Dubai Telegraph - Le report du plan canicule pour l'agriculture inquiète face à l'urgence dans les fermes

EUR -
AED 4.218957
AFN 74.661225
ALL 91.582971
AMD 417.457719
ANG 2.056463
AOA 1054.440663
ARS 1743.614232
AUD 1.610725
AWG 2.06753
AZN 1.957227
BAM 1.958584
BBD 2.314189
BDT 141.100567
BGN 1.933647
BHD 0.43308
BIF 3445.883141
BMD 1.148628
BND 1.468274
BOB 11.289342
BRL 5.906291
BSD 1.149053
BTN 110.098541
BWP 15.582625
BYN 3.475741
BYR 22513.103189
BZD 2.310945
CAD 1.607792
CDF 2654.479062
CHF 0.944284
CLF 0.027911
CLP 1102.062801
CNY 7.693107
CNH 7.700293
COP 3657.609688
CRC 514.039631
CUC 1.148628
CUP 30.438634
CVE 110.55587
CZK 24.347696
DJF 204.134569
DKK 7.475389
DOP 67.81758
DZD 153.643935
EGP 60.011386
ERN 17.229416
ETB 187.686889
FJD 2.545249
FKP 0.860671
GBP 0.857505
GEL 2.990867
GGP 0.860671
GHS 13.237162
GIP 0.860671
GMD 84.42856
GNF 10101.666796
GTQ 8.768617
GYD 240.39904
HKD 9.011042
HNL 30.845651
HRK 7.534658
HTG 150.176082
HUF 364.287725
IDR 20459.4717
ILS 3.487958
IMP 0.860671
INR 110.252582
IQD 1505.265866
IRR 1578903.655694
ISK 139.202636
JEP 0.860671
JMD 181.437904
JOD 0.814422
JPY 180.197158
KES 148.759217
KGS 100.447935
KHR 4656.761237
KMF 491.613064
KPW 1033.765308
KRW 1592.044397
KWD 0.353962
KYD 0.95759
KZT 513.710212
LAK 25757.976881
LBP 102859.612165
LKR 380.330553
LRD 198.788625
LSL 18.680779
LTL 3.391599
LVL 0.694794
LYD 7.294223
MAD 10.886907
MDL 20.194321
MGA 4981.210628
MKD 61.619198
MMK 2411.765202
MNT 4134.326493
MOP 9.2846
MRU 46.225512
MUR 54.640655
MVR 17.746733
MWK 1992.492937
MXN 19.78965
MYR 4.690656
MZN 73.40923
NAD 18.680942
NGN 1529.662418
NIO 42.280099
NOK 10.809019
NPR 176.162473
NZD 2.008793
OMR 0.442789
PAB 1.149063
PEN 3.877412
PGK 5.114426
PHP 72.2606
PKR 318.484727
PLN 4.363465
PYG 6811.860614
QAR 4.19998
RON 5.263476
RSD 117.119869
RUB 96.935341
RWF 1687.950767
SAR 4.280492
SBD 9.18961
SCR 16.157873
SDG 690.903792
SEK 11.290555
SGD 1.465768
SHP 0.858627
SLE 28.314099
SLL 24086.139517
SOS 656.64482
SRD 43.585257
STD 23774.274604
STN 24.535303
SVC 10.054598
SYP 14934.457826
SZL 18.674871
THB 38.295672
TJS 10.59989
TMT 4.031683
TND 3.380004
TOP 2.76562
TRY 56.015171
TTD 7.800223
TWD 36.503811
TZS 3043.85889
UAH 51.337638
UGX 4532.442628
USD 1.148628
UYU 46.207089
UZS 13604.57507
VES 973.444877
VND 29889.590367
VUV 135.872884
WST 3.164265
XAF 655.957
XAG 0.01734
XAU 0.000262
XCD 3.104224
XCG 2.070844
XDR 0.812139
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.708303
ZAR 18.687948
ZMK 10339.031894
ZMW 22.584693
ZWL 369.857655
SSP 6505.853316
MXV 2.243593
  • AEX

    -5.7200

    1095.09

    -0.52%

  • BEL20

    -64.1300

    5713.16

    -1.11%

  • PX1

    -121.9900

    8065.02

    -1.49%

  • ISEQ

    -114.6100

    14211.37

    -0.8%

  • OSEBX

    -19.2300

    2117.33

    -0.9%

  • PSI20

    -128.6200

    9542.21

    -1.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.7300

    4652.42

    -0.23%

  • N150

    -46.8600

    4252.11

    -1.09%

Le report du plan canicule pour l'agriculture inquiète face à l'urgence dans les fermes
Le report du plan canicule pour l'agriculture inquiète face à l'urgence dans les fermes / Photo: Thomas SAMSON - AFP

Le report du plan canicule pour l'agriculture inquiète face à l'urgence dans les fermes

Le report "de quelques jours" des annonces du gouvernement pour soutenir l'agriculture face à la sécheresse inédite et aux canicules à répétition inquiète les syndicats tant la situation de certains agriculteurs est désespérée.

Taille du texte:

"Les montants étant conséquents, nous avons besoin de quelques jours en plus de concertations entre les ministères", a justifié mercredi celui de l'Agriculture dans un message adressé à la presse, alors que le plan d'urgence devait être annoncé jeudi.

"Quelques jours, ça ne peut pas être quelques semaines", a réagi Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat.

"Le blé commence à se semer le 20-25 septembre en France, la décision c'est maintenant. Le rachat du fourrage" pour ne pas envoyer les bêtes à l'abattoir "c'est maintenant", a-t-il ajouté.

Selon lui, "le pronostic vital de l'agriculture a été engagé" et plusieurs sondages montrent que les agriculteurs se posent la question d'arrêter ou suspendre leur activité faute de pouvoir acheter de quoi semer ou nourrir les animaux tant la repousse des prairies se fait attendre.

Son allié, le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), s'est montré encore plus impatient, affirmant que le report sine die des annonces était un signal "particulièrement négatif adressé au monde agricole".

"Le gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure de l'ampleur de la crise qui couve dans les campagnes", ont ajouté les JA dans un communiqué.

Le porte-parole de la Confédération paysanne, Stéphane Galais, a prévenu que si le report aboutissait à un dispositif pour "accompagner un plan social qui ne dit pas son nom" et qui ne soutiendrait que "les plus forts" plutôt qu'à un "plan ambitieux attendu", ce serait "un scandale".

Le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a dit à l'AFP n'être "pas surpris" du report et que le deuxième syndicat agricole n'avait "pas été consulté". Selon lui, le gouvernement est "rattrapé par la guerre budgétaire mais les agriculteurs ne peuvent pas attendre".

- "Détresse" -

L'ensemble des syndicats a tiré la sonnette d'alarme sur la "détresse" dans les fermes.

La FNSEA appelle à de "l'intelligence administrative", notamment lors des contrôles dans les fermes. Il cite l'exemple des agriculteurs qui n'ont pas pu semer de couverts végétaux ou faire fleurir leurs jachères tant les sols sont secs et les précipitations faibles, et qui peuvent être sanctionnés -- certaines aides notamment européennes étant conditionnées à ces pratiques agroécologiques.

"Quand on a un accident sur la route, on vous prend d'abord en charge", a déclaré Arnaud Rousseau, même si, contrairement à la Coordination rurale, il n'a pas appelé à la suspension des contrôles dans les fermes. Bertrand Venteau a réitéré sa demande de supprimer carrément l'Office français de la biodiversité, qui mène ces contrôles pour financer les aides.

La FNSEA s'est aussi distinguée de son allié, les Jeunes agriculteurs, qui ont appelé à une "contribution générale sur l'impôt", sur le modèle de l'"impôt sécheresse" mis en place en 1976, afin de soutenir à plus long terme les investissements nécessaires au maintien de l'activité.

Son président a estimé que faire voter un impôt serait trop long et qu'il préférait que les consommateurs acceptent de payer "quelques centimes" plus chers des légumes "avec la gueule cassée" ne correspondant pas aux calibres habituels.

- "Electrochoc" -

Arnaud Rousseau s'est également opposé à une aide forfaitaire, mesure proposée par la Confédération paysanne, troisième syndicat, affirmant qu'il préférait des enveloppes à la main des préfets.

Stéphane Galais a redit la nécessité d'une aide directe de 5.000 euros par agriculteur, soit un total de deux milliards, pour qu'aucune ferme ne disparaisse. "Tous les syndicats ne défendent pas cet objectif, on l'entend dans les réunions", a-t-il ajouté.

Concernant le chiffrage des aides, la FNSEA n'a pas souhaité s'avancer même si, selon Arnaud Rousseau, le total des dégâts pourrait dépasser les 10 milliards.

Se disant "lucide" sur l'état des finances publiques, il n'attend pas du gouvernement une aide directe correspondant aux pertes mais espère un "électrochoc" de plusieurs milliards d'euros pour renflouer les trésoreries et relancer les productions pour 2027.

La Coordination rurale attend elle une compensation de toutes les pertes: "on ne peut pas demander moins quand on est un syndicat", a déclaré Bertrand Venteau.

Y.Amjad--DT