Dubai Telegraph - IVG dans la Constitution: le texte poursuit sa route à l'Assemblée, chemin glissant en vue au Sénat

EUR -
AED 4.215401
AFN 74.609111
ALL 91.743442
AMD 416.891958
ANG 2.055032
AOA 1052.558585
ARS 1736.38229
AUD 1.613807
AWG 2.066091
AZN 1.969947
BAM 1.956761
BBD 2.312995
BDT 141.029237
BGN 1.932302
BHD 0.432913
BIF 3454.935973
BMD 1.147829
BND 1.465294
BOB 11.684533
BRL 5.891347
BSD 1.148344
BTN 110.113059
BWP 15.573374
BYN 3.491053
BYR 22497.438932
BZD 2.309714
CAD 1.606702
CDF 2651.483661
CHF 0.946735
CLF 0.027748
CLP 1095.660028
CNY 7.697798
CNH 7.69739
COP 3597.937356
CRC 513.743266
CUC 1.147829
CUP 30.417456
CVE 110.317237
CZK 24.307338
DJF 204.496833
DKK 7.475227
DOP 68.02132
DZD 153.667385
EGP 59.879577
ERN 17.217428
ETB 187.581623
FJD 2.571997
FKP 0.853614
GBP 0.858237
GEL 2.990086
GGP 0.853614
GHS 13.218259
GIP 0.853614
GMD 84.939095
GNF 10095.956527
GTQ 8.762302
GYD 240.22375
HKD 9.005002
HNL 30.823132
HRK 7.53905
HTG 150.089108
HUF 363.101199
IDR 20356.738748
ILS 3.48339
IMP 0.853614
INR 109.953133
IQD 1504.386141
IRR 1577776.38367
ISK 139.783509
JEP 0.853614
JMD 181.225814
JOD 0.813785
JPY 178.792086
KES 148.760191
KGS 100.377205
KHR 4677.214743
KMF 491.270445
KPW 1033.04603
KRW 1587.601765
KWD 0.354232
KYD 0.957053
KZT 511.561147
LAK 25721.403624
LBP 102838.695928
LKR 380.896998
LRD 199.241741
LSL 18.708085
LTL 3.389239
LVL 0.69431
LYD 7.294581
MAD 10.93868
MDL 20.160546
MGA 4987.405075
MKD 61.550218
MMK 2410.05515
MNT 4128.568379
MOP 9.279973
MRU 46.005586
MUR 54.705044
MVR 17.688266
MWK 1991.342936
MXN 19.738633
MYR 4.704606
MZN 73.356338
NAD 18.708085
NGN 1527.701765
NIO 42.260748
NOK 10.823466
NPR 176.177423
NZD 1.999621
OMR 0.441346
PAB 1.148354
PEN 3.877003
PGK 5.109419
PHP 71.988932
PKR 318.311572
PLN 4.358443
PYG 6793.335132
QAR 4.186155
RON 5.262332
RSD 117.36434
RUB 97.240487
RWF 1694.502377
SAR 4.262505
SBD 9.183216
SCR 15.833256
SDG 690.345852
SEK 11.271113
SGD 1.464118
SHP 0.857388
SLE 28.282759
SLL 24069.380767
SOS 656.310775
SRD 43.333396
STD 23757.732844
STN 24.511607
SVC 10.048758
SYP 14924.066669
SZL 18.700855
THB 38.235889
TJS 10.593916
TMT 4.0174
TND 3.378259
TOP 2.763695
TRY 55.871024
TTD 7.796692
TWD 36.608896
TZS 3048.549876
UAH 51.3177
UGX 4513.215726
USD 1.147829
UYU 46.171863
UZS 13522.638828
VES 970.437301
VND 29857.315383
VUV 135.796243
WST 3.148394
XAF 655.957
XAG 0.017719
XAU 0.000264
XCD 3.102064
XCG 2.069716
XDR 0.811574
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.634183
ZAR 18.661402
ZMK 10331.834704
ZMW 22.537672
ZWL 369.600314
SSP 6494.615471
MXV 2.237951
  • AEX

    4.7100

    1100.8

    +0.43%

  • BEL20

    43.5800

    5777.27

    +0.76%

  • PX1

    46.4000

    8186.93

    +0.57%

  • ISEQ

    -14.3400

    14326.14

    -0.1%

  • OSEBX

    13.1600

    2136.55

    +0.62%

  • PSI20

    130.7000

    9671.11

    +1.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    111.0800

    4663.37

    +2.44%

  • N150

    24.3700

    4298.99

    +0.57%

IVG dans la Constitution: le texte poursuit sa route à l'Assemblée, chemin glissant en vue au Sénat
IVG dans la Constitution: le texte poursuit sa route à l'Assemblée, chemin glissant en vue au Sénat / Photo: Thomas SAMSON - AFP

IVG dans la Constitution: le texte poursuit sa route à l'Assemblée, chemin glissant en vue au Sénat

La marche vers une éventuelle inscription de l'IVG dans la Constitution se poursuit mercredi à l'Assemblée, avec un débat dans l'hémicycle en vue d'un Congrès du Parlement début mars, mais ce chemin tracé pourrait être entravé au Sénat par les réticences de la droite et du président Gérard Larcher.

Taille du texte:

En milieu d'après-midi, les forces politiques se succèderont à la tribune, en grande majorité pour soutenir le texte du gouvernement, qui vise à prévenir des remises en cause de l'IVG comme aux États-Unis. Il sera défendu par plusieurs ministres dont le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti.

Les députés s'en tiendront à un débat sur le fond, le vote solennel ayant lieu le 30 janvier. L'adoption ne devrait pas poser de problème à l'Assemblée, largement favorable fin 2022 à une proposition de Mathilde Panot (LFI) allant dans le même sens.

Elle prévoyait de consacrer un "droit" à l'IVG. Quelques mois plus tard, les sénateurs adoptaient dans un scrutin beaucoup plus serré leur rédaction, consacrant une "liberté" plutôt qu'un "droit".

Pour qu'une révision constitutionnelle soit adoptée par la réunion des deux chambres au Congrès, celles-ci doivent accepter la même formulation, l'Assemblée n'ayant pour une fois pas le dernier mot.

- "Rédaction la plus solide" -

Pour trouver une voie de passage, le gouvernement va proposer sa rédaction: consacrer la liberté "garantie" du recours à l'IVG.

"L'objectif" n'est ni de "figer la législation actuelle, ni de créer une forme de droit totalement absolu", a tenté de rassurer Eric Dupond-Moretti, notamment à l'adresse d'une partie des Républicains, divisés.

"C'est la rédaction la plus solide juridiquement", insiste le rapporteur à l'Assemblée Guillaume Gouffier Valente (Renaissance). Mais, pour certains à droite, elle pourrait permettre d'allonger par exemple la durée légale sans que le Conseil constitutionnel n'y retrouve à dire.

"Si une loi change les délais légaux pour une IVG, le Conseil constitutionnel pourrait la juger conforme. Mais il pourrait aussi dire qu'elle n'est pas conforme, en argumentant qu'à l'époque où la Constitution a été modifiée, le délai était de 14 semaines", développe Laureline Fontaine, professeure de droit constitutionnel (Sorbonne Nouvelle).

Côté RN, les positions sont partagées. Trente-huit députés dont Marine Le Pen avaient voté pour le texte LFI (23 contre), mais plusieurs élus soutiennent que l'IVG n'est pas menacée en France.

"C'est justement dans les moments où il y a un fort consensus" dans la population "qu'il faut l'inscrire dans la Constitution", rétorque Mathilde Panot, accusant le RN et des mouvements anti-avortement de faire peser une menace.

"Je ne vois pas pourquoi (...) en France l'avortement ne serait pas attaqué si l'extrême droite arrivait au pouvoir", a estimé mercredi Sarah Durocher, présidente du Planning familial.

Un rassemblement de parlementaires et d'associations favorables à la constitutionnalisation doit avoir lieu à 13H45 près de l'Assemblée.

- "La bête bouge" -

Plus problématique pour le gouvernement, l'influent président LR du Sénat Gérard Larcher s'est dit mardi opposé à la constitutionnalisation de l'IVG, arguant que celle-ci n'était "pas menacée" en France.

Sa position ne remet pas forcément en cause l'adoption au Sénat, mais fait remonter un message clair : le calendrier de l'exécutif ne sera pas obligatoirement celui des sénateurs.

Le gouvernement s'était empressé mi-décembre de proposer un Congrès à Versailles le 5 mars, pour entériner la révision avec un vote nécessitant 3/5e des voix.

Les sénateurs avaient peu goûté l'annonce, qui semblait présupposer que la chambre haute adopterait la formulation du gouvernement. En adoptant une rédaction différente, ils relanceraient au contraire la navette parlementaire.

"Annoncer une date de Congrès dès le départ était maladroit", a reconnu mardi M. Gouffier Valente sur LCP.

Emmanuel Macron "prend le risque de l'échec de ce texte" en proposant une rédaction différente de la dernière adoptée au Sénat, assure le patron des députés LR Olivier Marleix.

A l'inverse, les partisans au Sénat de l'inscription dans la Constitution espèrent que les voix perdues par la droite aux sénatoriales aideront à faire pencher la balance.

"Ça doit passer (...) mais je sens que cette histoire de date peut devenir un problème. La bête bouge encore", reconnaît une source gouvernementale.

F.El-Yamahy--DT