Dubai Telegraph - Mondial-2023: la blessure, un passage obligé dans le rugby

EUR -
AED 4.212777
AFN 72.835586
ALL 94.512843
AMD 422.248264
ANG 2.053494
AOA 1052.895931
ARS 1680.790338
AUD 1.635257
AWG 2.067368
AZN 1.95436
BAM 1.956354
BBD 2.309354
BDT 140.73988
BGN 1.939347
BHD 0.432422
BIF 3423.630825
BMD 1.146945
BND 1.480319
BOB 7.92328
BRL 5.90941
BSD 1.146625
BTN 108.087801
BWP 15.582008
BYN 3.185903
BYR 22480.122
BZD 2.305963
CAD 1.623185
CDF 2615.035015
CHF 0.925648
CLF 0.026299
CLP 1035.072439
CNY 7.764364
CNH 7.780559
COP 3960.034063
CRC 520.14739
CUC 1.146945
CUP 30.394043
CVE 110.569964
CZK 24.190336
DJF 203.835517
DKK 7.474072
DOP 66.986043
DZD 152.939427
EGP 57.331754
ERN 17.204175
ETB 181.647461
FJD 2.564
FKP 0.867567
GBP 0.866531
GEL 3.039852
GGP 0.867567
GHS 12.874504
GIP 0.867567
GMD 84.304874
GNF 10064.442782
GTQ 8.746478
GYD 239.84901
HKD 8.988436
HNL 30.606273
HRK 7.533254
HTG 149.77244
HUF 351.906109
IDR 20445.785654
ILS 3.394682
IMP 0.867567
INR 108.1919
IQD 1502.49795
IRR 1577049.375404
ISK 143.976448
JEP 0.867567
JMD 181.171337
JOD 0.813229
JPY 185.008009
KES 148.419043
KGS 100.300781
KHR 4599.249852
KMF 492.617229
KPW 1032.250901
KRW 1752.130969
KWD 0.353179
KYD 0.955446
KZT 559.543917
LAK 25295.872375
LBP 102708.92515
LKR 382.668433
LRD 208.916469
LSL 18.815678
LTL 3.386631
LVL 0.693776
LYD 7.311819
MAD 10.580612
MDL 20.248208
MGA 4817.169398
MKD 61.628611
MMK 2408.272435
MNT 4107.54883
MOP 9.256923
MRU 45.947051
MUR 54.881752
MVR 17.720734
MWK 1992.243861
MXN 19.872547
MYR 4.745948
MZN 73.301688
NAD 18.814173
NGN 1560.350288
NIO 41.990088
NOK 11.102662
NPR 172.945006
NZD 1.997675
OMR 0.441554
PAB 1.14663
PEN 3.881306
PGK 5.032508
PHP 69.638491
PKR 319.223511
PLN 4.259467
PYG 7041.056554
QAR 4.175458
RON 5.239364
RSD 117.183799
RUB 83.845404
RWF 1679.12748
SAR 4.299026
SBD 9.24601
SCR 15.693948
SDG 688.744688
SEK 10.98638
SGD 1.482316
SHP 0.85631
SLE 28.387314
SLL 24050.86738
SOS 655.483268
SRD 42.898615
STD 23739.445827
STN 24.544623
SVC 10.032843
SYP 126.774237
SZL 18.814083
THB 37.723444
TJS 10.63456
TMT 4.014308
TND 3.339618
TOP 2.761569
TRY 53.262066
TTD 7.775237
TWD 36.375404
TZS 3017.595134
UAH 51.508996
UGX 4173.182519
USD 1.146945
UYU 45.84299
UZS 13769.075108
VES 695.774297
VND 30176.12295
VUV 136.226685
WST 3.156058
XAF 656.142926
XAG 0.017684
XAU 0.000276
XCD 3.099677
XCG 2.066386
XDR 0.807102
XOF 648.024305
XPF 119.331742
YER 273.665193
ZAR 18.876464
ZMK 10323.885445
ZMW 20.552914
ZWL 369.315822
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Mondial-2023: la blessure, un passage obligé dans le rugby
Mondial-2023: la blessure, un passage obligé dans le rugby / Photo: Anne-Christine POUJOULAT - AFP/Archives

Mondial-2023: la blessure, un passage obligé dans le rugby

Le nombre de blessés dans les rangs du XV de France avant le Mondial-2023 (8 septembre - 28 octobre) peut être considéré comme de la malchance, mais se blesser pour un joueur de rugby est un passage obligé plus qu'une fatalité, selon un médecin du sport.

Taille du texte:

Anthony Jelonch en février (rupture du ligament croisé du genou), Romain Ntamack (rupture du ligament croisé du genou) et Cyril Baille (lésion au mollet) tous deux mi-août, Jonathan Danty (ischio-jambiers) mercredi et depuis vendredi, Paul Willemse (cuisse)... L'infirmerie n'a cessé de se remplir du côté des Bleus, hôtes de la Coupe du monde.

A qui la faute ? Aux cadences infernales qui touchent les internationaux, entre championnat, tournées, Coupes d'Europe et Tournoi des six nations ? A la préparation, longue et intense ? Aux quatre test-matches en août ?

"Ce débat, on l'entend mais le rugby est un sport de combat et on sait qu'on peut se blesser à l'entraînement, comme à l'échauffement ou en match", avait balayé le 24 août le sélectionneur Fabien Galthié, avant la dernière rencontre des Bleus contre l'Australie.

- Collision -

Pour la médecine, le problème est tout simplement inhérent à la discipline.

"Déjà, il faut savoir que le rugby, auparavant classé dans les sports de contact, est désormais considéré comme un sport de collision depuis +l'athlétisation+ des joueurs, car leurs poids et leur vitesse ont augmenté", explique à l'AFP le docteur Jean-Christophe Miniot, médecin du sport à la clinique Drouot à Paris.

Et "on voit bien qu'au niveau des plaquages et des regroupements, pendant les rucks, les impacts sont assez importants", ajoute-t-il. C'est d'ailleurs dans ces secteurs que la majorité des blessures est à déplorer.

Au vu des statistiques, les écarts de risque de blessure sont très importants entre rugby professionnel et amateur: "un gamin en école de rugby a ainsi 40 fois moins de risque de se blesser qu'un joueur pro", détaille Jean-Christophe Miniot, ex-médecin du Racing Métro (aujourd'hui Racing 92).

Pour le dire simplement "et regarder les choses en face", souligne-t-il, "le problème au rugby, ce n'est pas de savoir si on va se blesser, mais quand et quelle sera la gravité de la blessure".

"On se blesse de toutes les façons, quoi qu'il arrive, quand le niveau est élevé", souligne le médecin. Les blessures représentent de surcroît un coût financier pour les clubs, compte tenu de la durée de certains arrêts de travail.

- "Meute" -

Les blessures touchent à 42% la tête et le cou, à 18% les membres supérieurs (dont les deux tiers environ concernent l'épaule, entorse acromio-claviculaire et luxation majoritairement), à 7% le thorax et à 33% les membres inférieurs (dont un tiers de lésions musculaires et un autre tiers touchant le genou).

Si le rugby occasionne désormais moins de morts sur les terrains, ou de joueurs devenus tétraplégiques, notamment en raison d'un changement des règles, le fait est que "plus vous accumulez les heures de jeu, plus vous risquez de vous blesser", souligne Jean-Christophe Miniot.

Paradoxalement, être en indisponibilité peut s'avérer bénéfique pour les joueurs, surtout internationaux, qui peuvent alors en profiter enfin pour se reposer, voire pour prendre soin de leur santé mentale.

Le syndicat des joueurs Provale a mis en place une cellule psychologique mais du travail reste à faire au niveau des clubs.

"Le premier qui en a parlé (de santé mentale), c'est Christophe Dominici dans les années 2000, qui avait fait une vraie dépression dont il ne s'est jamais vraiment remis", rappelle Jean-Christophe Miniot.

En fait, conclut-il, "un club de rugby, c'est une meute". Or, exprimer son mal-être, c'est montrer ses faiblesses et prendre le risque de ne plus faire partie des "dominants" dans un vestiaire.

Y.El-Kaaby--DT