Dubai Telegraph - Après le Covid, les jeunes subissent une vague jamais vue de dépressions

EUR -
AED 4.257664
AFN 73.026624
ALL 96.238144
AMD 437.582231
ANG 2.074968
AOA 1062.937298
ARS 1598.08421
AUD 1.645579
AWG 2.089361
AZN 1.97515
BAM 1.95864
BBD 2.333975
BDT 142.192527
BGN 1.981339
BHD 0.43431
BIF 3442.663586
BMD 1.159146
BND 1.482068
BOB 8.007716
BRL 6.159011
BSD 1.158876
BTN 108.338579
BWP 15.802121
BYN 3.515914
BYR 22719.261378
BZD 2.33067
CAD 1.591566
CDF 2637.057544
CHF 0.913917
CLF 0.027244
CLP 1075.745893
CNY 7.982348
CNH 8.005172
COP 4303.433806
CRC 541.282631
CUC 1.159146
CUP 30.717369
CVE 111.1046
CZK 24.515015
DJF 206.003881
DKK 7.48519
DOP 68.390029
DZD 152.108556
EGP 59.995792
ERN 17.38719
ETB 182.160246
FJD 2.566871
FKP 0.87126
GBP 0.86899
GEL 3.147128
GGP 0.87126
GHS 12.640533
GIP 0.87126
GMD 85.201694
GNF 10174.408376
GTQ 8.876835
GYD 242.454744
HKD 9.082315
HNL 30.787368
HRK 7.547552
HTG 152.028504
HUF 393.739159
IDR 19654.711213
ILS 3.60393
IMP 0.87126
INR 109.016
IQD 1518.481245
IRR 1525001.44174
ISK 144.047519
JEP 0.87126
JMD 182.063242
JOD 0.82188
JPY 184.581294
KES 150.229726
KGS 101.364887
KHR 4648.175821
KMF 494.955743
KPW 1043.080849
KRW 1744.874492
KWD 0.35536
KYD 0.965713
KZT 557.135552
LAK 24904.251971
LBP 103801.523689
LKR 361.50269
LRD 212.558441
LSL 19.717515
LTL 3.422657
LVL 0.701156
LYD 7.395793
MAD 10.850191
MDL 20.181528
MGA 4833.639175
MKD 61.634787
MMK 2434.137979
MNT 4156.167228
MOP 9.354025
MRU 46.516967
MUR 53.904625
MVR 17.920835
MWK 2013.436982
MXN 20.747095
MYR 4.565921
MZN 74.073751
NAD 19.508864
NGN 1572.092184
NIO 42.564277
NOK 11.093021
NPR 173.341379
NZD 1.985179
OMR 0.442313
PAB 1.158896
PEN 4.032714
PGK 4.997948
PHP 69.723065
PKR 323.63785
PLN 4.282755
PYG 7568.943802
QAR 4.224512
RON 5.101986
RSD 117.884032
RUB 96.003268
RWF 1691.193997
SAR 4.352659
SBD 9.33305
SCR 16.654324
SDG 696.647132
SEK 10.831104
SGD 1.486377
SHP 0.86966
SLE 28.486057
SLL 24306.724357
SOS 662.456177
SRD 43.45349
STD 23991.981659
STN 24.939026
SVC 10.139705
SYP 128.128397
SZL 19.508855
THB 38.008825
TJS 11.130786
TMT 4.068602
TND 3.372
TOP 2.790945
TRY 51.328032
TTD 7.862368
TWD 37.135217
TZS 2998.321243
UAH 50.766603
UGX 4380.333447
USD 1.159146
UYU 46.697721
UZS 14135.785719
VES 527.05282
VND 30499.449254
VUV 138.346896
WST 3.161587
XAF 656.918161
XAG 0.017031
XAU 0.000257
XCD 3.13265
XCG 2.08852
XDR 0.81819
XOF 661.296951
XPF 119.331742
YER 276.576393
ZAR 19.853279
ZMK 10433.709028
ZMW 22.627107
ZWL 373.244535
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Après le Covid, les jeunes subissent une vague jamais vue de dépressions
Après le Covid, les jeunes subissent une vague jamais vue de dépressions / Photo: Philippe LOPEZ - AFP/Archives

Après le Covid, les jeunes subissent une vague jamais vue de dépressions

Confinements à répétition, incertitudes sur l'avenir, culpabilisation face à l'épidémie... La crise du Covid a enregistré une hausse sans précédent des épisodes dépressifs chez les jeunes Français, une vague qui risque de marquer toute une génération.

Taille du texte:

"Le confinement a bouleversé qui je suis", résume auprès de l'AFP Antoine, un étudiant de 20 ans, qui poursuit un traitement sous antidépresseurs trois ans après le début de crise sanitaire du Covid-19.

Le jeune homme --qui ne souhaite pas rendre public son nom de famille-- a vécu une situation dans laquelle peuvent se reconnaître beaucoup de personnes du même âge, comme en témoigne une étude publiée mardi par l'agence Santé publique France.

Ce travail, réalisé à partir de questionnaires auprès d'environ 25.000 Français sélectionnés aléatoirement, a mesuré la fréquence des épisodes dépressifs au sein de la population en 2021.

Depuis 20 ans, des études semblables sont menées régulièrement en France, la précédente remontant à 2017. Entre les deux dernières, le Covid est passé par là, et les cas de dépression ont connu un bond sans précédent, une conclusion qui va dans le sens d'autres travaux déjà réalisés à l'étranger.

Cette hausse frappe toute la population, mais c'est tout particulièrement les 18-24 ans qui sont touchés. Chez eux, la proportion des épisodes dépressifs a quasiment doublé pour atteindre environ un cinquième des personnes interrogées.

- "Coincé avec" -

Impossible, bien sûr, d'établir dans chaque cas un lien précis de cause à effet entre la crise du Covid et la survenue d'une dépression, d'autant que les causes de cette maladie obéissent toujours à de multiples facteurs, qui vont de l'histoire personnelle du patient à sa physiologie.

Mais, de manière générale, "le stress causé par la maladie de la Covid-19 et les restrictions imposées pour la contrôler apparaît comme l'une des principales hypothèses explicatives de cette hausse", jugent les chercheurs.

Pour Antoine, c'est bien le premier confinement, décrété en mars 2020 et particulièrement strict, qui a joué un rôle dans l'aggravation de son état mental. Le jeune homme connaissait déjà des symptômes typiques de la dépression --pleurs inexpliqués, idées suicidaires-- mais ils ont atteint une intensité intolérable lorsqu'il s'est trouvé dans l'impossibilité presque totale de sortir de chez ses parents, à Nice.

"Mes symptômes, je les laissais à la maison", résume-t-il. "Avec le confinement, je me suis retrouvé coincé avec".

Surtout, il n'y a pas eu de retour en arrière lorsque le confinement a pris fin: la dépression a persisté et, si le jeune homme se sent mieux aujourd'hui, il redoute toujours une nouvelle aggravation de son état.

"Le confinement a été comme une transition d'un état à un autre", constate Antoine, dont la situation mentale a aussi été plombée par la difficulté d'entamer des études à l'automne 2020, dans un contexte marqué par la fermeture des universités et la généralisation des cours à distance.

- "Ça ne se rattrape pas" -

La maladie d'Antoine obéit aussi à des ressorts individuels. Mais elle résonne avec l'étude publiée mardi, en illustrant en quoi la crise du Covid et les restrictions imposées ont eu un impact psychologique particulier sur les plus jeunes, et combien cet effet risque de durer.

"Ce qui a beaucoup joué, c'est l'incertitude par rapport à l'avenir, qui a une dimension très importante à cet âge là: est-ce que je vais avoir mon diplôme ? est ce que je vais pouvoir suivre les cours ?", avance ainsi Enguerrand du Roscoat, qui a cosigné l'étude et est spécialisé dans les questions de santé mentale au sein de Santé publique France.

Il pointe aussi le sentiment d'irréversibilité: "Ce que vous vivez entre 18 et 24 ans ce sont des choses qui ne se rattrapent pas a priori".

Le chercheur avance aussi d'autres hypothèses: la précarité financière, l'isolement dans des logements souvent minuscules, ainsi qu'une forme de culpabilité face à l'épidémie. "Les jeunes ont été un peu montrés du doigt comme voulant sortir, se contaminant d'avantage et constituant potentiellement un danger", relève M. Roscoat.

Lundi, la principale agence sanitaire fédérale des Etats-Unis, CDC, a tiré la sonnette d'alarme face à des chiffres très préoccupants concernant la santé mentale des lycéens, en particulier des jeunes filles. Près d'un tiers d'entre elles (30%) a sérieusement envisagé de se suicider en 2021 (contre 19% en 2011).

S.Mohideen--DT