Dubai Telegraph - 2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique

EUR -
AED 4.297278
AFN 74.292236
ALL 95.716382
AMD 433.389865
ANG 2.094044
AOA 1073.998061
ARS 1629.423594
AUD 1.62737
AWG 2.105879
AZN 1.99192
BAM 1.958189
BBD 2.357236
BDT 143.602767
BGN 1.951567
BHD 0.442118
BIF 3481.134249
BMD 1.169933
BND 1.494517
BOB 8.086833
BRL 5.769526
BSD 1.170408
BTN 111.457522
BWP 15.905339
BYN 3.313286
BYR 22930.677624
BZD 2.353832
CAD 1.593372
CDF 2708.393681
CHF 0.915671
CLF 0.026913
CLP 1059.209921
CNY 7.991048
CNH 7.988188
COP 4347.78517
CRC 532.440573
CUC 1.169933
CUP 31.003212
CVE 110.704868
CZK 24.388881
DJF 207.92036
DKK 7.47254
DOP 69.720855
DZD 154.93529
EGP 62.729868
ERN 17.548988
ETB 184.029563
FJD 2.567943
FKP 0.864414
GBP 0.863322
GEL 3.141309
GGP 0.864414
GHS 13.115101
GIP 0.864414
GMD 85.40504
GNF 10266.158158
GTQ 8.933748
GYD 244.857725
HKD 9.168352
HNL 31.110961
HRK 7.534715
HTG 153.174282
HUF 361.607371
IDR 20348.92901
ILS 3.439136
IMP 0.864414
INR 111.226541
IQD 1533.144508
IRR 1539631.212056
ISK 143.201928
JEP 0.864414
JMD 184.173151
JOD 0.829464
JPY 184.682625
KES 151.096115
KGS 102.276087
KHR 4694.391883
KMF 492.016789
KPW 1052.943015
KRW 1716.419906
KWD 0.360386
KYD 0.975286
KZT 543.841262
LAK 25709.267542
LBP 104767.458106
LKR 374.520581
LRD 214.740973
LSL 19.586364
LTL 3.454506
LVL 0.70768
LYD 7.424996
MAD 10.817099
MDL 20.200562
MGA 4874.92747
MKD 61.625915
MMK 2456.515107
MNT 4186.728804
MOP 9.447087
MRU 46.732223
MUR 54.928184
MVR 18.08129
MWK 2029.467649
MXN 20.321027
MYR 4.635855
MZN 74.770466
NAD 19.586699
NGN 1600.583006
NIO 43.071819
NOK 10.823022
NPR 178.332598
NZD 1.985475
OMR 0.44984
PAB 1.170423
PEN 4.103136
PGK 5.08921
PHP 71.856096
PKR 326.149487
PLN 4.247967
PYG 7091.62277
QAR 4.277801
RON 5.237322
RSD 117.389838
RUB 88.331824
RWF 1711.280762
SAR 4.390082
SBD 9.389724
SCR 16.35231
SDG 702.546521
SEK 10.83447
SGD 1.492016
SHP 0.873473
SLE 28.838674
SLL 24532.895741
SOS 668.913338
SRD 43.84558
STD 24215.241325
STN 24.529511
SVC 10.24032
SYP 129.313491
SZL 19.582895
THB 38.089479
TJS 10.943006
TMT 4.100614
TND 3.412163
TOP 2.816917
TRY 52.902483
TTD 7.933545
TWD 36.934186
TZS 3044.752832
UAH 51.434039
UGX 4418.315623
USD 1.169933
UYU 47.127504
UZS 14084.94543
VES 572.030029
VND 30796.134036
VUV 138.665702
WST 3.177456
XAF 656.755555
XAG 0.015995
XAU 0.000256
XCD 3.161801
XCG 2.109265
XDR 0.816185
XOF 656.755555
XPF 119.331742
YER 279.17512
ZAR 19.494294
ZMK 10530.825202
ZMW 22.09086
ZWL 376.717798
  • AEX

    9.5500

    1014.5

    +0.95%

  • BEL20

    87.7800

    5440.14

    +1.64%

  • PX1

    86.1400

    8062.31

    +1.08%

  • ISEQ

    -183.8600

    12409.08

    -1.46%

  • OSEBX

    3.6500

    2033.72

    +0.18%

  • PSI20

    -3.6700

    9164.62

    -0.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    20.6800

    3997.2

    +0.52%

  • N150

    27.8300

    4182.24

    +0.67%

2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique
2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique / Photo: Fabrice COFFRINI - AFP/Archives

2024 année décisive pour que le sida cesse d'être une menace de santé publique

L'année 2024 et les décisions prises par les responsables politiques détermineront si oui ou non le monde atteindra l'objectif d'éliminer le sida comme menace de santé publique d'ici 2030, a jugé Onusida lundi.

Taille du texte:

Si les chiffres de 2023 montrent globalement un mieux, l'agence de l'ONU rappelle que la pandémie a tué plus de 42 millions de personnes et que ces progrès restent fragiles.

En 2023, un peu moins de 40 millions de personnes vivaient avec le virus du sida, le VIH, révèle le rapport annuel de l'organisation. Environ 1,3 million ont été nouvellement infectées l'année dernière, soit quelque 100.000 de moins qu'un an plus tôt.

C'est 60% de moins que lors du pic de 1995, quand 3,3 millions de personnes avaient attrapé le VIH.

Mais Onusida n'est pas satisfait parce que l'objectif de seulement 330.000 infections en 2025 semble inatteignable.

Le sida tue aussi beaucoup moins : 630.000 morts en 2023, contre 670.000 décès l'année précédente. C'est aussi 69% de moins qu'en 2004 l'année noire de la pandémie.

L'accès à une thérapie antirétrovirale est l'enjeu majeur, parce que très efficace aujourd'hui.

A fin décembre 2023, 30,7 millions de personnes avaient accès à une de ces thérapies, contre seulement 7,7 millions en 2010, mais ce chiffre demeure en deçà de l'objectif 2025 fixé à 34 millions de personnes.

Et surtout presque un quart des personnes infectées par le virus n'ont pas de traitement.

L'Afrique orientale et Australe reste la région la plus touchée : 20,8 millions de personnes y vivent avec le VIH, 450.000 ont été infectées l'année dernière et 260.000 en sont mortes.

- Stigmatisation = infection -

Winnie Byanyima, la directrice exécutive d'Onusida, souligne l'"important déficit de financement qui freine la riposte au VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire".

Elle l'estime à 9,5 milliards de dollars par an. Vient s'y ajouter le poids de la dette publique qui force de nombreux pays pauvres, à choisir entre le remboursement et les dépenses de santé par exemple.

Elle a aussi appelé à accélérer la distribution d'anti-rétroviraux à longue durée, comme le lenacapavir, qui nécessite seulement deux injections par an. Elle exhorte le laboratoire américain Gilead à en partager sa licence.

Une étude montre que "les fabricants de génériques pourraient produire du lenacapavir, non pas pour 40.000 dollars ou plus par an, mais pour moins de 100 dollars par personne et par an", a souligné Mme Byanyima.

"Une personne meurt encore chaque minute de maladies liées au VIH", rappelle-t-elle.

Enfin la stigmatisation et la discrimination, parfois la criminalisation, dont sont victimes certains groupes de personnes empêchent aussi les progrès parce qu'elles ne peuvent pas se faire aider et se soigner sans danger.

Les chiffres sont éloquents: dans le monde, la prévalence médiane du VIH chez les adultes âgés de 15 à 49 ans était de 0,8%.

La prévalence est de 2,3% chez les jeunes femmes et les filles âgées de 15 à 24 ans en Afrique orientale et australe, elle est de 7,7% chez les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, de 3% chez les travailleurs et travailleuses du sexe, de 5% chez les consommateurs et consommatrices de drogues injectables, de 9,2% chez les personnes transgenres et de 1,3% chez les personnes en prison.

- Action coordonnée -

Dans un entretien à l'AFP, Mme Byanyima a dénoncé une "action bien coordonnée et bien financée" contre les droits LGBT+, les droits reproductifs et l'égalité des sexes menée par des pays et des groupes socialement conservateurs, comme l'Organisation de la coopération islamique ou des organismes chrétiens américains.

Et si dans certains pays d’Afrique subsaharienne les nouvelles infections ont baissé de plus de moitié et les décès jusqu’à 60% depuis 2010, "nous avons également des régions comme l'Europe de l'Est, l'Asie centrale et l'Amérique latine où les nouvelles infections évoluent dans la mauvaise direction et augmentent", insiste-t-elle.

En Europe de l'Est et Asie centrale, seulement la moitié des personnes infectées par le VIH sont traitées et en Afrique du Nord et Moyen-Orient c'est seulement 49% contre 77% de moyenne mondiale.

"La stigmatisation tue. La solidarité sauve des vies", ont résumé Mme Byanyima et le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk dans un communiqué commun.

Y.Chaudhry--DT