Dubai Telegraph - JO-2022: l'heure d'éteindre la flamme olympique

EUR -
AED 4.169644
AFN 72.093516
ALL 94.383371
AMD 417.736819
ANG 2.032771
AOA 1041.701222
ARS 1679.480864
AUD 1.648523
AWG 2.045086
AZN 1.9303
BAM 1.958034
BBD 2.286509
BDT 139.642404
BGN 1.919776
BHD 0.428202
BIF 3388.871104
BMD 1.13537
BND 1.474828
BOB 7.845193
BRL 5.922778
BSD 1.135295
BTN 107.433418
BWP 15.532064
BYN 3.199551
BYR 22253.260537
BZD 2.283276
CAD 1.616198
CDF 2576.155678
CHF 0.922636
CLF 0.026528
CLP 1044.052439
CNY 7.709733
CNH 7.736437
COP 3905.83325
CRC 516.805597
CUC 1.13537
CUP 30.087317
CVE 110.383654
CZK 24.247369
DJF 201.778359
DKK 7.475233
DOP 66.547981
DZD 151.595785
EGP 56.336399
ERN 17.030557
ETB 183.035082
FJD 2.5543
FKP 0.860835
GBP 0.862751
GEL 2.997056
GGP 0.860835
GHS 12.715901
GIP 0.860835
GMD 82.251366
GNF 9947.56902
GTQ 8.659881
GYD 237.477232
HKD 8.902155
HNL 30.337193
HRK 7.536362
HTG 148.443948
HUF 356.102114
IDR 20426.449506
ILS 3.392371
IMP 0.860835
INR 107.084501
IQD 1487.335271
IRR 1561191.117191
ISK 144.168984
JEP 0.860835
JMD 178.807954
JOD 0.804989
JPY 183.708645
KES 147.018845
KGS 99.288132
KHR 4561.345018
KMF 492.750507
KPW 1021.833789
KRW 1753.710196
KWD 0.351408
KYD 0.9461
KZT 552.497421
LAK 24920.201678
LBP 102288.732742
LKR 383.007004
LRD 206.790497
LSL 18.835679
LTL 3.352454
LVL 0.686774
LYD 7.272061
MAD 10.674161
MDL 20.106384
MGA 4742.557364
MKD 61.637966
MMK 2383.755532
MNT 4064.701566
MOP 9.169364
MRU 45.394594
MUR 54.735521
MVR 17.552948
MWK 1968.598149
MXN 20.023359
MYR 4.698096
MZN 72.552347
NAD 18.874335
NGN 1557.773921
NIO 41.56604
NOK 11.195854
NPR 171.889122
NZD 2.013017
OMR 0.436557
PAB 1.13533
PEN 3.850378
PGK 4.980815
PHP 69.702664
PKR 315.747061
PLN 4.292478
PYG 6925.023304
QAR 4.127318
RON 5.234856
RSD 117.375708
RUB 85.038488
RWF 1667.739581
SAR 4.268242
SBD 9.141949
SCR 15.322054
SDG 681.786348
SEK 11.093248
SGD 1.473671
SHP 0.847669
SLE 28.100583
SLL 23808.154509
SOS 648.864161
SRD 42.531174
STD 23499.875712
STN 24.527986
SVC 9.933553
SYP 125.494876
SZL 18.835983
THB 37.943514
TJS 10.541259
TMT 3.973797
TND 3.335148
TOP 2.7337
TRY 52.783672
TTD 7.698021
TWD 36.075489
TZS 2975.241646
UAH 50.960592
UGX 4188.779316
USD 1.13537
UYU 45.32251
UZS 13641.475842
VES 704.784587
VND 29899.98042
VUV 134.880228
WST 3.135486
XAF 656.726557
XAG 0.02012
XAU 0.000285
XCD 3.068395
XCG 2.046098
XDR 0.814022
XOF 650.567583
XPF 119.331742
YER 270.927785
ZAR 18.84295
ZMK 10219.681001
ZMW 20.46398
ZWL 365.588817
  • AEX

    -0.3200

    1065.35

    -0.03%

  • BEL20

    -41.1300

    5671.66

    -0.72%

  • PX1

    45.0400

    8385.49

    +0.54%

  • ISEQ

    137.9800

    13936.44

    +1%

  • OSEBX

    -18.2800

    1926.78

    -0.94%

  • PSI20

    -80.4000

    9055.89

    -0.88%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -300.8100

    4116.43

    -6.81%

  • N150

    -15.5400

    4183.4

    -0.37%

JO-2022: l'heure d'éteindre la flamme olympique

JO-2022: l'heure d'éteindre la flamme olympique

Une pincée de Covid, un soupçon de politique, une fine couche de neige, un maigre public mais aussi une grosse dose de Valieva et des exploits sportifs à foison, à l'instar de Quentin Fillon Maillet et d'Eileen Gu: les Jeux olympiques de Pékin s'achèvent dimanche sur le cocktail habituel.

Taille du texte:

La cérémonie de clôture a, comme prévu, débuté à 20h00 (13h00 françaises), abaissant le rideau sur cette quinzaine si particulière, sous le régime d'une bulle sanitaire très stricte qui a grandement gâché la fête olympique.

Tout aussi regrettable mais plus commun dans l'histoire olympique, le dopage s'est aussi invité à Pékin avec un nom: Kamila Valieva.

A 15 ans, la patineuse russe se retrouve au centre d'une retentissante affaire qui se poursuivra bien au-delà du rendez-vous chinois.

Arrivée comme grande favorite de l'épreuve individuelle, grâce notamment à ses quadruples sauts, Valieva a commencé par remporter l'épreuve par équipes, devant les Américains et le Japon, le 7 février. Patatras! Le lendemain, elle est notifiée d'un contrôle antidopage positif pour un test réalisé le 25 décembre.

A coup d'appel et de procédures, Valieva, le CIO et l'Agence mondiale antidopage tentent de démêler l'imbroglio.

A la veille de l'épreuve individuelle, la patineuse est finalement autorisée à participer. Mais le CIO prévient qu'il considèrera les résultats comme provisoires et ne donnera pas de médailles tant que le cas ne sera pas réglé -ce qui peut prendre des mois. Finalement, après avoir dominé le programme court, elle craque littéralement dans le libre et termine... au pied du podium, usée par la pression.

Vite rentrée chez elle, l'adolescente doit maintenant se remettre et attendre, tout comme les Américains, furieux de ne pas avoir reçu leur médaille, et les Japonais.

- 7 médailles pour le biathlon -

Des médailles, certains s'en sont abreuvé.

Quentin Fillon Maillet en a accumulé cinq, exploit qu'aucun Français n'avait jamais réussi lors d'une même édition olympique d'hiver.

Le Jurassien quitte ces JO avec deux titres (individuel et poursuite) et trois médailles d'argent (relais mixte et hommes, sprint), plus que n'importe quel autre sportif de ces JO, à égalité avec son grand rival norvégien Johannes Boe, la biathlète également norvégienne Marte Olsbu Roeiseland et le fondeur russe Alexander Bolshunov.

"QFM" aura donc été le principal pourvoyeur de médailles françaises. Avec ses cinq podiums, plus le titre de Justine Braisaz-Bouchet en mass-start et l'argent d'Anaïs Chevalier-Bouchet en individuel, le biathlon vaut même la moitié des quatorze médailles du camp français.

Après l'échec en quarts de finale des skieurs alpins lors de l'épreuve par équipes dimanche, le décompte français s'est arrêté à une unité du record des JO-2018.

Les Bleus peuvent toutefois se consoler avec autant de médailles d'or, puisqu'à celles de Fillon Maillet et de Braisaz-Bouchet, s'ajoutent Clément Noël en slalom et le duo Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron en danse sur glace.

Malheureusement, ces exploits n'ont pu être aussi festifs qu'ils le méritaient.

- Moins de 100.000 spectateurs -

Le public invité par les responsables était bien présent - contrairement à l'été dernier à Tokyo - mais, avec moins de 100.000 spectateurs annoncés par les organisateurs - contre 1 million il y a quatre ans à Pyeongchang - répartis sur treize sites et 109 épreuves, ces JO ont été moroses et souvent silencieux.

La bulle sanitaire a en effet gâché une grande partie du plaisir, avec le port du masque obligatoire, les tests quotidiens et surtout les restrictions de déplacement, l'impossibilité pour les sportifs de rester quelques jours une fois leurs épreuves terminées pour aller encourager leur compatriotes, d'échapper à cette bulle pour rencontrer la population locale...

Mais, au final, la politique zéro Covid des organisateurs a fonctionné. Certes, quelques sportifs, touchés par le Covid-19, ont dû renoncer à leur rêve olympique. Mais, au regard des plus de 60.000 tests quotidiens, soit plus de 1,8 million au total, il n'y eut point de cluster ni d'hécatombe, puisque la population olympique ne comptait pas plus de trois cas positifs sur les dix derniers jours. Et même ceux placés à l'isolement n'ont pas semblé en avoir souffert, à l'image du Norvégien Johannes Boe, quadruple champion olympique en biathlon.

La quinzaine avait aussi commencé par des polémiques sur les droits de l'Homme ou l'absence de neige naturelle, fabriquée à coup de canons à neige.

- Milan/Cortina en 2026 -

Le débat sur les droits de l'Homme n'est venu ni des sportifs, ni des pays comme les Etats-Unis ayant décidé d'un boycott diplomatique, ni des organisations opposées à la tenue de ces JO en Chine, accusée d'atteinte aux droits humains dans la région du Xinjiang contre la minorité musulmane ouïghour.

Aux quelques questions posées sur ce sujet, la porte-parole du Comité d'organisation, Yan Jiarong, a parlé de "mensonges", avant de se faire rappeler à l'ordre par le CIO qui ne veut pas mêler sport et politique, et les organisateurs ont sorti de leur chapeau la skieuse de fond ouïghoure Dinigeer Yilamujiang pour allumer la vasque olympique lors de la cérémonie d'ouverture le 4 février.

Le ciel a aussi éteint la polémique sur la neige puisque, après une semaine passée à regretter les paysages secs, arides et dépourvus de blanc des sites de montagne de Zhangjiakou et de Yanqing, la Sainte neige est finalement tombée au milieu des JO, blanchissant les arrières-plans.

Maintenant, place aux JO suivants avec un retour en Europe, après Rio, Pyeongchang, Tokyo et Pékin.

Dans quatre ans, la prochaine édition hivernale sera en Italie avec un duo inédit Milan/Cortina, qui récupèrera le drapeau olympique en fin de soirée des mains du président du CIO, Thomas Bach, juste avant la traditionnelle extinction de la flamme olympique.

Et dans deux ans, c'est à Paris qu'elle brillera ! Le prochain rendez-vous olympique en 2024 se déroulera dans la capitale française, où les organisateurs promettent des JO d'été festifs.

Le monde olympique en a bien besoin.

A.Al-Mehrazi--DT