Dubai Telegraph - Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents

EUR -
AED 4.246011
AFN 72.838394
ALL 95.900007
AMD 432.670294
ANG 2.069629
AOA 1060.201196
ARS 1612.785171
AUD 1.631697
AWG 2.083985
AZN 1.96758
BAM 1.955189
BBD 2.311377
BDT 140.815959
BGN 1.976241
BHD 0.436492
BIF 3407.948889
BMD 1.156163
BND 1.47234
BOB 7.930554
BRL 6.037467
BSD 1.147641
BTN 106.919948
BWP 15.660102
BYN 3.54859
BYR 22660.802746
BZD 2.308078
CAD 1.58721
CDF 2630.271542
CHF 0.912364
CLF 0.026733
CLP 1055.566138
CNY 7.978048
CNH 7.973447
COP 4269.514908
CRC 536.929751
CUC 1.156163
CUP 30.63833
CVE 110.231478
CZK 24.467774
DJF 204.366084
DKK 7.470608
DOP 69.387999
DZD 152.897099
EGP 60.398557
ERN 17.342451
ETB 179.181285
FJD 2.551767
FKP 0.866034
GBP 0.862186
GEL 3.139009
GGP 0.866034
GHS 12.52719
GIP 0.866034
GMD 85.556476
GNF 10057.854367
GTQ 8.779368
GYD 240.096985
HKD 9.056771
HNL 30.376368
HRK 7.533103
HTG 150.53292
HUF 390.449684
IDR 19565.753309
ILS 3.615716
IMP 0.866034
INR 107.439086
IQD 1503.329828
IRR 1520499.398226
ISK 143.803649
JEP 0.866034
JMD 180.303609
JOD 0.819667
JPY 183.061713
KES 148.856534
KGS 101.104059
KHR 4600.561157
KMF 494.837917
KPW 1040.490233
KRW 1730.01369
KWD 0.354145
KYD 0.956401
KZT 551.897392
LAK 24621.299593
LBP 102773.857076
LKR 357.679463
LRD 210.017041
LSL 19.336952
LTL 3.41385
LVL 0.699352
LYD 7.349701
MAD 10.783421
MDL 20.11171
MGA 4775.506442
MKD 61.619725
MMK 2427.680761
MNT 4127.12739
MOP 9.259504
MRU 45.803477
MUR 53.773403
MVR 17.862421
MWK 1990.077595
MXN 20.522305
MYR 4.554122
MZN 73.881892
NAD 19.336952
NGN 1563.69962
NIO 42.23679
NOK 10.988478
NPR 171.068758
NZD 1.964547
OMR 0.44454
PAB 1.147641
PEN 3.952981
PGK 4.953451
PHP 69.199276
PKR 320.500462
PLN 4.26885
PYG 7457.667585
QAR 4.185227
RON 5.093134
RSD 117.453481
RUB 99.602209
RWF 1675.37602
SAR 4.340832
SBD 9.305477
SCR 17.168814
SDG 694.853891
SEK 10.753528
SGD 1.47934
SHP 0.867422
SLE 28.499321
SLL 24244.181045
SOS 654.695242
SRD 43.358429
STD 23930.248207
STN 24.49234
SVC 10.041859
SYP 128.06281
SZL 19.341951
THB 37.747573
TJS 10.988463
TMT 4.046572
TND 3.389584
TOP 2.783763
TRY 51.227637
TTD 7.778567
TWD 36.90359
TZS 2992.051478
UAH 50.467616
UGX 4337.680891
USD 1.156163
UYU 46.485461
UZS 13989.685172
VES 525.690886
VND 30426.75234
VUV 137.625456
WST 3.172703
XAF 655.751911
XAG 0.015594
XAU 0.000245
XCD 3.124589
XCG 2.068253
XDR 0.815545
XOF 655.751911
XPF 119.331742
YER 275.80244
ZAR 19.377588
ZMK 10406.858107
ZMW 22.464974
ZWL 372.284145
  • AEX

    -22.4000

    977.63

    -2.24%

  • BEL20

    -124.1200

    5004.77

    -2.42%

  • PX1

    -160.9700

    7807.87

    -2.02%

  • ISEQ

    -285.7400

    12084.12

    -2.31%

  • OSEBX

    12.3100

    1998.47

    +0.62%

  • PSI20

    -188.1800

    8946.83

    -2.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -36.6200

    3662.63

    -0.99%

  • N150

    -84.9900

    3813.8

    -2.18%

Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents
Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents / Photo: SAUL LOEB - AFP

Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents

Si poser aux côtés de bébés a longtemps été la séance photo rêvée de tout politicien, la réponse maladroite de Joe Biden à la pénurie de lait maternisé qui frappe l'Amérique se transforme en cauchemar politique - et en symbole d'une présidence qui peine à calmer l'insatisfaction.

Taille du texte:

Le démocrate expérimenté, rompu aux us et coutumes du Washington politique, avait gagné l'élection de 2020 sur la promesse de "guérir" la nation, dirigée pendant quatre ans par Donald Trump.

Mais cette semaine a encore prouvé que l'apaisement est loin et Joe Biden, à juste titre ou non, en est jugé responsable.

Première preuve, la réponse désordonnée à la pénurie de lait pour bébé, qui a vidé les rayons des supermarchés et inquiété les parents.

L'administration était déjà mise à mal par la colère suscitée par l'inflation et les difficultés d'approvisionnement en voitures ou matériaux de construction.

Elle doit aussi gérer les protestations contre l'organisation à la dernière minute de ce qui doit être un forum régional majeur à Los Angeles, le Sommet des Amériques. A quelques jours de son début, on ne sait même pas quels chefs d'Etat viendront.

Et maintenant, ce sont les bébés - ou tout du moins leurs parents - qui viennent grossir les rangs des mécontents.

- Contredit -

Ce problème de lait infantile a débuté bien loin de Joe Biden. En février, le géant Abbott, qui contrôle 40% du marché américain, a fermé une usine et lancé un rappel de produits.

La pénurie qui a suivi a confronté les parents à une question improbable pour le pays le plus riche du monde: comment alimenter les nourrissons?

Pour rassurer les Américains, la Maison Blanche a organisé mercredi un sommet consacré à la crise, avec le président et des représentants des fabricants.

La réunion devait mettre en valeur la réponse énergique de l'exécutif américain - qui a notamment assoupli les règles d'importation et mobilisé un pont aérien.

Mais l'opération communication a tourné au vinaigre quand Joe Biden a essayé de faire admettre aux responsables que personne n'aurait pu anticiper l'ampleur de cette crise.

Les industriels l'ont contredit.

L'un d'eux a ainsi assuré avoir su "dès le départ" que cette fermeture d'usine "serait un événement très sérieux".

- Baptême du feu -

La capacité de l'administration à se tirer de cette montagne de mauvaises nouvelles a été compliquée par des changements dans sa communication.

Jen Psaki, porte-parole très respectée, a cédé sa place à son adjointe Karine Jean-Pierre, qui vit un véritable baptême du feu.

Elle a été cette semaine bombardée de questions lors de ses traditionnels points presse quotidiens.

Pourquoi le président n'a-t-il pas compris plus tôt la gravité de la pénurie de lait pour bébé? Admet-il s'être trompé en disant que l'inflation serait temporaire? Pourquoi, après la tuerie au Texas et les précédents massacres, ne pousse-t-il pas lui-même les sénateurs à agir sur les armes à feu?

Karine Jean-Pierre s'est retrouvée sur la défensive.

Questionnée sur l'absence d'une liste d'invités au Sommet des Amériques, à moins d'une semaine de son début, la porte-parole a répondu mercredi par un aveu franc.

"Si vous avez suivi cette administration sur la dernière année et demie, une semaine à l'avance ce n'est pas à la dernière minute pour nous", a-t-elle admis. Une semaine, ça représente "une éternité pour nous".

- Plage -

La cote de popularité de Joe Biden est inférieure à 50% depuis l'an dernier, et son parti risque fort de perdre le contrôle du Congrès au profit des républicains lors des élections de novembre.

Même une hausse de 6 points, dans un sondage Reuters/Ipsos publié cette semaine, ne lui a permis d'atteindre qu'un modeste 42% de satisfaction.

La cause de bon nombre de ses malheurs semblerait bien familière à certains de ces prédécesseurs dans le Bureau ovale: sans une majorité forte au Congrès, il n'a pas autant de pouvoir que ce qu'imaginent ses concitoyens.

Jeudi, le président a lancé un appel passionné à interdire la vente de fusils d'assaut. Mais, selon les observateurs, il a peu de chances de réussir à convaincre ses adversaires républicains.

Dès son discours fini, il s'est envolé pour un week-end à la plage.

Vendredi, il célèbre les 71 ans de sa femme Jill Biden dans leur maison du Delaware, loin de l'agitation de la capitale.

Mais Washington - et ses nombreux problèmes - seront là pour l'accueillir à son retour.

D.Naveed--DT