Dubai Telegraph - Médecine: les robots, des assistants pour aider à traquer les tumeurs

EUR -
AED 4.359312
AFN 78.343327
ALL 96.027945
AMD 449.451262
ANG 2.124849
AOA 1088.491795
ARS 1717.340716
AUD 1.703709
AWG 2.136624
AZN 2.022635
BAM 1.943176
BBD 2.391206
BDT 145.078707
BGN 1.993435
BHD 0.447513
BIF 3517.2352
BMD 1.187013
BND 1.50352
BOB 8.203841
BRL 6.242865
BSD 1.187207
BTN 109.023557
BWP 15.531157
BYN 3.381404
BYR 23265.46415
BZD 2.387728
CAD 1.612742
CDF 2679.687577
CHF 0.916511
CLF 0.026023
CLP 1027.514946
CNY 8.247849
CNH 8.256296
COP 4350.9979
CRC 587.890629
CUC 1.187013
CUP 31.455857
CVE 109.554196
CZK 24.329563
DJF 210.956502
DKK 7.467728
DOP 74.744104
DZD 153.828685
EGP 55.701348
ERN 17.805202
ETB 184.429348
FJD 2.615233
FKP 0.860501
GBP 0.866188
GEL 3.199049
GGP 0.860501
GHS 13.005726
GIP 0.860501
GMD 87.250062
GNF 10417.410267
GTQ 9.105996
GYD 248.380562
HKD 9.27016
HNL 31.335952
HRK 7.533861
HTG 155.369973
HUF 381.142317
IDR 19906.21601
ILS 3.668351
IMP 0.860501
INR 108.897452
IQD 1555.289393
IRR 50002.942908
ISK 145.006024
JEP 0.860501
JMD 186.041368
JOD 0.84164
JPY 183.360944
KES 153.125155
KGS 103.804785
KHR 4773.945484
KMF 489.049968
KPW 1068.410471
KRW 1718.522957
KWD 0.364224
KYD 0.989186
KZT 597.100949
LAK 25549.446568
LBP 106315.059642
LKR 367.144816
LRD 213.988904
LSL 18.850653
LTL 3.504943
LVL 0.718013
LYD 7.449665
MAD 10.769128
MDL 19.964515
MGA 5305.621026
MKD 61.594706
MMK 2492.783053
MNT 4234.917227
MOP 9.546897
MRU 47.370055
MUR 53.926471
MVR 18.339807
MWK 2058.660443
MXN 20.675003
MYR 4.679253
MZN 75.672557
NAD 18.850653
NGN 1647.883777
NIO 43.686921
NOK 11.410464
NPR 174.434041
NZD 1.968893
OMR 0.456389
PAB 1.187207
PEN 3.96938
PGK 5.082027
PHP 69.967368
PKR 332.14877
PLN 4.211002
PYG 7952.33704
QAR 4.32848
RON 5.094073
RSD 117.393304
RUB 90.210804
RWF 1731.820826
SAR 4.452007
SBD 9.565075
SCR 16.377624
SDG 713.99297
SEK 10.543285
SGD 1.508861
SHP 0.890568
SLE 28.933499
SLL 24891.078237
SOS 678.489285
SRD 45.166461
STD 24568.782404
STN 24.342269
SVC 10.387604
SYP 13127.864451
SZL 18.844496
THB 37.423019
TJS 11.082502
TMT 4.166417
TND 3.41104
TOP 2.858043
TRY 51.618117
TTD 8.060768
TWD 37.458351
TZS 3056.560101
UAH 50.883858
UGX 4244.496821
USD 1.187013
UYU 46.071084
UZS 14513.832063
VES 435.452037
VND 30791.129595
VUV 141.976983
WST 3.222026
XAF 651.717577
XAG 0.013945
XAU 0.000245
XCD 3.207964
XCG 2.139636
XDR 0.812564
XOF 651.728487
XPF 119.331742
YER 282.988273
ZAR 19.142082
ZMK 10684.549964
ZMW 23.299029
ZWL 382.217855
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Médecine: les robots, des assistants pour aider à traquer les tumeurs
Médecine: les robots, des assistants pour aider à traquer les tumeurs / Photo: Jeff PACHOUD - AFP/Archives

Médecine: les robots, des assistants pour aider à traquer les tumeurs

Les robots s'imposent de plus en plus à l'hôpital, où ils aident notamment à traquer des tumeurs et bouleversent certaines pratiques, même si leur intérêt à long terme doit encore être précisé.

Taille du texte:

A l'hôpital Gustave Roussy en région parisienne, l'équipe d'imagerie thérapeutique prépare la salle d'intervention pour la première patiente de la journée. Cette quinquagénaire a souffert d'un cancer du sein, et la chimiothérapie n'a pas suffi: le cancer a développé deux petites métastases, logées dans ses poumons.

La patiente a donné son accord pour être traitée avec l'aide d'un robot développé par une société française, Quantum Surgical. C'est le professeur Thierry de Baère, chef du service de radiologie interventionnelle, qui est aux commandes en ce début de matinée.

Cela fait plus d'un an qu'il utilise "Epione": une plateforme technologique composée d'un écran de planification et de contrôle, d'une caméra qui permet au robot de se repérer, et d'un bras robotique, qui guidera l'aiguille du traitement.

Le médecin est spécialiste des opérations mini-invasives, qui consistent à cibler les nodules cancéreux. Il s'agit de viser la métastase avec une aiguille fine, qui, en émettant des ondes de radiofréquence, va permettre de détruire le nodule par la chaleur.

- Simplification -

"On va traiter la lésion du bas en premier", indique le radiologue à l'équipe de soignants du bloc d'intervention. "On repère notre cible, on regarde par où on va passer. Puis on choisit notre aiguille", détaille-t-il.

Une fois que le robot a planifié le trajet jusqu'à la métastase, et que ce choix a été validé par le soignant, les informations sont transmises au bras robotique, qui se positionne au bon angle: le médecin n'a plus qu'à pousser l'aiguille dans la trajectoire donnée, dans le corps, jusqu'à la métastase.

Cela prend quelques ajustements, surveillés par imagerie, la patiente étant allongée directement sous un scanner. En quelques manipulations, l'aiguille est en place, puis reliée à un générateur qui va détruire la lésion cancéreuse.

Le robot de Quantum vient de recevoir le prestigieux prix Galien de la start-up innovante aux Etats-Unis. En France, deux machines équipent des hôpitaux, à Gustave Roussy et au CHU de Lyon. Epione a été autorisé jusqu'ici dans les cancers de l'abdomen, une étude sur le poumon vient de démarrer.

"L'avantage du robot, c'est qu'il rend plus aisées des trajectoires qui sont normalement extrêmement complexes", explique le professeur de Baère.

Cela pourrait aider à démocratiser des pratiques réservées aux centres les plus en pointe, selon Bertin Nahum, président co-fondateur de Quantum Surgical.

"Planter une aiguille au travers de la paroi abdominale et cibler une lésion de quelques millimètres est un acte difficile, réservé souvent à quelques radiologues. La robotique permet de généraliser un acte à très forte valeur ajoutée", dit-il.

- Coût élevé -

Les robots en radiologie sont relativement nouveaux, tandis qu'en chirurgie, ils sont présents depuis près de vingt ans. Il existe ainsi des milliers d'exemplaires à travers le monde du tout premier, "Da Vinci", du groupe américain Intuitive Surgical, leader du secteur.

Le marché global des robots chirurgicaux - 5 milliards de dollars en 2021 - devrait atteindre 21 milliards d'ici à 2030, selon le cabinet Strategic Market Research. Mais ces équipements ont un coût non négligeable - environ 1 million d'euros pour Epione -, qui pose la question de leur supériorité. Il y a quelques années, les autorités sanitaires américaines avaient d'ailleurs indiqué qu'il n'y avait pas de preuve de l'amélioration des procédures par robot, en tout cas dans certains cancers.

"Les bénéfices en matière de survie, comparés à la chirurgie classique, ne sont pas avérés", avaient-elles jugé.

L'intérêt de ces robots doit donc être mieux évalué, comme l'estime le professeur Morgan Roupret, chirurgien responsable du programme robots de l'AP-HP.

"C'est pour cela qu'à l'AP-HP, nous sommes en train de créer une base de données de patients opérés au robot, de façon à démontrer en vie réelle qu'ils sont opérés dans de meilleures conditions que ceux opérés en méthode traditionnelle", souligne-t-il. Le chirurgien cite notamment de moindres complications, ou encore de plus petites cicatrices pour les patients.

A.Padmanabhan--DT