Dubai Telegraph - Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne

EUR -
AED 4.25303
AFN 75.850441
ALL 92.783565
AMD 422.814421
ANG 2.072702
AOA 1063.112355
ARS 1706.861717
AUD 1.63265
AWG 2.085982
AZN 1.966157
BAM 1.956019
BBD 2.32762
BDT 141.865864
BGN 1.964518
BHD 0.435845
BIF 3454.896839
BMD 1.158074
BND 1.478227
BOB 13.469274
BRL 6.043295
BSD 1.155644
BTN 110.216759
BWP 15.569741
BYN 3.51489
BYR 22698.260197
BZD 2.32432
CAD 1.606058
CDF 2632.303424
CHF 0.940183
CLF 0.026882
CLP 1058.01492
CNY 7.809129
CNH 7.807588
COP 3626.857719
CRC 519.953653
CUC 1.158074
CUP 30.688974
CVE 110.276379
CZK 24.224891
DJF 205.799459
DKK 7.475961
DOP 67.64698
DZD 152.343062
EGP 57.684621
ERN 17.371117
ETB 186.943212
FJD 2.587369
FKP 0.855859
GBP 0.854734
GEL 3.02283
GGP 0.855859
GHS 12.655306
GIP 0.855859
GMD 85.12161
GNF 10151.872232
GTQ 8.817301
GYD 241.744945
HKD 9.086924
HNL 30.979725
HRK 7.534893
HTG 151.162988
HUF 363.271775
IDR 20609.209607
ILS 3.42223
IMP 0.855859
INR 110.708737
IQD 1513.930074
IRR 1591874.73433
ISK 142.223246
JEP 0.855859
JMD 183.015724
JOD 0.82105
JPY 184.225909
KES 149.727676
KGS 101.273663
KHR 4676.442173
KMF 494.497526
KPW 1042.26739
KRW 1639.127784
KWD 0.357474
KYD 0.963083
KZT 536.256074
LAK 26083.46628
LBP 103484.336078
LKR 384.566362
LRD 209.747154
LSL 18.696468
LTL 3.419493
LVL 0.700508
LYD 7.358696
MAD 10.719106
MDL 20.03851
MGA 4975.556384
MKD 61.52763
MMK 2431.715117
MNT 4164.447886
MOP 9.341003
MRU 46.412789
MUR 54.557058
MVR 17.891724
MWK 2004.024097
MXN 19.699986
MYR 4.724362
MZN 74.012314
NAD 18.696306
NGN 1573.10531
NIO 42.534573
NOK 10.922275
NPR 176.350822
NZD 1.96116
OMR 0.445275
PAB 1.155709
PEN 3.897969
PGK 5.191513
PHP 71.32698
PKR 320.996895
PLN 4.307285
PYG 6936.655884
QAR 4.213035
RON 5.243415
RSD 117.351096
RUB 97.187511
RWF 1699.446014
SAR 4.338711
SBD 9.320859
SCR 16.061993
SDG 695.406695
SEK 11.01473
SGD 1.479906
SHP 0.857978
SLE 28.37571
SLL 24284.24233
SOS 660.456745
SRD 43.977298
STD 23969.804004
STN 24.502423
SVC 10.111869
SYP 15057.284538
SZL 18.69409
THB 38.316017
TJS 10.672801
TMT 4.064841
TND 3.388216
TOP 2.788365
TRY 55.470497
TTD 7.82974
TWD 36.943742
TZS 3068.839589
UAH 51.700481
UGX 4293.443034
USD 1.158074
UYU 46.304778
UZS 13758.300894
VES 891.843711
VND 30198.529696
VUV 136.583757
WST 3.166743
XAF 656.013364
XAG 0.017637
XAU 0.000264
XCD 3.129755
XCG 2.082779
XDR 0.818819
XOF 656.019029
XPF 119.331742
YER 274.694898
ZAR 18.742628
ZMK 10424.05836
ZMW 21.842065
ZWL 372.899516
  • AEX

    -1.7900

    1117.82

    -0.16%

  • BEL20

    -43.9500

    5664.48

    -0.77%

  • PX1

    -13.8400

    8636.8

    -0.16%

  • ISEQ

    -53.2200

    14331.67

    -0.37%

  • OSEBX

    19.4200

    2085.84

    +0.94%

  • PSI20

    0.0000

    9254.52

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    14.3400

    4360.83

    +0.33%

Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne
Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne / Photo: JEAN-PHILIPPE KSIAZEK - AFP/Archives

Quels polluants éternels interdire? Le dilemme de l'Union européenne

La Commission européenne l'assure: interdire les substances chimiques PFAS dans les produits du quotidien reste une priorité, mais sa proposition de loi n'est pas attendue avant fin 2026 au plus tôt, avec de nombreuses incertitudes quant aux dérogations dont bénéficieront certaines industries.

Taille du texte:

Des boîtes de pizzas aux vêtements, Bruxelles voudrait proscrire ces "polluants éternels" dans les produits de consommation courante.

"C'est faisable, l'industrie s'y prépare déjà", a souligné la commissaire européenne chargée de l'environnement Jessika Roswall lundi, auprès de quelques journalistes.

Mais c'est un sujet "difficile" tant les substances sont nombreuses, a-t-elle reconnu.

Cosmétiques, ustensiles de cuisine, emballages... Les PFAS sont partout, utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur.

Ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées mettent énormément de temps à se décomposer, d'où leurs surnoms de "polluants éternels". Elles peuvent de plus avoir des effets délétères sur la santé, avec l'augmentation du taux de cholestérol et de cancers, des effets sur la fertilité et le développement des fœtus...

La Commission européenne compte donc les interdire dans l'UE, mais avec des exceptions pour certains secteurs stratégiques, comme la médecine par exemple, où les PFAS seront toujours autorisés quand il n'y a pas d'alternative.

Jusqu'où iront ces dérogations? C'est tout l'enjeu des négociations en cours avec les industriels, sous le regard inquiet des organisations environnementales.

Pour légiférer, la Commission a besoin au préalable de deux avis décisifs de l'Agence européenne des produits chimiques (l'ECHA), en mars sur l'évaluation des risques des PFAS et fin 2026 sur l'impact socio-économique d'une interdiction dans l'UE.

Un temps évoqué pour la fin 2025 puis pour 2026, la proposition de loi européenne ne sera donc pas sur la table avant la fin de l'année au plus tôt. Avant des tractations entre États membres et eurodéputés, censées durer des mois.

- La France a pris les devants -

Les organisations environnementales accusaient déjà les lobbies industriels d'avoir retardé la future loi, et elles craignent que des dérogations trop larges dénaturent le texte.

La commissaire Jessika Roswall reconnaît elle aussi des "discussions difficiles" pour les produits qui ne sont pas destinés directement aux consommateurs.

"Lorsqu'il est nécessaire d'utiliser des PFAS" dans certains domaines, "comment peut-on garantir que cela se fasse en toute sécurité?", s'interroge cette responsable européenne.

Au Parlement européen, le débat s'annonce vif.

Des eurodéputés de la commission en charge de l'industrie ont commandé à un cabinet de consultants britanniques un rapport sur l'impact économique de l'interdiction des PFAS.

Publiée au mois de décembre, cette étude considère que l'interdiction de certaines substances — les fluoropolymères et gaz fluorés — est "l'option la plus dommageable" économiquement dans l'aérospatial, la défense, les semi-conducteurs et les énergies vertes, faute d'alternative.

Ce rapport va plutôt dans le sens de la droite de l'hémicycle, qui redoute d'affaiblir les entreprises européennes face à la concurrence. Il fait également écho au virage pro-business de l'Union européenne, qui s'efforce depuis un an et demi de simplifier la vie des entreprises, alors que l'économie européenne est à la peine.

Le lobby de l'industrie chimique a aussitôt repris ce rapport à son compte, quand des ONG dénonçaient au contraire une analyse déséquilibrée.

Dans l'attente de la future loi, l'Union européenne a déjà agi contre certains PFAS de façon sectorielle.

Dans l'eau, une directive impose depuis janvier un seuil maximum de 0,1 microgramme par litre pour la concentration additionnée de 20 PFAS (dont PFOA, PFOS, PFHxS) considérés comme "préoccupants pour les eaux destinées à la consommation humaine".

Les eurodéputés ont aussi légiféré sur les emballages alimentaires avec des concentrations maximales de PFAS à partir du mois d'août, ou sur les jouets, dans lesquels polluants éternels et perturbateurs endocriniens seront interdits à l'horizon 2030.

La France a quant à elle pris les devants pour les produits du quotidien.

Depuis le 1er janvier, une loi interdit dans l'hexagone l'usage de certains PFAS dans les vêtements, chaussures, cosmétiques et farts pour les skis, avec quelques dérogations.

Dans ces secteurs, les industriels disposent de douze mois pour écouler les stocks des produits fabriqués avant le 1er janvier, une concession pour l'industrie du textile, qui espère toutefois une politique cohérente dans tous les États-membres d'ici 2027, la France étant pionnière en la matière.

Y.Rahma--DT