Dubai Telegraph - Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

EUR -
AED 4.236516
AFN 72.660513
ALL 96.076566
AMD 435.018833
ANG 2.064579
AOA 1057.614991
ARS 1608.357353
AUD 1.634275
AWG 2.0789
AZN 1.960958
BAM 1.965724
BBD 2.323923
BDT 141.578444
BGN 1.971419
BHD 0.435654
BIF 3425.427746
BMD 1.153343
BND 1.480344
BOB 7.973635
BRL 6.046286
BSD 1.153845
BTN 107.498905
BWP 15.745241
BYN 3.567914
BYR 22605.516438
BZD 2.320626
CAD 1.582305
CDF 2618.087925
CHF 0.912098
CLF 0.026705
CLP 1054.443846
CNY 7.926982
CNH 7.953001
COP 4272.661742
CRC 539.855899
CUC 1.153343
CUP 30.563581
CVE 111.932173
CZK 24.471391
DJF 205.468201
DKK 7.470858
DOP 67.98988
DZD 152.246963
EGP 60.250043
ERN 17.30014
ETB 181.07503
FJD 2.572242
FKP 0.865783
GBP 0.861697
GEL 3.13133
GGP 0.865783
GHS 12.577179
GIP 0.865783
GMD 85.347878
GNF 10126.348898
GTQ 8.826446
GYD 241.401278
HKD 9.033972
HNL 30.644463
HRK 7.545511
HTG 151.350658
HUF 391.100229
IDR 19545.69832
ILS 3.600041
IMP 0.865783
INR 107.460742
IQD 1510.878905
IRR 1516645.617921
ISK 143.78754
JEP 0.865783
JMD 181.269643
JOD 0.817726
JPY 182.486467
KES 149.415527
KGS 100.857395
KHR 4624.904034
KMF 493.630678
KPW 1037.994543
KRW 1723.751138
KWD 0.353557
KYD 0.961601
KZT 554.897876
LAK 24739.200343
LBP 103281.837076
LKR 359.666052
LRD 211.465763
LSL 19.399179
LTL 3.405521
LVL 0.697646
LYD 7.358471
MAD 10.811145
MDL 20.221051
MGA 4809.439469
MKD 61.751423
MMK 2421.719114
MNT 4135.704941
MOP 9.309885
MRU 46.271835
MUR 53.6416
MVR 17.831118
MWK 2002.202766
MXN 20.548703
MYR 4.543598
MZN 73.698163
NAD 19.399519
NGN 1564.51317
NIO 42.351136
NOK 10.965238
NPR 171.992801
NZD 1.972192
OMR 0.443447
PAB 1.153885
PEN 3.953085
PGK 4.962545
PHP 69.163653
PKR 322.090373
PLN 4.270978
PYG 7497.624391
QAR 4.202794
RON 5.103658
RSD 117.405646
RUB 99.211165
RWF 1682.726963
SAR 4.330321
SBD 9.278918
SCR 16.396484
SDG 693.159201
SEK 10.762706
SGD 1.476025
SHP 0.865306
SLE 28.429804
SLL 24185.031717
SOS 659.140589
SRD 43.106152
STD 23871.864791
STN 24.796868
SVC 10.096278
SYP 127.477541
SZL 19.399309
THB 37.77255
TJS 11.048348
TMT 4.036699
TND 3.364881
TOP 2.776972
TRY 51.114069
TTD 7.820857
TWD 36.70632
TZS 2995.810114
UAH 50.740886
UGX 4361.206714
USD 1.153343
UYU 46.737373
UZS 14041.947004
VES 520.091621
VND 30321.378937
VUV 137.718825
WST 3.151186
XAF 659.31989
XAG 0.016348
XAU 0.00025
XCD 3.116966
XCG 2.079516
XDR 0.819979
XOF 653.366781
XPF 119.331742
YER 275.15868
ZAR 19.430709
ZMK 10381.470639
ZMW 22.587207
ZWL 371.375871
  • AEX

    -22.4000

    977.63

    -2.24%

  • BEL20

    -124.1200

    5004.77

    -2.42%

  • PX1

    -160.9700

    7807.87

    -2.02%

  • ISEQ

    -285.7400

    12084.12

    -2.31%

  • OSEBX

    12.3100

    1998.47

    +0.62%

  • PSI20

    -188.1800

    8946.83

    -2.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -36.6200

    3662.63

    -0.99%

  • N150

    -84.9900

    3813.8

    -2.18%

Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa
Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

Contestation au Canada: les forces de l'ordre face à un cas complexe à Ottawa

Impuissantes et débordées au départ de la contestation anti-mesures sanitaires au Canada, les forces de l'ordre sont maintenant confrontées à une situation complexe et périlleuse pour déloger les manifestants des rues d'Ottawa sans heurts, estiment des experts du maintien de l'ordre.

Taille du texte:

Et cela pourrait durer des jours, a prévenu le nouveau chef de la police de la ville en prenant ses fonctions. "Il faudra du temps pour accomplir tout cela correctement", a déclaré Steve Bell qui a aussi expliqué être prêt à employer des techniques qui "ne sont pas couramment vues à Ottawa".

Quand les camionneurs, du convoi dit de la "liberté", sont arrivés dans les rues de la capitale fédérale le 29 janvier après avoir traversé le pays, ils se sont posés en face du parlement fédéral.

Presque trois semaines plus tard, ils n'ont pas bougé et ont pris leurs quartiers (tentes, stands de nourriture, jeux pour enfants)...

Pour la première fois depuis le début du mouvement, elle s'est déployée en masse dans les rues d'Ottawa jeudi matin.

Différents échelons des forces de l'ordre sont maintenant présents; des agents de la GRC (Gendarmerie royale du Canada), de la police provinciale, du service de police de la ville d'Ottawa ou d'autres villes de la province.

- Négocier, convaincre -

"Beaucoup de choses ont été faites pour essayer de les convaincre de partir. Là, on est à un point où les messages ont été délivrés", indique à l'AFP Charles Bordeleau, chef de la police d'Ottawa de 2012 à 2019.

Mercredi, les policiers canadiens, jusqu'à présent en retrait, sont passés de camion en camion pour distribuer des tracts ordonnant aux participants de quitter les lieux.

Avec la mise en place de la loi d'urgence, invoquée par Justin Trudeau lundi, les policiers disposent d'un arsenal d'outils légaux très développé: les manifestants risquent jusqu'à un an d'emprisonnement, des amendes allant jusqu'à 100.000 dollars canadiens (70.000 euros), le gel des comptes bancaires, la suspension de leurs permis de conduire, etc.

Et la police dispose de "techniques appropriées et légitimes pour expulser quiconque refuse d'obtempérer", a affirmé Steve Bell.

En outre, la ville d'Ottawa peut désormais exiger de la part des compagnies de remorquage qu'elles embarquent des camions - plusieurs avaient au départ refusé.

Mais cette opération va se dérouler dans un contexte "très volatil", s'inquiète auprès de l'AFP Pierre-Yves Bourduas, ancien sous-commissaire adjoint à la GRC, évoquant la présence "d'éléments très radicaux" mais aussi de nombreux enfants dans la manifestation, y compris des bébés.

Les gaz lacrymogènes devraient donc être évités pour disperser les manifestants, mais il y aura une présence policière accrue selon les experts.

A l'instar de l'évacuation cette semaine des manifestants au pont frontalier Ambassador, à Windsor, M. Bordeleau indique que l'usage de la force dépendra de la résistance ou non des manifestants.

- "Je gagne ça ou je meurs" -

De nombreux camionneurs et manifestants se disent déterminés à rester jusqu'à l'abandon des obligations vaccinales, la plupart tiennent à ce que la protestation se déroule pacifiquement.

Mais certains sont plus remontés: assis dans son camion, Csaba Vizi klaxonne, sourit de l'absence de réaction des policiers jusqu'ici. Ce camionneur de 50 ans se dit prêt à "rentrer chez lui glorieux comme César, ou dans un sac mortuaire".

"Je n'ai rien à perdre, je gagne ça ou je meurs", affirme cet homme à la triple nationalité hongroise, roumaine et canadienne.

Mais pour les experts, cette gestion de la crise par la police laissera forcément des traces.

"Les problèmes qu'on n'a ne sont pas des problèmes de ressources ou d'effectifs, c'est une question de leadership, de gestion et de gouvernance", pointe auprès de l'AFP Christian Leuprecht, professeur au Collège militaire royal du Canada et spécialiste de la police.

Pour cet expert, cette manifestation démontre qu'une refonte de l'architecture du système de sécurité nationale, devenue obsolète au XXIe siècle, est plus que nécessaire.

B.Krishnan--DT