Dubai Telegraph - Etats-Unis: la Cour suprême dynamite le droit à l'avortement, de premiers Etats bannissent les IVG

EUR -
AED 4.247189
AFN 72.858689
ALL 95.99011
AMD 433.071192
ANG 2.070203
AOA 1060.49635
ARS 1613.267588
AUD 1.633337
AWG 2.084563
AZN 1.965276
BAM 1.956873
BBD 2.313549
BDT 140.937288
BGN 1.976789
BHD 0.436856
BIF 3411.136078
BMD 1.156484
BND 1.473723
BOB 7.937971
BRL 6.042405
BSD 1.148719
BTN 107.018553
BWP 15.674816
BYN 3.551924
BYR 22667.090293
BZD 2.310247
CAD 1.58654
CDF 2631.001768
CHF 0.912009
CLF 0.026744
CLP 1055.981927
CNY 7.980262
CNH 7.965152
COP 4271.474388
CRC 537.436547
CUC 1.156484
CUP 30.646831
CVE 110.334092
CZK 24.49248
DJF 204.558096
DKK 7.471224
DOP 69.453492
DZD 152.636765
EGP 60.542435
ERN 17.347263
ETB 179.35041
FJD 2.553575
FKP 0.866274
GBP 0.862356
GEL 3.139824
GGP 0.866274
GHS 12.538852
GIP 0.866274
GMD 85.579791
GNF 10067.304217
GTQ 8.787503
GYD 240.32049
HKD 9.06424
HNL 30.40504
HRK 7.531259
HTG 150.674353
HUF 392.068996
IDR 19583.903419
ILS 3.589062
IMP 0.866274
INR 108.147983
IQD 1504.625114
IRR 1520921.281577
ISK 143.796761
JEP 0.866274
JMD 180.473013
JOD 0.819956
JPY 183.353052
KES 148.978194
KGS 101.132115
KHR 4604.883611
KMF 494.974982
KPW 1040.778932
KRW 1733.511948
KWD 0.354277
KYD 0.957225
KZT 552.415927
LAK 24644.432518
LBP 102870.418186
LKR 358.054216
LRD 210.210727
LSL 19.35512
LTL 3.414797
LVL 0.699546
LYD 7.356607
MAD 10.793459
MDL 20.130606
MGA 4779.993266
MKD 61.609653
MMK 2428.354354
MNT 4128.272517
MOP 9.267482
MRU 45.84671
MUR 53.730106
MVR 17.868079
MWK 1991.947372
MXN 20.544653
MYR 4.555371
MZN 73.902927
NAD 19.35512
NGN 1566.978056
NIO 42.276474
NOK 11.010655
NPR 171.230226
NZD 1.967625
OMR 0.444679
PAB 1.14863
PEN 3.95637
PGK 4.958105
PHP 69.101079
PKR 320.801588
PLN 4.272608
PYG 7464.674432
QAR 4.189123
RON 5.0943
RSD 117.451376
RUB 97.343241
RWF 1676.950118
SAR 4.342181
SBD 9.308059
SCR 15.868139
SDG 695.047579
SEK 10.743623
SGD 1.479334
SHP 0.867663
SLE 28.507302
SLL 24250.907922
SOS 655.31036
SRD 43.370502
STD 23936.887979
STN 24.515352
SVC 10.050512
SYP 128.098343
SZL 19.360123
THB 37.821642
TJS 10.997931
TMT 4.047695
TND 3.392725
TOP 2.784536
TRY 51.191062
TTD 7.785876
TWD 36.975692
TZS 2994.327224
UAH 50.515033
UGX 4341.718815
USD 1.156484
UYU 46.529137
UZS 14001.678311
VES 525.836746
VND 30414.956181
VUV 137.663642
WST 3.173584
XAF 656.368022
XAG 0.015839
XAU 0.000246
XCD 3.125456
XCG 2.070035
XDR 0.816311
XOF 656.368022
XPF 119.331742
YER 275.87924
ZAR 19.463395
ZMK 10409.74433
ZMW 22.486081
ZWL 372.38744
  • AEX

    -0.8800

    976.76

    -0.09%

  • BEL20

    1.0000

    5005.65

    +0.02%

  • PX1

    -5.4700

    7802.55

    -0.07%

  • ISEQ

    1.2100

    12085.4

    +0.01%

  • OSEBX

    -15.1900

    1983.31

    -0.76%

  • PSI20

    -18.7900

    8928.25

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -36.6200

    3662.63

    -0.99%

  • N150

    0.0000

    3813.85

    0%

Etats-Unis: la Cour suprême dynamite le droit à l'avortement, de premiers Etats bannissent les IVG
Etats-Unis: la Cour suprême dynamite le droit à l'avortement, de premiers Etats bannissent les IVG / Photo: OLIVIER DOULIERY - AFP

Etats-Unis: la Cour suprême dynamite le droit à l'avortement, de premiers Etats bannissent les IVG

Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré vendredi le droit à l'avortement et une poignée d'Etats en ont profité pour bannir immédiatement les interruptions de grossesse sur leur sol.

Taille du texte:

Le président Joe Biden a dénoncé une "erreur tragique" qui "met la santé et la vie de femmes en danger" et appelé les Américains à défendre le droit à l'avortement lors des élections de mi-mandat en novembre.

Alors que les cliniques du Missouri, Dakota du Sud ou de Géorgie fermaient leurs portes les unes après les autres, des Etats démocrates, comme la Californie ou New York, se sont engagés à défendre l'accès aux IVG sur leur sol.

"La Constitution ne fait aucune référence à l'avortement et aucun de ses articles ne protège implicitement ce droit", écrit le juge Samuel Alito. "Il est temps de rendre la question de l'avortement aux représentants élus du peuple" dans les parlements locaux.

Cette formulation est proche d'un avant-projet d'arrêt qui avait fait l'objet d'une fuite inédite début mai.

Même si elle était attendue, elle a poussé des centaines de personnes à manifester leur joie ou leur tristesse devant le temple du droit, à Washington.

"C'est dur de s'imaginer vivre dans un pays qui ne respecte pas le droit des femmes", confiait Jennifer Lockwood-Shabat, 49 ans, en étouffant un sanglot. "On entre dans une nouvelle culture de protection de la vie", se réjouissait à l'inverse Gwen Charles, 21 ans.

- Au bilan de Trump -

L'arrêt publié vendredi "est l'un des plus importants de l'Histoire de la Cour suprême depuis sa création en 1790", remarque le professeur de droit de la santé Lawrence Gostin. "Il est déjà arrivé qu'elle change sa jurisprudence mais pour instaurer ou restaurer un droit, jamais pour le supprimer", dit-il à l'AFP.

La décision va à contre-courant de la tendance internationale à libéraliser les IVG, avec des avancées dans des pays où l'influence de l'Eglise catholique reste forte comme l'Irlande, l'Argentine, le Mexique ou la Colombie.

A l'international, plusieurs voix, dont celles des Premiers ministres britannique Boris Johnson et canadien Justin Trudeau, ont d'ailleurs déploré le "retour en arrière" américain.

L'arrêt couronne 50 ans d'une lutte méthodique menée par la droite religieuse, pour qui il représente une énorme victoire mais pas la fin de la bataille: le mouvement devrait continuer à se mobiliser pour faire basculer un maximum d'Etats dans son camp ou pour essayer d'obtenir une interdiction au niveau fédéral.

Il s'inscrit aussi au bilan de l'ancien président Donald Trump qui, au cours de son mandat, a profondément remanié la Cour suprême en y faisant entrer trois magistrats conservateurs (Neil Gorsuch, Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett) signataires aujourd'hui de cet arrêt.

Le milliardaire républicain s'est félicité d'un arrêt qui "ramène tout au niveau des Etats" et respecte la Constitution. "C'est la volonté de Dieu", a-t-il ajouté sur la chaîne Fox.

Concrètement, celui-ci porte sur une loi du Mississippi qui se contentait de réduire le délai légal pour avorter. Dès l'audience en décembre, plusieurs juges avaient laissé entendre qu'ils comptaient en profiter pour revoir plus fondamentalement la jurisprudence de la Cour.

Les trois magistrats progressistes se sont dissociés de la majorité qui, selon eux, "met en danger d'autres droits à la vie privée, comme la contraception et les mariages homosexuels", une inquiétude ravivée par les appels d'un des juges conservateurs, Clarence Thomas, à rouvrir ces dossiers.

La majorité "s'est émancipée de son obligation d'appliquer la loi de manière honnête et impartiale", dénoncent-ils dans un texte au ton acéré.

Le chef de la Cour, le conservateur modéré John Roberts, a pris dans un argumentaire distinct une "position plus mesurée": au nom de "la retenue judiciaire", il souhaitait donner raison au Mississippi et revoir les délais pour avorter sans faire tomber Roe v Wade.

- "Se battre" -

Selon l'institut Guttmacher, un centre de recherche qui milite pour l'accès à la contraception et à l'avortement dans le monde, la moitié des Etats devraient interdire à plus ou moins court-terme les avortements.

Dans une partie du pays, les femmes désirant avorter seront donc obligées de poursuivre leur grossesse, de se débrouiller clandestinement notamment en se procurant des pilules abortives sur internet, ou de voyager dans d'autres Etats, où les IVG resteront légales.

Anticipant un afflux, ces Etats, le plus souvent démocrates, ont pris des mesures pour faciliter l'accès à l'avortement sur leur sol et les cliniques ont commencé à basculer leurs ressources en personnel et équipement.

La principale organisation de planning familial a promis de continuer à "se battre" pour garantir l'accès à l'avortement.

Mais voyager est coûteux et la décision de la Cour suprême pénalisera davantage les femmes pauvres ou élevant seules des enfants, qui sont sur-représentées dans les minorités noires et hispaniques, soulignent les défenseurs du droit à l'avortement.

I.Uddin--DT