Dubai Telegraph - Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde

EUR -
AED 4.184829
AFN 71.778596
ALL 94.713473
AMD 419.412877
ANG 2.039871
AOA 1044.771654
ARS 1684.037898
AUD 1.65217
AWG 2.052229
AZN 1.941395
BAM 1.954275
BBD 2.295209
BDT 140.170644
BGN 1.926481
BHD 0.429577
BIF 3389.525002
BMD 1.139336
BND 1.47455
BOB 7.875167
BRL 5.909969
BSD 1.139611
BTN 106.961675
BWP 15.487597
BYN 3.305121
BYR 22330.988246
BZD 2.291872
CAD 1.617003
CDF 2583.449152
CHF 0.922361
CLF 0.026741
CLP 1052.462206
CNY 7.745378
CNH 7.752824
COP 3933.97956
CRC 517.396348
CUC 1.139336
CUP 30.192408
CVE 110.914822
CZK 24.277777
DJF 202.483266
DKK 7.480088
DOP 67.648129
DZD 151.960142
EGP 56.43136
ERN 17.090042
ETB 180.756124
FJD 2.576894
FKP 0.862156
GBP 0.863068
GEL 3.01359
GGP 0.862156
GHS 12.817976
GIP 0.862156
GMD 83.171943
GNF 10003.37167
GTQ 8.694217
GYD 238.503349
HKD 8.935757
HNL 30.443504
HRK 7.540017
HTG 148.9438
HUF 354.163079
IDR 20319.889067
ILS 3.420345
IMP 0.862156
INR 107.373829
IQD 1492.530337
IRR 1566644.152835
ISK 144.115067
JEP 0.862156
JMD 179.479977
JOD 0.807834
JPY 184.272854
KES 147.487501
KGS 99.635383
KHR 4568.738301
KMF 494.472282
KPW 1025.40292
KRW 1749.154845
KWD 0.352773
KYD 0.949701
KZT 552.928627
LAK 25139.452216
LBP 102027.551287
LKR 383.077949
LRD 207.644445
LSL 18.902021
LTL 3.364164
LVL 0.689173
LYD 7.297492
MAD 10.727424
MDL 20.206123
MGA 4813.695565
MKD 61.682975
MMK 2391.979433
MNT 4079.099526
MOP 9.205882
MRU 45.65363
MUR 54.380945
MVR 17.603174
MWK 1979.027259
MXN 19.943058
MYR 4.65765
MZN 72.807828
NAD 18.902016
NGN 1567.875065
NIO 41.711525
NOK 11.31707
NPR 171.141482
NZD 2.017953
OMR 0.438641
PAB 1.139661
PEN 3.898852
PGK 4.993996
PHP 69.855021
PKR 316.792839
PLN 4.291823
PYG 6955.543036
QAR 4.152924
RON 5.244483
RSD 117.477374
RUB 89.906115
RWF 1670.266774
SAR 4.278251
SBD 9.173881
SCR 14.7775
SDG 683.602068
SEK 11.094411
SGD 1.474647
SHP 0.850629
SLE 28.259714
SLL 23891.313258
SOS 651.134774
SRD 42.70578
STD 23581.957684
STN 25.065395
SVC 9.971177
SYP 125.933213
SZL 18.902007
THB 37.947303
TJS 10.547288
TMT 3.987676
TND 3.346804
TOP 2.743248
TRY 53.103436
TTD 7.744822
TWD 36.299026
TZS 2996.451799
UAH 51.151345
UGX 4182.626747
USD 1.139336
UYU 45.746318
UZS 13689.124042
VES 707.246307
VND 29964.540351
VUV 136.6644
WST 3.173617
XAF 655.445647
XAG 0.019435
XAU 0.00028
XCD 3.079113
XCG 2.053798
XDR 0.816281
XOF 652.839983
XPF 119.331742
YER 271.874128
ZAR 19.434192
ZMK 10255.396502
ZMW 20.528345
ZWL 366.865771
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde
Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde / Photo: Loic VENANCE - AFP

Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde

Thomas Coville, vainqueur dimanche du prestigieux Trophée Jules Verne à bord de Sodebo Ultim 3, est un navigateur infatigable, philosophe et habité par la même obsession depuis plus de trente ans: boucler des tours du monde à la voile.

Taille du texte:

Certains marins rêvent de transatlantiques enlevées, d'autres de combats technologiques en régates, lui ne jure que par les voyages extrêmes au temps long, l'inconfort terrible et les levers de soleil parfaits qui les accompagnent ponctuellement.

"Je pense que c'est un peu comme les himalayistes qui tombent nez à nez avec le sommet d'une montagne. Ils reviennent différents à chaque fois", expliquait le marin à l'AFP début 2024, à la veille de son neuvième tour du monde sur l'Ultim Challenge.

Né en 1968 et désormais âgé de 57 ans, Thomas Coville n'est pourtant pas destiné à la navigation. Après des études d'ingénieur, ce natif de Rennes part pour une carrière de cadre, mais comprend vite que le monde des bureaux ne lui ressemble pas.

"J'aime m'élancer sans tout savoir. En mer, la nature finit toujours par décider sur le marin. Notre mission consiste juste à s'adapter. Mais plus le périple dure plus la conversation devient enrichissante", apprécie ce passionné de lecture et de philosophie.

- Au nom du père -

Après deux tours de France à la voile au début des années 1990, il s'imagine déjà aller plus loin. Pas forcément pour lui : "Mon père, qui pouvait être quelqu'un d'assez austère, était très ému en écoutant à la radio le départ de la Whitbread en 1977".

"Je pense que lui aussi a rêvé de faire le tour du monde. C'est un peu son imaginaire qui m'a emmené à réaliser toutes ces aventures", estime aujourd'hui celui qui a aussi donné le virus du large à l'un de ses deux enfants, Elliot, figariste en herbe.

A 29 ans, Thomas Coville est de l'aventure lors du Trophée Jules-Verne de De Kersauson en 1997. "Cela a été extrêmement initiatique", juge-t-il. "L'ambiance était tendue (...) Mais à l'arrivée je suis choqué et abasourdi. Je n'ai qu'une envie : y retourner"

Il gagne la Route du Rhum en 1998 en monocoque, puis rencontre un partenaire qui va changer à tout jamais sa carrière en lui donnant les moyens de ses ambitions pour ses circumnavigations d'envergure : l'entreprise alimentaire Sodebo.

"J'ai toujours été frappée par son courage. Quand on a commencé ensemble, il parlait déjà de Vendée Globe. Petit à petit, les bateaux ont grandi, mais l'objectif du tour du monde était clair", explique Patricia Brochard, co-présidente de la société vendéenne.

- "On fera le tour" -

Ensemble, les deux parties montent un projet Imoca pour l'Everest des mers (6e en 2000/2001), puis tentent l'aventure ORMA, avant de faire partie des pionniers à imaginer le futur du large: des trimarans géants de 32 m de long et 23 de large.

À la barre de son premier maxi, il s'empare enfin, en 2016, du record tour du monde en solitaire sans escale (49 jours 3 heures), à la cinquième tentative, après deux tours du monde sans record (2008-2009 et 2011) et deux abandons (en 2007-2008 et en 2014).

Il est logiquement élu marin de l'année en 2017, ses pairs louant un sens de la navigation hors du commun et une ténacité à toute épreuve, parfaitement adaptée à des périples type tour du monde.

"Thomas ce n'est pas forcément l'homme le plus rapide de l'ouest, mais il n'a jamais mis un bateau à l'envers en quarante ans de carrière", affirme François Duguet, responsable du Sodebo Ultim 3 depuis sa mise à l'eau en 2019.

Dans une logique de transmission, Coville se tourne enfin vers le record autour du monde en équipage avec une nouvelle génération de marins. Les trois premiers essais, entre 2020 et 2025, échouent sur avaries.

Grand fidèle, il s'entête avec les mêmes garçons pendant deux ans. "Je ne serai pas reparti sans eux. Les échecs nous ont forgé un lien unique. On fera le tour", assure le marin, toujours très spirituel, juste avant de partir cet hiver.

Début janvier, aucun des six n'avait encore passé le cap Horn. Dimanche, ils ont terminé leur première visite du jardin de Thomas Coville.

A.Krishnakumar--DT