713473
AMD 419.412877
ANG 2.039871
AOA 1044.771654
ARS 1684.037898
AUD 1.65217
AWG 2.052229
AZN 1.941395
BAM 1.954275
BBD 2.295209
BDT 140.170644
BGN 1.926481
BHD 0.429577
BIF 3389.525002
BMD 1.139336
BND 1.47455
BOB 7.875167
BRL 5.909969
BSD 1.139611
BTN 106.961675
BWP 15.487597
BYN 3.305121
BYR 22330.988246
BZD 2.291872
CAD 1.617003
CDF 2583.449152
CHF 0.922361
CLF 0.026741
CLP 1052.462206
CNY 7.745378
CNH 7.752824
COP 3933.97956
CRC 517.396348
CUC 1.139336
CUP 30.192408
CVE 110.914822
CZK 24.277777
DJF 202.483266
DKK 7.480088
DOP 67.648129
DZD 151.960142
EGP 56.43136
ERN 17.090042
ETB 180.756124
FJD 2.576894
FKP 0.862156
GBP 0.863068
GEL 3.01359
GGP 0.862156
GHS 12.817976
GIP 0.862156
GMD 83.171943
GNF 10003.37167
GTQ 8.694217
GYD 238.503349
HKD 8.935757
HNL 30.443504
HRK 7.540017
HTG 148.9438
HUF 354.163079
IDR 20319.889067
ILS 3.420345
IMP 0.862156
INR 107.373829
IQD 1492.530337
IRR 1566644.152835
ISK 144.115067
JEP 0.862156
JMD 179.479977
JOD 0.807834
JPY 184.272854
KES 147.487501
KGS 99.635383
KHR 4568.738301
KMF 494.472282
KPW 1025.40292
KRW 1749.154845
KWD 0.352773
KYD 0.949701
KZT 552.928627
LAK 25139.452216
LBP 102027.551287
LKR 383.077949
LRD 207.644445
LSL 18.902021
LTL 3.364164
LVL 0.689173
LYD 7.297492
MAD 10.727424
MDL 20.206123
MGA 4813.695565
MKD 61.682975
MMK 2391.979433
MNT 4079.099526
MOP 9.205882
MRU 45.65363
MUR 54.380945
MVR 17.603174
MWK 1979.027259
MXN 19.943058
MYR 4.65765
MZN 72.807828
NAD 18.902016
NGN 1567.875065
NIO 41.711525
NOK 11.31707
NPR 171.141482
NZD 2.017953
OMR 0.438641
PAB 1.139661
PEN 3.898852
PGK 4.993996
PHP 69.855021
PKR 316.792839
PLN 4.291823
PYG 6955.543036
QAR 4.152924
RON 5.244483
RSD 117.477374
RUB 89.906115
RWF 1670.266774
SAR 4.278251
SBD 9.173881
SCR 14.7775
SDG 683.602068
SEK 11.094411
SGD 1.474647
SHP 0.850629
SLE 28.259714
SLL 23891.313258
SOS 651.134774
SRD 42.70578
STD 23581.957684
STN 25.065395
SVC 9.971177
SYP 125.933213
SZL 18.902007
THB 37.947303
TJS 10.547288
TMT 3.987676
TND 3.346804
TOP 2.743248
TRY 53.103436
TTD 7.744822
TWD 36.299026
TZS 2996.451799
UAH 51.151345
UGX 4182.626747
USD 1.139336
UYU 45.746318
UZS 13689.124042
VES 707.246307
VND 29964.540351
VUV 136.6644
WST 3.173617
XAF 655.445647
XAG 0.019435
XAU 0.00028
XCD 3.079113
XCG 2.053798
XDR 0.816281
XOF 652.839983
XPF 119.331742
YER 271.874128
ZAR 19.434192
ZMK 10255.396502
ZMW 20.528345
ZWL 366.865771
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

Quand le cyclisme français cartonne à l'export
Quand le cyclisme français cartonne à l'export / Photo: Sebastien Salom-Gomis - AFP

Quand le cyclisme français cartonne à l'export

Trois chez Ineos, quatre chez Visma, deux chez UAE... les Français n'ont jamais été aussi nombreux à courir pour des équipes étrangères. Et c'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

Taille du texte:

Historiquement, le cycliste tricolore s'exportait peu pour des raisons qui tiennent à la fois au confort et à la profusion d'équipes dans le pays, bastion traditionnel.

Entre 2020 et 2021, ils étaient une dizaine par saison, 15 ces dernières années, avant une brusque accélération cet hiver, avec 24 "expats" rien que dans le World Tour, la première division.

Benoît Cosnefroy a rejoint Tadej Pogacar chez UAE, Bruno Armirail l'équipe néerlandaise Visma de Jonas Vingegaard et Kevin Vauquelin a signé comme l'un des leaders de la formation britannique Ineos.

"Je voulais sortir de ma zone de confort, découvrir autre chose, une culture différente", souligne Vauquelin, 7e du dernier Tour de France, qui retrouve Axel Laurance, arrivé un an plus tôt, et le champion de France Dorion Godon, lui aussi fraîchement débarqué.

Chez Visma, ils sont carrément quatre avec aussi Christophe Laporte, Axel Zingle et Louis Barré. "C'est sûr que ça facilite les choses, surtout quand on ne parle pas anglais comme moi", explique Armirail.

Cette barrière de la langue en a refroidi plus d'un dans le passé.

Mais c'est en train de changer, assure Matthys Rondel, grimpeur de 22 ans qui, comme Julian Alaphilippe, évolue dans l'équipe suisse Tudor, en deuxième division.

- "Logique sociétale" -

"Avant d'être une logique sportive, ça reste une logique sociétale où on a quand même plus d'ouverture maintenant. On parle tous mieux anglais. Les films sont en anglais. Sur le téléphone, c'est anglais. On voit aussi avec les réseaux sociaux qu'on a pas mal d'opportunités. Dès qu'il y en a un qui fait le pas, on se dit qu'on peut le faire aussi", dit-il à l'AFP.

Lui-même, au moment de faire son choix pour 2023, avait des propositions en France. "Mais mon objectif était d'aller à l'étranger le plus tôt possible. Je voulais sortir de ma zone de confort. Et puis je voyais que les Français marchaient quand ils partaient, comme Christophe Laporte."

Franchir le pas n'est pourtant pas évident.

"Ca fait peur d'arriver avec ta valise au stage de décembre en ne connaissant personne. Tu te fais tout petit", souligne Cosnefroy.

S'y ajoutent les soucis administratifs. Rondel a vécu "une bonne galère" en devenant salarié en Suisse. "D'un point de vue juridique, je travaille dans le canton de Lucerne mais j'habite dans les Pyrénées. Ils ne savaient pas comment faire, parce que normalement, on doit vivre à la frontière pour être frontalier."

S'interrogeant sur "la mode" de ces départs, Marc Madiot, président-fondateur de Groupama-FDJ, a déclaré sur RMC, où il est consultant, "qu'à l'étranger le régime social est plus attractif" et que le coureur français y est "plus tranquille" face notamment la pression "médiatique".

Mais Benoît Cosnefroy assure que "les contrats à l'étranger sont souvent moins élevés qu'en France" et retient un autre aspect.

- "La chance d'être salarié en France" -

"Il faut se rendre compte de la chance qu'on a d'être salariés en France. Dans les équipes étrangères, on est indépendant la plupart du temps. C'est à nous de payer nos charges patronales, en plus des impôts et des taxes", dit-il à l'AFP.

L'intérêt de l'expatriation, plaident les intéressés, réside surtout dans la remise en question et la découverte de nouveaux horizons.

"Je pense que j'aurais progressé pareil en France car le travail que je fais ici n'est pas très différent de celui que je faisais avec Groupama-FDJ. En revanche ça m'a fait grandir en tant que personne. Je parle anglais, je suis plus à l'aise avec les autres, il a fallu s'adapter. Et peut-être que ça déteint aussi sur la performance", explique à l'AFP Lenny Martinez, parti début 2025 chez Bahrain.

"Ça veut dire aussi que le coureur français est bon, attractif", ajoute Ewen Costiou, courtisé par l'étranger avant finalement d'opter pour Groupama-FDJ.

Côte face, cette année record pour l'expatriation coïncide avec la difficulté des équipes françaises qui ne sont plus que deux dans le World Tour, contre quatre auparavant.

"Il y Arkea qui a arrêté, Cofidis qui redescend en deuxième division, souligne Cosnefroy. Du coup il y a moins de place pour les coureurs français et par vases communicants il partent plus à l'étranger", devenu à la fois un tremplin et un refuge.

J.Alaqanone--DT