Dubai Telegraph - D'abord la pollution et maintenant les inondations, pas de répit pour les Pakistanais

EUR -
AED 4.210499
AFN 72.796213
ALL 94.461752
AMD 422.020011
ANG 2.052384
AOA 1052.326771
ARS 1679.881759
AUD 1.63659
AWG 2.066251
AZN 1.953303
BAM 1.955297
BBD 2.308106
BDT 140.663801
BGN 1.938299
BHD 0.432188
BIF 3421.780125
BMD 1.146325
BND 1.479519
BOB 7.918997
BRL 5.906215
BSD 1.146005
BTN 108.029372
BWP 15.573585
BYN 3.184181
BYR 22467.97
BZD 2.304717
CAD 1.624933
CDF 2613.621415
CHF 0.926076
CLF 0.026285
CLP 1034.512913
CNY 7.760166
CNH 7.776084
COP 3957.893401
CRC 519.866215
CUC 1.146325
CUP 30.377613
CVE 110.510194
CZK 24.17726
DJF 203.72533
DKK 7.470032
DOP 66.949832
DZD 152.856753
EGP 57.300762
ERN 17.194875
ETB 181.549268
FJD 2.562614
FKP 0.86629
GBP 0.867794
GEL 3.038209
GGP 0.86629
GHS 12.867544
GIP 0.86629
GMD 84.259302
GNF 10059.002282
GTQ 8.74175
GYD 239.719355
HKD 8.983611
HNL 30.589728
HRK 7.535022
HTG 149.691478
HUF 351.715881
IDR 20434.733348
ILS 3.402911
IMP 0.86629
INR 108.133415
IQD 1501.68575
IRR 1576196.875404
ISK 143.898619
JEP 0.86629
JMD 181.073402
JOD 0.81279
JPY 184.907999
KES 148.338813
KGS 100.246562
KHR 4596.763652
KMF 492.350937
KPW 1031.692901
KRW 1751.183826
KWD 0.352988
KYD 0.954929
KZT 559.241447
LAK 25282.198275
LBP 102653.40415
LKR 382.461576
LRD 208.803536
LSL 18.805507
LTL 3.3848
LVL 0.6934
LYD 7.307867
MAD 10.574893
MDL 20.237262
MGA 4814.565397
MKD 61.595297
MMK 2406.686258
MNT 4104.327632
MOP 9.251919
MRU 45.922214
MUR 54.852085
MVR 17.711155
MWK 1991.16692
MXN 19.883752
MYR 4.743383
MZN 73.262063
NAD 18.804002
NGN 1559.506815
NIO 41.96739
NOK 11.122344
NPR 172.851518
NZD 1.99898
OMR 0.441315
PAB 1.14601
PEN 3.879208
PGK 5.029788
PHP 69.600846
PKR 319.05095
PLN 4.257165
PYG 7037.250395
QAR 4.173201
RON 5.236532
RSD 117.120453
RUB 83.800079
RWF 1678.2198
SAR 4.296702
SBD 9.241012
SCR 15.685465
SDG 688.372376
SEK 10.992483
SGD 1.481515
SHP 0.855847
SLE 28.371969
SLL 24037.866288
SOS 655.128936
SRD 42.875425
STD 23726.613079
STN 24.531355
SVC 10.02742
SYP 126.705707
SZL 18.803912
THB 37.703052
TJS 10.628811
TMT 4.012138
TND 3.337812
TOP 2.760076
TRY 53.257148
TTD 7.771034
TWD 36.355741
TZS 3015.963923
UAH 51.481152
UGX 4170.926637
USD 1.146325
UYU 45.818209
UZS 13761.632008
VES 695.398184
VND 30159.81075
VUV 135.418733
WST 3.154451
XAF 655.788237
XAG 0.017686
XAU 0.000276
XCD 3.098001
XCG 2.065269
XDR 0.806666
XOF 647.674005
XPF 119.331742
YER 273.517259
ZAR 18.861706
ZMK 10318.306372
ZMW 20.541803
ZWL 369.116182
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

D'abord la pollution et maintenant les inondations, pas de répit pour les Pakistanais
D'abord la pollution et maintenant les inondations, pas de répit pour les Pakistanais / Photo: Aamir QURESHI - AFP

D'abord la pollution et maintenant les inondations, pas de répit pour les Pakistanais

Perchée sur le toit de son voisin, Ghulam Bano observe les ruines de sa maison, submergée par les eaux brunes qui ont recouvert le Pendjab, un nouveau désastre pour cette Pakistanaise dont la famille ne se remet toujours pas d'une autre calamité, la pollution atmosphérique.

Taille du texte:

Cela faisait moins d'un an qu'ils vivaient dans cette habitation dans un village à une demi heure de route de Lahore, la grande cité de l'Est frontalier de l'Inde.

Ils étaient venus ici, à Shahdara, pour échapper au smog, cet épais brouillard de pollution qui enveloppe la deuxième ville du pays chaque hiver, mais c'est la mousson estivale qui les a frappés.

Ces derniers jours, trois des fleuves du Pendjab, le grenier à blé du pays où vivent près de la moitié des 255 millions de Pakistanais, sont sortis de leur lit à cause des pluies de mousson.

- Un repas en deux jours -

"Je pensais que le smog était une vraie catastrophe, je n'aurais jamais imaginé que la situation puisse être pire encore avec les inondations", dit-elle à l'AFP.

"Mon mari avait commencé à cracher du sang et son état ne cessait d'empirer avec le smog", raconte-t-elle, en marchant dans les rues boueuses, alors que le Pakistan a connu l'hiver passé sa pire saison de smog.

Son village qui compte des milliers de maisons basses entassées les unes contre les autres dans des rues étroites a été surpris par une crue subite du fleuve Ravi.

Comme elle, 260.000 Pendjabis ont été évacués par les autorités, quittant leur maison pour échapper à la montée des eaux.

Dans ce village, des dizaines de familles ont trouvé refuge dans une école primaire située en hauteur, où des médecins traitent déjà de nombreuses infections cutanées liées aux eaux nauséabondes et infestées d'insectes.

Et, préviennent les autorités, de nouvelles pluies sont attendues ce weekend à Lahore.

Son mari étant cloué au lit par une tuberculose aggravée, Ghulam Bano est désormais seule à travailler pour la famille.

"Aujourd'hui, j'ai réussi à trouver quelque chose à manger pour la première fois depuis deux jours. Ici, il n'y a pas d'eau potable. J'ai laissé ma fille chez des proches et je suis restée dans l'espoir que l'eau se retire", raconte-t-elle.

Plus de 800 décès ont déjà été comptabilisés depuis la fin juin dans différents épisodes de pluies de mousson, principalement dans le nord-ouest frontalier de l'Afghanistan.

- "Pire à venir"? -

Car c'est le paradoxe de la mousson: elle apporte à l'Asie du Sud 70% de ses précipitations annuelles et est vitale pour l'agriculture, mais elle tue aussi hommes et bêtes, alors que le changement climatique rend ces épisodes de plus en plus imprévisibles et meurtriers.

Selon l'Autorité nationale de gestion des catastrophes, les dernières pluies de mousson ont fait au moins 13 morts.

"Ca ne s'arrête jamais", se désole Amir Mehmood, commerçant de 32 ans à Shahdara.

"Les enfants tombent malades à cause du smog et du froid extrême. Certains à cause du manque déplorable d'hygiène au quotidien", raconte-t-il en montrant les ordures qui jonchent les rues du village.

"Et maintenant, les inondations! Nos maisons se sont effondrées, les murs se sont affaissés et tout est abîmé", relate-t-il.

Au moment où l'eau se rapprochait dangereusement, il a emmené sa famille mais aussi ses dix vaches et ses deux chèvres, chez un parent à l'autre bout du village.

Plus de 300 points d'accueil ont été ouverts dans toute la province pour héberger les déplacés qui n'auraient aucune famille vers qui se tourner.

"Nous ne savons pas quand nous pourrons rentrer chez nous, mais le pire est encore à venir", craint Tabassoum Souleman, une veuve de 40 ans, qui a trouvé refuge dans une école.

"Toutes les femmes qui sont ici ont pris leurs jambes à leur cou pour échapper à la mort", raconte-t-elle. "Nous n'avons même pas eu le temps de prendre des vêtements pour nos enfants".

A.El-Ahbaby--DT